Qu'est-ce que la couleur ?

  • Les couleurs recèlent un langage symbolique qui leur est propre.
  • Selon leur intensité ou leurs mélanges, les couleurs véhiculent une longueur d’onde qui va influer mon corps énergétique et donc mes émotions. C’est pourquoi, au fur et à mesure que je réalise mon tableau, une même couleur peut être amenée à changer de nuance et suivre les variations de mes états émotionnels. Les couleurs ne m’apparaissent pas du tout avec la même intensité lumineuse au printemps, en été, en automne ou en hiver. Ou le matin, le midi et le soir. Dans les pays du nord et du sud les couleurs ne sont pas perçues de la même manière en raison de la différence d’intensité de la lumière.
  • Les couleurs ne m’apparaissent pas du tout avec la même intensité
  • lumineuse au printemps, en été, en automne ou en hiver. Ou le matin, le midi et le soir. Dans les pays du nord et du sud les couleurs ne sont pas perçues de la même manière en raison de la différence d’intensité de la lumière. Manifestement, l’énergie de la couleur est variable et soumise aux conditions environnantes. C’est pourquoi l’interprétation universelle de la couleur n’est pas évidente. Toujours est-il qu’un certain nombre de paramètres doivent être pris en compte avant de se lancer dans l’interprétation du langage de la couleur.
  • Paramètres du langage des couleurs
  • La couleur est une longue d’onde perçue variablement par l’œil qui n’interprète pas la couleur de la même manière. Je ne vois donc pas les couleurs avec la même intensité chromatique que toi.
    2) La couleur est ressentie différemment selon mes états émotionnels.
    3) La couleur est ressentie différemment selon les saisons et plus précisément les jours de pluie ou de soleil.
    4) La couleur est ressentie différemment le matin, le midi ou le soir. Les couleurs laiteuses le matin atteignent le maximum d’intensité au zénith avant de décliner et de disparaître progressivement dans la nuit dont le noir semble en absorber l’intensité.
    5) La couleur est ressentie différemment aux quatre coins du monde en raison de la variation d’intensité de la lumière. Ainsi, il n’apparaît pas aisé d’interpréter de façon juste la couleur et lui accorder un sens universel. Si nous tenons compte également du facteur culturel, cela devient encore plus délicat. Voilà pourquoi la signification juste d’une couleur est précisément celle que je lui donne en fonction de mon senti personnel, des conditions climatiques et de mon conditionnement culturel. Avant de me hasarder dans l’interprétation de la couleur, je dois tenir compte de sa composition de celle-ci et me poser quelques questions fondamentales.

    Question sur le mélange des couleurs

  • 1) La couleur est-elle mélangée avec du blanc ?
  • Couleurs blanchies. Elles renvoient au matin. Ce sont souvent les couleurs dit pastels ou javellisées. Toujours est-il que les couleurs sont légèrement pâles le matin. Sur un plan pratique, si j’ajoute du blanc à la couleur cela implique que je l’atténue. Que je réduis son intensité. Je ne suis peut-être pas encore bien réveillé. Je prends mon temps pour agir et me décider. Je suis encore engourdi par le sommeil et n’apprécie peut-être pas que l’on me bouscule. Le sang ne circule pas encore très bien dans mes veines et mon cœur somnole encore. Il y a dans les couleurs pastel de la douceur, certes, du rêve, de la délicatesse mais également un peu d’engourdissement, de brouillard. Trop de couleurs pastel dans mes réalisations peut vouloir dire que je traverse une période un peu flou et/ou indiquer un manque d’énergie. Peut-être une indolence, une insouciance, une paresse, de la fatigue, une maladie, une difficulté à prendre des initiatives et des décisions…
  • 2) La couleur est-elle mélangée avec du noir ou une couleur foncée ?
  • Couleurs noircies. En fin d’après midi et le soir mes couleurs sont mûres. Elles tirent progressivement vers le noir. Si j’ajoute une toute petite pointe de noir à mes couleurs, je suis dans l’après midi, je suis mûr à point et soupèse mes réflexions avant de prendre des décisions. Je suis un peu philosophe et j’aime les choses profondes. Trop de couleurs foncées peut suggérer une certaine gravité, voire une tendance aux idées sombres peut-être à la dépression. Tristesse. Morbidité. Solitude. Maladie.
  • 3) La couleur est-elle proche des couleurs primaires (secondaires et quelques tertiaires) ?
  • Couleurs vives. Au zénith, les couleurs atteignent le maximum de leur intensité. Elles sont vives. Je suis bien réveillé et me trouve au milieu de la journée qui représente un repère important de la journée. C’est la mi-journée. Le point d’équilibre. Je suis en pleine forme. Dynamique. Energique. Trop de couleurs vives peuvent suggérer une forte agitation, peut-être une certaine agressivité, une revendication, une excitation, une surexposition, une saturation, une colère, une révolte…
  • 4) Quel est le dosage chromatique qui compose telle couleur ?
  • Par exemple le bleu turquoise et le bleu lavande sont certes deux couleurs bleues mais l’énergie qu’elles dégagent l’une et l’autre sont différentes. Le bleu lavande s’obtient par le mélange du bleu cyan avec du magenta tandis que le turquoise s’obtient par le mélange du bleu cyan avec du jaune primaire. C’est à la lumière de ce genre de questionnement que je me suis lancé prudemment dans l’interprétation des couleurs.

    Initiation au mélange des couleurs

  • Le mélange des couleurs-matière (synthèse soustractive)
  • est bien celui réalisé à partir des couleurs trois couleurs primaires ainsi que le noir et le blanc. Et non celui des couleurs-lumière (synthèse additive) utilisées notamment dans l’audiovisuel. Il y a une multitude d’ouvrages professionnels qui traitent sur le sujet de la couleur. En tant que peintre je préfère aborder le mélange des couleurs en gardant l’essentiel de ce qui nous intéresse : La pratique.
  • En atelier
  • je fais des démonstrations et les élèves posent des questions et s’exercent devant moi, ce qui rend le cours interactif. Bon, mais si tu ne peux pas venir à l'atelier, tous mes conseils peuvent, je l'espère, servir éventuellementde repère.
  • Par où et par quoi commencer ?

  • Il peut-être judicieux de commencer par la roue des couleurs, appelé autrement cercle chromatique, car elle permet de se familiariser tranquillement avec l’environnement de la peinture : l’énergie de la couleur, la magie du mélange des couleurs, la couleur matière et sa fluidité sous le pinceau, le support...
  • Ici, il est question de la roue mandala des couleurs
  • inspirée de la traditionnelle roue chromatique. Elle est également divisée en douze parties égales. J’ai simplement ajouté le carré et les petits escaliers de chaque côté. Astuce : Pour chaque couleur utilise un pinceau propre ou nettoie-le très bien. A titre d’exemple : la moindre couleur de bleu non visible à l’œil nu, car restée dans la partie des poils sous la virole du pinceau, ternira la couleur orange… Rappel 1: Le mélange pour préparer les couleurs secondaire ne se fait pas à dose égale des deux couleurs primaires qui la composent ! Exemple : Pour faire la couleur orange, je commence par prendre du jaune et j’ajoute progressivement du rouge par petites pointes successives. Idem pour la couleur verte (jaune et ajout progressif du bleu) ainsi que le violet (rouge et ajout progressif du bleu). Rappel 2 : Lors du mélange des couleurs, je commence de préférence par les couleurs claires, je veux dire celles qui foncent le moins. Par ordre : Jaune, magenta et cyan. La couleur qui fonce le plus (après le bleu cyan) est bien entendu le noir et le celle qui éclaircit le plus les autres couleurs est le blanc.
  • Comment la réaliser ?
  • Je trace deux cercles, un carré et un centre que je divises en douze parties égales (voir schéma). Dans le centre, j'ajoute deux autres petits cercles. Trois au total. Un pour le noir, un autre pour le gris et le dernier pour le blanc. Conseil : La peinture acrylique est composée de pigments mélangés avec des résines synthétiques et peut former des grumeaux en séchant. Voilà pourquoi je te conseille de bien mélanger la couleur sur ta palette en faisant de petits mouvements en forme de 8. Même une seule couleur. Non seulement pour retirer les éventuelles petits grumeaux qui commencent à se former mais également pour rendre fluide ta peinture. A plus forte raison si tu mélanges plusieurs couleurs entre elles. Prends le temps de bien mélanger tes couleurs, résiste un peu à ton empressement…
  • Rappel 1 :
  • La fluidité de la couleur lors de son application sur ton support est extrêmement importante. Je préconise toujours de poser une première couche bien diluée. Conseil : Exerce-toi à tracer des traits au pinceau jusqu’à trouver la bonne fluidité, comme si tu utilisais un feutre souple. Pose les couleurs primaires dans l’ordre suivant pour bien les sentir : Jaune, magenta et Cyan. Réparties-les dans les deux cercles périphériques de la roue en laissant 3 cases vides entre chaque couleur. Pose les couleurs secondaires : orange (jaune et rouge), vert (jaune et bleu) et violet (rouge et bleu). Pose les couleurs tertiaires qui résulte du mélange des couleurs primaires et secondaires : jaune orangé, jaune vert, rouge orangé, rouge violet, bleu vert, bleu violet.
  • Rappel 2:
  • La couleur est porteuse d’une énergie qui influe sur mes émotions. Cela veut dire qu’il n’est pas évident de refaire précisément la même couleur deux jours plus tard. Et ça c’est formidable ! Cette différence de tonalité traduira précisément mon état émotionnel du moment. Voilà pourquoi je déconseille au débutant de travailler dans un premier temps avec des couleurs achetée dans le commerce. Elles risquent d’interférer avec l’authenticité de mon état émotionnel.
  • Rappel 3:
  • Les couleurs primaires servent uniquement au mélange des couleurs, les utiliser pures lui donneront un aspect primaire. Entre les deuxième cercle et le carré reprend les douze couleurs que tu viens de faire en leur ajoutant un même dosage de blanc. Dans le carré reprend également les douze couleurs auxquelles tu ajoutes un même dosage de blanc. Rappel 4: La tonalité d’une couleur varie d’une marque de couleur à une autre. Ainsi le pourpre dans une marque ressemblera au mauve ou au violet d’une autre marque ou tirera plus vers le rouge carmin. Bien sûr, les couleurs tirent parfois leur nom des éléments de la nature (pierre, plante…) comme la couleur turquoise. Bon, mais tout cela est lié à un savoir pas forcément nécessaire pour créer. Toujours est-il que j’invite toujours à la prudence au niveau du nom des couleurs qui reste un simple repère.
  • Quelle est l’utilité de la roue des couleurs en peinture ?
  • La roue des couleurs sert à comprendre la dynamique relationnelle des couleurs entre elles et leur utilisation harmonieuse.
    - Les couleurs pures sont les douze couleurs qui se trouvent sur le double cercle périphérique de la roue et symbolisent les couleurs au zénith.
    - Les couleurs éclaircies (tons dégradés) sont les couleurs pures mélangées avec du blanc.
    Attention : le blanc éclairci une couleur mais diminue son intensité (Le rouge auquel j’ajoute du blanc devient rose !) Elles symbolisent les couleurs de l’aube et de la matinée.
    - Les couleurs foncées (tons rompus et rabattus) sont les couleurs pures mélangées avec les couleurs complémentaires et/ou du noir. Elles symbolisent les couleurs du soir et de la nuit.
    - Les couleurs ton sur ton sont les couleurs mitoyennes. Ex : jaune vert, jaune, jaune orangé et les mêmes couleurs mélangées éclaircies et foncées. Elles nécessitent des touches de couleurs complémentaires pour prendre toute leur force artistique.
    - Les couleurs composées sont tout simplement les couleurs mélangées librement entre elles.
    - Les couleurs complémentaires (celles qui s’opposent sur le cercle : bleu et orange, jaune et violet, vert et rouge…) deviennent agressives lorsqu’elles sont utilisées à dose égale. Elles sont plus ou moins agressives et s’utilisent pour attirer le regard. Je préconise de les calmer en utilisant d’autres couleurs mélangées avec du blanc ou du noir. Les couleurs de transition. Ce sont les couleurs composées (violet, vert, orange…) qui vont faire le pont entre deux couleurs. Le violet, par exemple, peut servir de couleur de transition pour les bleus et les rouges.
    Si la notion de couleur chaude et de couleur froide semble liée à des conventions culturelles, il n’empêche que la couleur orange, par exemple, qui renvoie au feu et au coucher de soleil, génère une impression de chaleur et de bien être. Le blanc de la neige et ses multiples nuances de bleu suscite une sensation de froideur.
    Tout comme ces montagnes éloignées où le bleu-gris donne la sensation d’éloignement... Les exemples sont nombreux. - Les couleurs chaudes sont les couleurs qui tirent vers les oranges, jaune orangés, rouges et certains violets. Elles donnent une sensation de chaleur, de proximité et de présence.
    - Les couleurs froides sont les couleurs qui tirent vers les bleus, gris et blancs. Elles donnent une sensation de froideur, d’éloignement et de neutralité.

    A propos du symbole