• Définition du mandala créatif

    Vaisseau millénaire d'exploration de soi, il est le symbole emblématique de la Création.

  • Ma définition
  • J’entends par mandala créatif, et cette définition m’appartient, toute expression créatrice (dessin, peinture, sculpture, land art..) inscrite dans un cercle et axée de façon libre ou symétrique autour d’un centre. Ces formes auxquelles s'ajoutent souvent le carré (et parfois le triangle) constituent globalement sa structure basique.
    Le terme renvoie, semble t-il, au cercle en tant que symbole cosmique. Il est d'origine indo-européen et désignerait chez les hindous et les bouddhistes une œuvre artistique réalisée avec du sable coloré ou de la peinture et servirait de support de méditation. On le retrouve sous des formes différentes dans les mosquées, les églises, etc…
  • En occident, il est communément présenté dans des variations colorées de dessins libres, géométriques, souvent symétriques, semblables à des rosaces.
  • Il tend parfois à s’inspirer des madalas tibétains qui représentent souvent la coupe d’un temple où évoluent des divinités. Ces derniers sont en vérité très complexes et accompagnés de rituels spécifiques inaccessibles aux néophytes. J’ai remarqué qu'ils sont composés dans leur forme simplifiée d’au moins trois cercles avec un centre circulaire et un ou deux carrés bordés d’un escalier de chaque côté. Après mûre réflexion, j’ai pris la liberté de retirer les escaliers et de garder simplement le centre, les deux cercles périphériques et le carré comme symboles de base pour établir sa structure schématique à partir de laquelle j’ai ébauché ma démarche.
  • Un outil d’exploration de soi
  • Il permet d’accueillir en toute sécurité le fluide intarissable de l’énergie créatrice. Il dévoile l’étendue infinie du mystère de la création et nous conduit au fin fond de notre réalité créatrice. Il m’a personnellement permis de traverser et de voir distinctement la couche chaotique qui relie la superficialité de ma réalité extérieure, empreinte de conditionnements et de contraintes, aux profondeurs de ma réalité créatrice, infiniment vaste et libératrice.
  • Une sorte de guide
  • Le mandala nous mène en toute liberté sur la voie de l’adéquation avec notre être essentiel, sans nul autre maître que soi-même. Il nous met face à notre réalité unique et distinctive, nous invitant sans cesse à nous voir et nous accepter tel que nous sommes, sans nulle spéculation possible, nous rappelant sans cesse à notre réalité créatrice. Qu’il n’existe pas d’autre réalité que notre réalité créatrice : "Je suis un être fondamentalement créatif, en constante évolution. Mû par une force naturelle de croissance appelée l’énergie créatrice."
  • Ce n’est donc pas un support d’expression picturale comme les autres, qu’on se le dise...
  • Les peurs suscitées par mes émotions profondes peuvent être accueillies paisiblement grâce à l’assurance que procure la relative maîtrise technique de l’outil et des exercices précis de respiration. Alors il ouvre la voie qui mène vers le centre de mon être, devenant à la fois un support d’expression intime et un lieu de rencontre avec l’être essentiel qui trône au plus profond de moi-même. Rencontre avec toutes les émotions liées à ma réalité spirituelle.
  • Il m’entraîne vers les profondeurs obscures et lumineuses de ma réalité intérieure...
  • Evidemment, il y a un vertige à accueillir, celui de la créativité. De ma réalité créatrice. De la réalité créatrice de l’univers. Elle puise sa force dans mes profondeurs. Y aller n’est pas sans risque, qu’on se le dise ! Le risque de remettre en question ma croyance en l’acquisition d’une paix facile. Accéder à la paix intérieure implique de composer avec toutes mes données, considérées bonnes ou mauvaises. Pour ce faire je dois me rendre à l’endroit où se niche ma vérité d’être. C’est à l’approche de ma vérité d’être que je contacte mon guide intérieur, mon maitre. Ma vérité d’être me met face à moi-même, face à mes limites. Voilà pourquoi elle fait peur. Même chez certains psys ! Alors si tu peux, crée toi-même le graphisme de ton à colorier ou à peindre.
  • Il renvoie tout aussi bien à la réalité de mon être lumineux que de mon être misérable. Parce que nous sommes assurément des êtres spirituels éprouvés par notre être psychologique qui génère principalement la frustration et tout ce qu'elle fait naître de misérable en nous. Si tu débutes et décides de te lancer dans ce merveilleux voyage, ne te décourage pas face aux possibles vertiges liés à ton manque d’expérience. Je t’invite donc à l’aborder avec un minimum de données techniques pour acquérir un peu d’assurance.
  • 2. Sa puissance

    Elle réside mystérieusement dans l’alliage des symboles de base qui caractérisent son squelette (le cercle, le centre et le carré). Cet alliage géométrique, d’apparence simpliste, accueille et met en mouvement les symboles ajoutés en toute liberté lors de l’acte créatif. Ce mouvement tend à nous aspirer et nous entrainer vers nos profondeurs, nous mettant en lien avec les forces universelles de transformation. Les symboles ajoutés peuvent être imaginaires ou empreints à une bibliothèque de signes et symboles universels. Certes, il centre l’attention mais fait avant tout appel à l’énergie créatrice pure qui génère chez le débutant (comme chez l’amateur du reste) un vertige qui réveille des émotions profondes. L’accueil et l’apprivoisement de ces émotions permet d’accéder plus facilement à ma réalité créatrice. Voilà pourquoi il offre l’opportunité de travailler clairement sur mes peurs, pour peu que je sois préparé à le faire par l’apprentissage de simples techniques d’approche sur lesquelles je reviendrai en détail plus loin. Ce n’est donc pas un support d’expression picturale comme les autres, qu’on se le dise.
  • Grâce à l’assurance que procure la relative maîtrise technique de l’outil et des exercices précis de respiration, le ouvre la voie qui mène vers le centre de mon être, devenant à la fois un support d’expression intime et un lieu de rencontre avec l’être essentiel qui trône au plus profond de moi-même. Rencontre avec toutes les émotions liées à ma réalité spirituelle.
  • Le cercle, le centre (le point) et le carré semblent de prime à bord être de simples formes géométriques.
  • Et pourtant, l'association de ces symboles fondamentaux forment un puissant médium de l’énergie créatrice. L'alliage de ces symboles de base agit comme un aimant qui attire vers son centre tout ce qui vient de l’inconscient, rassemble et unifie dans le cercle les éléments épars de la vie intérieure de la personne en train de le réaliser. C’est pourquoi il est dit à juste titre qu'il centre la personne et ouvre les vannes de l'énergie créatrice.
  • Le centre
  • Sur le plan symbolique je rappelle que le centre symbolise le point de départ de toute expression humaine.
  • Le cercle
  • C’est le symbole de l’extrémité du cordon ombilical : Le nombril. La porte d’accès au mystère de la vie. De la naissance. Il représente la porte, l’endroit d’où je suis fondamentalement issu. Voilà pourquoi il symbolise le moi originel, le moi profond, le moi créateur, le principe fondamental de vie et de mort, l’origine et la fin, et de façon générale, le mystère de la création. Lorsque je pose un point sur une feuille, même n’importe où, c’est moi que je représente symboliquement. Je situe mon emplacement dans un espace donné. C’est le moi qui se manifeste dans l’expression la plus primitive du langage. Il signifie : Je suis là, à cet endroit. J’existe par ce point et peut-être dans ce point. Et si je l’entoure d’un cercle, je me trouve donc au centre d’un espace délimité que je rends sacré par son seul traçage. Ce cercle va représenter l’étendue de mon territoire symbolique, mon univers intime. Je suis désormais le roi qui trône au centre de mon empire dont les symboles graphiques représentent les différents éléments de mon environnement.
  • Le cercle est tout simplement la circonférence du point. Il renvoie à la matrice, au ventre. A la sécurité maternelle. Il délimite l’étendue de mon espace personnel. Un espace à moi, rien qu’à moi. Il représente mon territoire, mon propre monde, mon univers intérieur, fondamentalement réservé, personnalisé et par la délimitation de son tracé qui en font ma propriété privée. Voilà pourquoi lorsque je trace un cercle sur une feuille, je crée un espace d’expression intime où tous les objets qui vont s’y trouver symboliseront des éléments de ma vie passée, présente et à venir. Le cercle possède par définition des vertus enveloppantes et sécurisantes. Il génère dans l’inconscient des émotions qui remontent à la vie intra utérine par le seul fait qu’il symbolise le ventre. Le cercle stimule la conscience du soi dans sa réalité totalisante puisqu’il symbolise l’empire que je gouverne et réforme ici et maintenant, au fil du développement de mes idées symbolisées par des formes et des couleurs. Le cercle symbolise ainsi le fruit du moi créateur en mouvement et renvoie à la roue. Le moi en gestation qui aspire à la re-naissance par le seul fait qu’il symbolise le ventre. Si le point me symbolise, moi, en tant qu’individu relié au mystère de la création, c'est-à-dire à Dieu, le cercle représente ma vie créative en mouvement. A un niveau plus spirituel, je dirai que le point symbolise Dieu et le contenu du cercle sa création.
  • Le carré
  • Le carré représente une fenêtre qui ouvre sur mon centre. Il le protège par la rigueur et la fermeté de sa délimitation rectiligne. Il apporte une stabilité au cercle et renvoie souvent au cadre de vie, aux règles extérieures et intérieures, à la loi, voire aux murs sécurisant mais enfermant d’une cellule de prison. Le traçage du carré dans un cercle le fixe parce qu’il génère des angles en équerre qui sont autant de coins où se poser, s’arrêter, se réfugier et se blottir. Mais ce sont aussi des angles droits qui renvoient à la symbolique du triangle. Ils symbolisent en ce sens une certaine énergie, voire une agressivité puisque le triangle procède d’un principe actif, à la fois offensif, défensif et protecteur. Les angles du carré sont autant de flèches qui indiquent une direction et apportent des repères d’équilibre inhérents au principe de la symétrie. Le carré ne peut pas rouler librement, il se pose sur un côté et reste stable. Voilà pourquoi, comme je viens de le dire plus haut, il offre au cercle des repères de stabilité et symbolise le cadre de vie avec toutes les contraintes et règles que cela implique. Dénué du carré, le devient, avec le cercle et le point central, symbole du soleil, voir de Dieu. Si je demande à un enfant de dessiner le ventre de sa maman, il aura tendance à tracer un cercle, même s’il ressemble à une patate, et placera un point à l’intérieur. Tout comme pour le sein.
  • Il est curieux de constater qu’un fruit coupé en deux présente un centre avec des dessins plus ou moins symétriques..
  • Tout comme le tronc des arbres et la tige des plantes. Un grand nombre de fleurs forment de magnifiques mandalas en trois dimensions. Un caillou jeté dans l’eau crée des cercles. Le nid des oiseaux est rond, les animaux creusent des trous ronds…La liste est longue !
  • Le mouvement circulaire semble procéder de quelque chose de naturel, voire d’originel.
  • Il se retrouve partout, dans l’infiniment petit (l’atome) comme dans l’infiniment grand (le ciel). Le microcosme et le macrocosme.
  • Le cercle n’est-il pas à l’image de notre planète ronde qui se déplace en rond autour du soleil et à laquelle nous sommes ancrés par la force de gravité ?Ainsi nous tournons en rond dans un monde fait de ronds… Il semblerait, comme dit S. F. Fincher dans son livre « la voie du mandala», que le mouvement circulaire soit encodé dans nos gènes. Le mouvement circulaire procède d’un élan naturel et de nombreux rituels commencent par le tracé d’un cercle.
  • A titre d’exemple, je prends un cercle de deux ou trois mètres en pleine nature et me place à l’intérieur. L’espace devient aussitôt enveloppant et sécurisant voire sacré parce qu’il délimite instinctivement mon territoire. Il ferme la ligne d’horizon de la terre réduite symboliquement à la circonférence du cercle. Il devient mon monde. Tout déplacement et tout objet posé et agencé à l’intérieur prendra un sens en correspondance avec ma réalité profonde comme je viens de le dire plus haut.
  • Il en est de même lorsque je trace un cercle sur une feuille. Cet acte sera puissant si je le fais en conscience. Avec l’intention de me placer dedans. D’être « entièrement » à l’intérieur. Cette seule intention déclenche une transposition symbolique de ma personne à l’intérieur du cercle et me met en lien avec mon moi profond. Toute expression picturale à l’intérieur d'un cercle devient un reflet symbolique de mon univers. L’attention se centre et les sens se mettent en éveil.
  • La rencontre avec mon être psychologique et mon être créateur devient inévitable
  • Il me met naturellement en lien avec la réalité profonde de tout mon univers intérieur, représenté symboliquement par le centre (l'être créateur) et le carré (l'être psychologique). Il me révèle à moi-même par l’énergie qui circule et rayonne du centre vers la périphérie du cercle. Il m’aspire et m’invite à voyager à l’intérieur de ma conscience en faisant remonter à la surface des émotions enfouies.
  • Les différents types de mandalas
  • 1. Rituel

  • Je distingue cette catégorie à la lumière de son utilisation en tant que support de méditation, de guérison et de liaison avec des coutumes, croyances ou forces cosmiques.
  • Son expression picturale est généralement construite sur des lois culturelles ou spirituelles reconnues unanimement par toute une communauté. Cette catégorie, rattaché souvent à une tradition ancestrale, est, à l’origine, l’œuvre d’une personne hautement inspirée. Son codage est régi par des règles ésotériques et s’inscrit dans des rituels sacrés relativement complexes. Ainsi en est-il, par exemple, des mandalas tibétains, des yantras hindous, de la roue de médecine (ou cercle de vie) des Amérindiens, du zodiaque astrologique, etc… Il cible les personnes éveillées qui sont initiées aux secrets de la connaissance de ses pouvoirs. Ce qui implique d'être non seulement dans une démarche spirituel mais en liaison intime avec le mystère de la création qui livre alors ses secrets dans le silence chaotique du voyage au coeur de la matrice cosmique. Seul le voyageur ayant confiance en son vaisseau peut pénétrer sans se perdre la matrice cosmique.
  • 2. Créatif

  • Je peux libérer mon énergie créatrice en toute liberté technique :
  • Collage ; matière ; assemblage ; sculpture ; land art ; etc.. Le mandala créatif est ouvert à chacun sans autre règle que celle de sa reconnaissance unanime en tant que tel. Chacun peut le baptiser comme il l’entend intuitif, spontané, structuré, dessin centré… Il peut ou non avoir une visée thérapeutique, pédagogique, de loisirs ou rien de tout cela, il reste sacré par définition dès lors où il est considéré en tant que tel. Il porte les vibrations créatrices (spirituelles) de la personne qui le réalise, qu’il soit le fruit de l’imagination ou inspiré par une tradition ethnique. Il se réalise en tant que libre expression artistique avec ou sans but spécifique et répond clairement à l’appel du moi créateur, accueillant généreusement le flux intarissable de son énergie.
  • A toute fin d’évolution, il va permettre de m’éveiller à la conscience de ma vie intérieure
  • Un vie en perpétuel mouvement de transformation. Je le conseille à toute personne en quête d’adéquation avec soi mais le déconseille vivement à celle qui traverse une période dépressive ou compliqué, comme le deuil d’un proche, par exemple. À moins d’être accompagné par une personne compétente qui connaît les différents paliers de décompression de ces états émotionnels complexes.
  • Il m’entraîne vers les profondeurs obscures et lumineuses de ma réalité intérieure.
  • Évidemment, il y a un vertige à accueillir, celui de ma réalité créatrice. Elle puise sa source dans les profondeurs insondables de la Matrice cosmique. Y aller n’est pas sans risque, qu’on se le dise ! Risque de me retrouver face à face avec l’être lumineux et l’être misérable qui cohabitent en moi… Ainsi le créatif m’offre l’opportunité de me voir tel que je suis réellement.

    3.Cathartique

    Il lLibère l’enfant intérieur, décharge les tensions et concourt au déblocage du processus créatif par le lâcher-prise. Il se réalise spontanément avec l’intention de lâcher prise avec le mental et permettre ainsi la libération brute de l’énergie créatrice. Cette libération permet souvent de purger un trop plein émotionnel. La catharsis est définie en psychanalyse comme un moyen de libérer des émotions refoulées. Je m’exprime en toute liberté dans une gestuelle spontanée pour déjouer les pièges du mental. Une trop grande volonté de contrôle freine l’élan créatif.

    Semi-structuré

  • J’entends par semi-structuré le fait qu'il ne soit pas réalisé en quelques minutes comme le cathartique ni complètement structuré. Il se construit progressivement sur la toile à partir d’un symbole majeur et de plusieurs symboles secondaires avant de s’élaborer au gré de l’inspiration.
  • Des accords et désaccords se mettent alors en place sous forme de dialogue à la fois mental et émotionnel autour des symboles que j’ai choisis. Bien que la scène va s’improviser et se jouer dans le cadre sécurisant de la structure basique (deux cercles périphériques et un carré), je me sens mis à épreuve dans ma difficulté d’accueillir le fluide de l’énergie créatrice. Une marge est donnée au contrôle et je sais que je dois créer des sortes d’accords entre le mental, les émotions et l’intuition. De multiples questions et sensations me traversent et s’emmêlent, suscitées par l’appel de l’énergie créatrice. Vais-je parvenir à exprimer ce que je ressens ou vois ? Vais-je pouvoir transposer cela sur ma toile et en être satisfait ? En suis-je capable techniquement ? Bref, mes peurs remontent en surface et renvoient quelque part à celles que je connais ou ai pu connaitre dans le passé. Comment pallier à l’angoisse créative ? La confiance en moi est mise à épreuve… C’est le moment de respirer profondément et de laisser mon intuition profonde décider du juste moment de me lancer. Contrairement au cathartique où il n’y a pas de règles particulières, ici je prends en considération un certain nombre de données techniques. En l’occurrence j’évite d’utiliser des couleurs primaires sorties du tube. Les couleurs risquent de garder tout simplement un aspect primaire et manquer de subtilité sur un plan technique. Nous ne sommes plus dans le cathartique qui peut se réaliser avec des couleurs primaires et où le résultat importe moins que l’acte d’expression lui-même. C’est en m’identifiant aux symboles qui vont concourir à la réalisation de mon oeuvre, voire en les incarnant pleinement, que je vais prendre ma place et pouvoir rayonner dans l’ombre ou la lumière selon l’état émotionnel du moment. Cette prise de conscience est importante.

    4. Structuré

  • J’entends par structuré le fait qu'il soit préalablement dessiné dans sa quasi-totalité.
  • Il se réalise en deux temps. Le premier consiste à préparer une prémaquette détaillée du avant de la reporter sur la toile dans les moindres détails. Le structuré nécessite d’avoir le sens du dessin et de la composition. Cela s’acquiert par une certaine pratique. Il peut se réaliser en s’inspirant de son imaginaire ou de symboles puisés dans une bibliothèque.
  • 5. A colorier

  • A l’origine, il est créatif et réalisé en occident avec un tracé graphique de la structure qui présente des espaces destinés à être coloriés.
  • Il est régulièrement utilisé par :
  • les instituteurs sensibles à ses vertus de centrage (il permet effectivement de centrer l’attention des enfants) ;
  • les art-thérapeutes à l’adresse de personnes qui traversent une période difficile (mélancolie, deuil, dépression, stress intense…) ;
  • divers ateliers de loisirs et bien-être ;
  • un large public qui l’utilise dans une optique personnelle de détente et/ou de centrage.
  • Note :
  • Ses vertus antistress vantées par certains éditeurs à qui l’on doit une certaine popularité de l’outil, sont-elles justes ? Bien entendu. Une activité accaparatrice telle que le coloriage ou les mots croisés centre indubitablement l’attention du cerveau. L’acte de remplissage d’un espace graphique avec de la couleur, symbole de la lumière et de son énergie, renvoie au sentiment d’éclairer et de remplir des espaces vacants à l’intérieur de soi. Voilà pourquoi cela permet certainement de lâcher prise et de déconnecter avec les agitations du monde extérieur. Le facteur antistress est là. Si je pars en vacances avec un cahier de s à colorier, cela répond à l’appel du moi créateur qui sait ce qui peut me faire du bien et me détendre. En ce sens, le à colorier s’avère être un véritable tremplin au pleinement créatif, pour peu que j’ose franchir le pas…
  • Il n’implique quasiment aucun effort à fournir et c’est là son point fort.
  • Il est question, comme je viens de le dire autrement, de remplir uniquement de couleurs des espaces prétracés (souvent par une autre personne) et axés de façon libre ou symétrique dans un cercle. Sans se soucier de la technique ni du résultat. Selon la complexité de l’organisation graphique, l’acte de remplissage sera plus ou moins minutieux. S'il est fréquemment utilisé à titre de loisir, c’est bien parce qu’il permet d’occuper l’esprit et d’apaiser des tensions passagères, offrant, de ce fait, l’opportunité de pallier un manque momentané. En ce sens, il répond parfaitement à des situations urgentes de centrage puisqu’il il fait peu ou prou appel à la créativité, limité au choix de la couleur et à la manière de la poser - en partant du centre vers la périphérie ou inversement. C’est ce qui va permettre au cerveau de mobiliser l’attention sur une « mission » à accomplir. Ce mouvement de flux et reflux va agir comme un pendule et relativiser l’importance de mes problèmes. Du moins le temps de coloriage...
  • Ainsi, le fait de colorier une structure prédéfinie et centrée, agit comme un anxiolytique.
  • Ses effets sont immédiats mais ne s’inscrivent guère dans le temps. Telles sont ses limites. Il ne peut guère agir en profondeur parce que son graphisme est le reflet de la carte géographique intérieure d’une autre personne, celle qui l’a dessiné. Qui est cette personne ? Quelle est sa source d’inspiration ? Est-elle équilibrée ? Le mandala qui fait appel à une géométrie symétrique centrée tend à faire le pont entre les deux hémisphères du cerveau sollicités par l’attraction du centre, lieu d’unification et d’harmonisation où la dualité s’efface. L’attention est absorbée, voire aspirée par l’énergie source qui provient du centre.
  • Très en vogue par son abord facile, il n’implique quasiment aucun effort à fournir puisqu’il est question de remplir de couleurs des espaces pré-tracés (par une autre personne) axés dans un cercle.
  • Selon la complexité de l’organisation graphique, l’attention sera plus ou moins captée de façon variable. S'il est fréquemment utilisé à titre de loisir c’est bien parce qu’il permet d’apaiser des tensions passagères et offre de ce fait un moment de détente. Il répond parfaitement à des situations urgentes de centrage car il fait peu ou prou appel à la créativité. C’est précisément cette dispense d’effort créatif qui va permettre au cerveau d’apaiser les agitations et se mettre au ralenti. Ainsi, le fait de colorier un pré-dessiné agit efficacement comme un calmant. Ses effets sont immédiats mais ne durent pas. Je le préconise dans des périodes compliquées de la vie (deuil, dépression…) où l’effort de centrage s’avère difficile. Il devient alors un outil thérapeutique tremplin d’une grande efficacité. A toute fin d’évolution et d’accomplissement de sa réalité créatrice en tant qu’être humain, d’autres types de s peuvent se présenter comme les marches d’un escalier à gravir : structuré, semi-structuré, cathartique….
  • En effet, son graphisme est le reflet de la carte géographique du territoire intérieur d’une autre personne, celle qui l’a dessiné. Qui est cette personne ? Quelle est sa source d’inspiration ? Est-elle équilibrée ? Voilà pourquoi si je veux aller plus loin et réveiller l’artiste qui sommeille en moi, il risque de devenir un instrument de frustration. C’est une démarche thérapeutique qui peut être initiale mais limite le déploiement de mes propres ressources créatives. Elle n’a rien à voir avec celle du authentiquement créatif dont le but est de m’éveiller à la créativité.
  • 6. Analyse

  • L'entreprise est d’autant plus délicate qu’elle touche l’espace intimiste de la personne.
  • Si elle se fait dans un cadre art-thérapeutique, il va de soi que l’analyse va s'établir dans la plus grande discrétion. Et il va de soi qu’avant toute forme d’interprétation, la première personne à parler sur le tableau c’est bien celle qui l’a réalisé. Voilà pourquoi dans un cadre convivial, la personne doit tout de même être pleinement d’accord pour se prêter "à ce jeu" et non pas se sentir contrainte de le faire (coincée par exemple par la dynamique d’un groupe enthousiaste à l’idée d’obtenir des révélations nouvelles sur soi). Certes, personne ne tombe foncièrement des nues même si sur le moment l’analyse se présente comme une révélation. Chacun sait et sens de lui l’essentiel et n’attend en vérité qu’une simple confirmation, une sorte d’alliance solidaire pour être conforté dans sa distinction existentielle. Et c’est bien cela le but. Une analyse juste crée un effet miroir où la personne reconnue extérieurement se reconnait intérieurement (du genre ! Ah oui, ça c’est bien moi !).
  • Comme nous le savons à présent, le mandala est une représentation symbolique de l’univers intérieur de la personne qui le peint.
  • Un miroir de la psyché. Une sorte de carte géographique qui apporte des indications codées sur l’histoire de mon territoire et parfois de ma légende. Cette carte trace symboliquement les repères clés de mon histoire (de la période que je traverse en ce moment) aux quatre coins cardinaux de mon tableau. Tout ce qui est posé prend un sens précis. La lecture psychologique et spirituelle de l’espace de création apporte ainsi un éclairage sur ma réalité intérieure et extérieure.
  • L’interprétation n’a rien de subjectif même si l’intuition peut s’avérer parfois être un outil allié.
  • L’analyse de l’œuvre procède de la capacité à développer une vision d’ensemble de l’œuvre, tant sur le plan technique, symbolique que spirituel (psychologique comprise). Personnellement, lorsque j’analyse un créatif, je tiens compte de plusieurs facteurs susceptibles de m’apporter les informations les plus précises possibles : Récurrence d’informations en lien avec des s précédents, gestion de la structure de base, organisation psychologique et spirituelle de l’espace, cohérence technique, emplacement des symboles…
  • 7. La roue transpersonnelle d'analyse
  • Au diapason de tout un questionnement la lecture analytique va s’affiner et se préciser grâce à la fameuse roue transpersonnelle d’analyse dont je trace ici les grandes lignes.
  • Je l’ai mise en place à la lumière de la psychologie de l’espace dans une oeuvre et résulte d’un travail de réflexion empirique.
  • Je tiens à préciser que la roue transpersonnelle d’analyse est un outil resté au stade expérimental
  • Il s’est affûté de façon quasi intuitive en tant qu’artiste plasticien sensible à la connaissance de soi et non en tant que spécialiste de la psyché, que cela soit clair. Je divulgue publiquement cette roue pour la partager et espérer que chacun en fera bon usage mais également avec le vœu que des professionnels puissent un jour s’y pencher et nous permettre de l’améliorer.
  • Ellese présente comme une sorte de carte de lecture psychologique (et spirituelle) de l’espace d’expression.
  • Elle s’appuie spécifiquement sur la structure basique du telle que je l’utilise :
  • Deux cercles périphériques, un carré et un centre (occupé souvent par un symbole).
  • Cette structure est tracée dans un support de format carré. Je la divise en deux parties qui passent par le centre. Un trait horizontal et un autre vertical. Nous voilà avec quatre carrés. Les deux carrés du haut apportent des informations en lien avec le conscient et les deux carrés du bas apportent des informations en lien avec l’inconscient. La partie gauche apporte des informations sur le passé. Celle de droite sur le devenir.
  • Ce qui donne dans la partie supérieure :
  • Conscient-passé (passé proche) et conscient en devenir (projection).
  • Et dans la partie inférieure : Inconscient passé (héritage) et inconscient en devenir (gestation).
  • Ce qui se trouve en dehors du plus grand cercle concerne le monde extérieur (les autres)
  • Ce qui est à l’intérieur renvoie à mon univers personnel. Il délimite la zone frontalière de mon territoire. C’est le ventre de ma mère, ma bulle, mon refuge. L’espace entre les deux cercles périphériques correspond en quelque sorte à l’épaisseur de ma peau. Il apporte des informations sur la façon dont je filtre et accueille celles qui viennent de l’extérieur. Ces informations concernent souvent les proches. Quant au carré intérieur,il représente mon cadre de vie, les règles, la loi, la stabilité, la sécurité temporelle.
  • Le centre, mon propre centre bien évidemment, mon nombril, le trône, la zone intime qui va révéler la façon dont je prends ma place dans mon royaume intérieur.
  • Le roue transpersonnelle d’analyse est actuellement fiable à plus de 90%
  • E st-ce possible d'analyser seul mes mandalas créatifs ?
  • Oui, c’est possible mais je préconise de le faire en groupe car cela implique un recul et une disposition à m’observer clairement, sans me mentir. En effet, si je prends par exemple une personne narcissique habilitée à peindre, allez, je m’identifie à elle, mes résistances peuvent éventuellement se traduire par un besoin d’embellissement excessif ou l’utilisation abusive d’effets spéciaux qui sont dans le fond une tentative de masquage de mes maladresses émotionnelles. Je vais chercher une reconnaissance auprès de la majorité populaire grâce à ma maitrise technique. Il me sera difficile d’analyser objectivement ma création car l’autosatisfaction suscitée par mon égo et ma maitrise technique risquent de m’empêcher de voir ma réalité profonde.
  • Pratiquer en groupe
  • Cela permet, de façon ludique, d’attirer l’attention sur certaines résistances. Je ne peux pas tricher dans un et la roue d’analyse est un outil puissant. Quand je m’exprime dans mon , je glisse, tourne en rond, aspiré vers le centre. Comment je me comporte avec le carré ? Je n’ai pas d’autre choix que d’être là, transparent. Il n’y a pas de place pour une autre réalité que la mienne. J’apprends à voir clairement ma confusion comme l’ombre d’un nuage. Je peux y jeter la lumière sans crainte d’être surpris par mes ténèbres. Et lorsque je jette la lumière sur l’ombre, elle disparaît naturellement, laissant place au soleil.
  • Le choix des couleurs et des symboles graphiques
  • Il n’est jamais un choix hasardeux, car même s'il me semble les avoir choisies sciemment, ils échappent en vérité à mon contrôle car inspirés par mon moi profond. Les symboles et couleurs reflètent mes états émotionnels. Ainsi le donne toujours une image précise de ma vie intérieure et offre, comme je le disais, l’opportunité exceptionnelle d’une transformation possible…en direct ! Les formes et les couleurs bougent au fur et à mesure de leur déploiement et leur mouvement suit de près les émotions qui me traversent. Et lorsque j’apprends à voyager en conscience au cœur de la création, alors les portes de la perception de mon univers intérieur s’ouvrent en plein jour et je goûte le bonheur d’être clairvoyant sur les enjeux intérieurs qui opèrent en moi. J’apprends à les déjouer en direct, lucide sur les vertus agissantes des couleurs et des symboles.
  • Lorsque j’accueille pleinement mes réalisations...
  • Je peux considérer être en paix et poursuivre mon chemin dans la pure joie de l’enfant rempli d’amour qui crée librement. Mes mandalas reflètent alors la gratitude d’être vivant dans ce monde miraculeux dont le mystère semble trouver son secret dans le cœur de la création.

    A propos du symbole