Le mandala et les symboles

La voie de la création et le pouvoir créateur

Le symbole

"Le symbole nous mène vers les insondables profondeurs du souffle primordial". Paul KLEE
Les mots que je pose autour du symbole n’ont pas d’autre prétention que celle d’exprimer une perception intuitive de sa puissance. Ces mots s’appuient donc sur une expérience éminemment personnelle.
Le symbole est la manifestation représentative de l’énergie créatrice. Il est sa reconnaissance formelle, son enveloppe. Son corps. Le symbole peut-être aussi un signe rendu vivant par le souffle de ma foi et de la mémoire de l’humanité. Il véhicule l’énergie créatrice de vie et Si par exemple j’accroche à mon cou un pendentif qui représente la main de Fatma, il établit le lien entre la valeur (le pouvoir, la croyance) que je lui attribue et celle qu’il incarne à travers son histoire spatiotemporelle. Il a été nourri simultanément par les forces culturelles et spirituelles de la mémoire de l’humanité.
Quelle est la différence entre un signe et un symbole ?
Le symbole procède clairement d’une énergie spirituelle qui lui confère une dimension universelle et intemporelle. Alors que le signe procède à mon sens d’un langage culturel qui le fige dans le temporel. Le signe est en quelque sorte un potentiel symbole en attente d’une éventuelle résurrection. Quelle est le sens du symbole ?
Le symbole est le langage ésotérique et instinctif de l’inconscient et de l’imaginaire utilisé en permanence par chacun d’entre nous. Dans nos rêves, nos pensées et même dans la réalité visible. La puissance du symbole vient du fait précisément qu’il puise sa force aussi bien dans la réalité temporelle que spirituelle. Il concentre et réduit à l’essentiel le sens apparent qu’il véhicule. Il possède un pouvoir fondamental d’information, de communication et de réforme de la personne. Si je dessine sur mon pantalon le symbole "peace and love", je vais lui attribuer un pouvoir. Et en même temps je peux le faire pour moult raisons : montrer mon appartenance à un clan, revendiquer le besoin de paix, ou le droit à la marginalité, etc…
La perception du symbole est foncièrement personnelle car elle naît d’une émotion souvent abstraite et parfois déformée, issue de la mémoire de l’humanité. Le symbole procède d’un principe agissant qui le rend vivant. Il est l’expression de ce qui est pressenti et incite la personne toute entière à une transformation inéluctable. Il est une partie intime de notre être en perpétuelle transformation. Il fait prendre conscience à l’homme de sa position dans l’univers.
Le

Support millénaire d'exploration de son univers intérieur

Définition

J'insiste sur le mot créatif en parlant du parce qu'il vient souligner précisément, l’importance que j'accorde à la créativité. Par définition, le créatif privilégie le développement de la dimension créative de la personne qui le réalise. Toute l’attention est donc requise à l’endroit de la créativité, source intarissable d’expression et d'informations qui permet à l’inconscient de communiquer avec le conscient par le biais des formes et des couleurs, c'est-à-dire des symboles. L’expression par les symboles est un langage universel qui transcende celui des mots, souvent restreints, parce qu’il tend à déformer l’expression émotionnelle dont seul le symbole peut restituer la juste teneur.
Le est un réceptacle de l’énergie créatrice, devenu un outil multidimensionnel d’expression picturale accessible à tout un chacun. Le libre détournement de sa fonction d’origine a amené certaines personnes prudentes à le rebaptiser sous le nom de «dessin centré» ou «peinture centrée». Quelle que soit la raison légitime de ce baptême, cela me donne l’impression d’un rejet de sa dimension spirituelle. Or l’énergie créatrice et l’énergie spirituelle sont pour moi synonymes et procèdent de la même source, le mystère de la création, appelée communément Dieu. Il me semble que l’occident, aveuglé par le pouvoir du matériel et de sa superficialité, tend à occulter la dimension spirituelle propre à la vie qui en est l’essence. La créativité ne procède t’elle pas de l’énergie spirituelle ? Tout comme l’amour ? N’est-elle pas la source de la vie intérieure qui anime les vastes profondeurs de l’inconscient ? La vie spirituelle (ou intérieure, si ce dernier mot est plus rassurant pour toi) est composée de la pensée, l’intuition, l’imaginaire et même des émotions. Tout cela se résume dans l’être créatif que nous sommes. L’amalgame qui est faite avec les religions n’est que l’expression de la peur de ce qui n’est pas tangible, non contrôlable, et donc non sécurisant.
De part sa structure basique, je le considère comme un vaisseau magique permettant d’explorer en toute sécurité les endroits les plus obscurs et les plus lumineux du royaume de la psyché. Ses pouvoirs infinis sont paisibles et ne sauraient faire atteinte aux nuances propres à chaque individu. A la lumière de ma juste capacité d’accueil de ma réalité intérieure, il réveille en douceur, par la seule présence de ses formes géométriques (cercles et carré), des émotions enfouies, les transcende et envoie les vibrations et l’espoir d’une possible adéquation avec mon être essentiel. Il me permet donc de traverser mon chaos en toute sécurité, me donnant à voir clairement les archétypes de mon inconscient pour reprendre le terme si cher au psychiatre suisse Carl Gustav Jung à qui l’on doit, semble t’il, l’introduction du en occident. Je ne vais pas parler de ses travaux de recherche sur le , je risque de rallonger mon bêtisier. Je sais seulement qu’à partir de ses travaux de recherche, l’utilisation du en tant qu’outil d’exploration de l’inconscient a commencé à se développer aussi bien dans les hôpitaux, les écoles, les ateliers privés et centres divers. L’occident découvre depuis à peine un demi-siècle la force de centrage du à colorier, occultant sa pleine dimension créative qui semble inaccessible pour les débutants et réservé à une élite. Pourtant de plus en plus nombreux sont les ateliers de s créatifs qui viennent, parfois dans de petits villages isolés, bousculer les traditions quelque peu classique de la peinture et offrir l’opportunité à tout un chacun d’éveiller et d’exprimer autrement sa créativité à travers le .
Bien que la pratique du , notamment le à colorier, connaisse ces dernières années un certain essor, l’étendue de ses pouvoirs créatifs reste méconnue du grand public. Je m’étonne d’ailleurs de l’attitude fermée de certains art-thérapeutes qui ne jurent que par le à colorier. Serait-ce tout bonnement parce qu’ils ont une méconnaissance, pour ne pas dire une peur de leur propre énergie créatrice ? La polémique est lancée…
L’approche fragmentaire du rend difficile la vulgarisation de sa réalité totalisante et enveloppante en tant qu’outil créatif d’exploration de soi à la portée de tous. J’ai remarqué que le est souvent reconnu et considéré par les néophytes comme un simple canevas à colorier. Il est évident, comme je le disais plus haut, que remplir de couleurs des cases vides délimitées par un graphisme pré-dessiné par une autre personne ou un ordinateur centre l’attention et calme momentanément les agitations intérieures, comme le ferait un cachet d’aspirine. Le à colorier pallie certainement à l’urgence de se centrer et justifie ainsi les limites de son efficacité. Je tiens toutefois à noter que je fais référence à des s dont le graphisme géométrique ou libre est spirituellement primaire.
Il existe des s à colorier dont le graphisme est hautement inspiré par une tradition millénaire (s hindous, tibétains, navajos, aztèques, etc..) ou des forces créatives supérieures, comme les s d’artistes professionnels initiés aux mystères de la création. Dans ce cas, le fait de colorier ce type de s créatifs te transmettra les vibrations du mystère de la création et t’invitera à entrer progressivement dans la voie indépendante du créatif. En ce sens le à colorier peut s’avérer être un tremplin pour accéder au créatif.
J’entends par , et cette définition m’appartient, toute expression artistique (dessin, peinture, sculpture, land art..) inscrite dans un cercle et axée de façon libre ou symétrique autour d’un centre. Ces formes auxquelles s'ajoutent souvent le carré et parfois le triangle constituent globalement la structure basique du dont le terme indo-européen renvoie au cercle en tant que symbole cosmique. Il désigne chez les hindous et les bouddhistes une œuvre artistique réalisée avec du sable coloré ou de la peinture et sert de support de méditation. On le retrouve sous des formes différentes dans les mosquées, les vitraux, etc…
En occident, le est communément présenté dans des variations colorées de dessins libres, géométriques, souvent symétriques, semblables à des rosaces, forcé parfois dans son mystère par des calculs complexes, comme le nombre d’or, et tend à s’inspirer des s tibétains qui représentent souvent la coupe d’un temple où évoluent des divinités. Ces derniers sont en vérité très complexes et accompagnés de rituels spécifiques inaccessibles aux néophytes. J’ai remarqué que la plupart des s tibétains étaient composés dans leur forme simplifiée d’au moins trois cercles avec un centre circulaire et un ou deux carrés bordés d’un escalier de chaque côté. Après mûre réflexion, j’ai pris la liberté de retirer les escaliers et de garder simplement le centre, les deux cercles périphériques et le carré comme symboles de base pour établir la structure schématique du à partir de laquelle j’ai ébauché ma démarche.
Le créatif est un outil d’exploration de soi qui permet d’accueillir en toute sécurité le fluide intarissable de l’énergie créatrice. Il dévoile l’étendue infinie du mystère de la création et nous conduit au fin fond de notre réalité créatrice. Il m’a personnellement permis de traverser et de voir distinctement la couche chaotique qui relie la superficialité de ma réalité extérieure, empreinte de conditionnements et de contraintes, aux profondeurs de ma réalité créatrice, infiniment vaste et libératrice.

En d’autres termes, le créatif est devenu une sorte de guide tout à fait neutre qui m’a mené en toute liberté sur la voie de l’adéquation avec mon être essentiel, sans nul autre maître que moi-même. Il m’a mis face à ma réalité unique et distinctive, m’invitant sans cesse à me voir et m’accepter tel que je suis, sans nulle spéculation possible, me rappelant sans cesse à ma réalité créatrice. Qu’il n’existe pas d’autre réalité que ma réalité créatrice : Je suis un être fondamentalement créatif, en constante évolution. Mû par une force naturelle de croissance appelée l’énergie créatrice.
Je n’ai certainement pas la prétention de présenter le dans sa tradition originelle, c'est-à-dire comme support de méditation rattaché à l’hindouisme, au bouddhisme ou autre, je risque de dire des bêtises, de répéter ou de déformer ce que j’ai pu lire sur le sujet. Ce n’est ni mon champ de compétence ni la façon dont je souhaite aborder le . Je n’ai pas la prétention d’emboiter le pas aux exégètes du et reste donc à ma place d’artiste plasticien. Je t’invite plutôt à partager mon expérience pratique du créatif sous l’angle empirique et inspiré avec lequel je l’ai toujours abordé. Empirique parce que j’anime depuis une dizaine d’années des stages et une formation autour du créatif. Parallèlement, j’en peins de façon régulière. Inspiré, oui, par mon imaginaire et tout ce que je découvre de façon intuitive et discursive sur le en tant que vaisseau symbolique d’exploration de mon univers intérieur.
De part sa structure basique, je considère le comme un vaisseau magique permettant d’explorer en toute sécurité les endroits les plus obscurs et les plus lumineux du royaume de la psyché. Ses pouvoirs infinis sont paisibles et ne sauraient faire atteinte aux nuances propres à chaque individu. A la lumière de ma juste capacité d’accueil de ma réalité intérieure, il réveille en douceur, par la seule présence de ses formes géométriques (cercles et carré), des émotions enfouies, les transcende et envoie les vibrations et l’espoir d’une possible adéquation avec mon être essentiel. Il me permet donc de traverser mon chaos en toute sécurité, me donnant à voir clairement les archétypes de mon inconscient pour reprendre le terme si cher au psychiatre suisse Carl Gustav Jung à qui l’on doit, semble t’il, l’introduction du en occident. Je ne vais pas parler de ses travaux de recherche sur le , je risque de rallonger mon bêtisier. Je sais seulement qu’à partir de ses travaux de recherche, l’utilisation du en tant qu’outil d’exploration de l’inconscient a commencé à se développer aussi bien dans les hôpitaux, les écoles, les ateliers privés et centres divers.
L’occident découvre depuis à peine un demi-siècle la force de centrage du à colorier, occultant sa pleine dimension créative qui semble inaccessible pour les débutants et réservé à une élite. Pourtant de plus en plus nombreux sont les ateliers de s créatifs qui viennent, parfois dans de petits villages isolés, bousculer les traditions quelque peu classique de la peinture et offrir l’opportunité à tout un chacun d’éveiller et d’exprimer autrement sa créativité à travers le .
L’objet de ma démarche est d’apporter un éclairage sur les pouvoirs du créatif, non en tant que thérapeute mais en tant qu’artiste sensible à la dimension créatrice et spirituel de l’outil. La puissance du créatif tel que je l’aborde, réside mystérieusement dans l’alliage des symboles de base qui caractérisent son squelette (le cercle, le centre et le carré). Cet alliage géométrique, d’apparence simpliste, accueille et met en mouvement les symboles ajoutés en toute liberté lors de l’acte créatif. Ce mouvement tend à nous aspirer et nous entrainer vers nos profondeurs, nous mettant en lien avec les forces universelles de transformation. Les symboles ajoutés peuvent être imaginaires ou empreints à une bibliothèque de signes et symboles universels. Certes, le créatif centre l’attention mais fait avant tout appel à l’énergie créatrice pure qui génère chez le débutant (comme chez l’amateur du reste) un vertige qui réveille des émotions profondes. L’accueil et l’apprivoisement de ces émotions permet d’accéder plus facilement à ma réalité créatrice. Voilà pourquoi le offre l’opportunité de travailler clairement sur mes peurs, pour peu que je sois préparé à le faire par l’apprentissage de simples techniques d’approche sur lesquelles je reviendrai en détail plus loin.
Ce n’est donc pas un support d’expression picturale comme les autres, qu’on se le dise. Les peurs suscitées par mes émotions profondes peuvent être accueillies paisiblement grâce à l’assurance que procure la relative maîtrise technique de l’outil et des exercices précis de respiration. Alors le créatif ouvre la voie qui mène vers le centre de mon être, devenant à la fois un support d’expression intime et un lieu de rencontre avec l’être essentiel qui trône au plus profond de moi-même. Rencontre avec toutes les émotions liées à ma réalité spirituelle. Et le à colorier ? Le à colorier, très en vogue par son abord facile, n’implique quasiment aucun effort à fournir puisqu’il est question de remplir de couleurs des espaces pré-tracés (par une autre personne) axés dans un cercle. Selon la complexité de l’organisation graphique, l’attention sera plus ou moins captée de façon variable. Si le à colorier est fréquemment utilisé à titre de loisir c’est bien parce qu’il permet d’apaiser des tensions passagères et offre de ce fait un moment de détente. Il répond parfaitement à des situations urgentes de centrage car il fait peu ou prou appel à la créativité. C’est précisément cette dispense d’effort créatif qui va permettre au cerveau d’apaiser les agitations et se mettre au ralenti. Ainsi, le fait de colorier un pré-dessiné agit efficacement comme un calmant. Ses effets sont immédiats mais ne durent pas. Je le préconise dans des périodes compliquées de la vie (deuil, dépression…) où l’effort de centrage s’avère difficile. Il devient alors un outil thérapeutique tremplin d’une grande efficacité. A toute fin d’évolution et d’accomplissement de sa réalité créatrice en tant qu’être humain, d’autres types de s peuvent se présenter comme les marches d’un escalier à gravir : structuré, semi-structuré, cathartique…(Voir chapitre ?). En effet, le graphisme du à colorier est le reflet de la carte géographique du territoire intérieur d’une autre personne, celle qui l’a dessiné. Qui est cette personne ? Quelle est sa source d’inspiration ? Est-elle équilibrée ? Voilà pourquoi si je veux aller plus loin et réveiller l’artiste qui sommeille en moi, le à colorier risque de devenir un instrument de frustration. C’est une démarche thérapeutique qui peut être initiale mais limite le déploiement de mes propres ressources créatives. Elle n’a rien à voir avec celle du créatif dont le but est de m’éveiller à la créativité.
Le créatif m’entraîne vers les profondeurs obscures et lumineuses de ma réalité intérieure. Evidemment, il y a un vertige à accueillir… celui de la créativité. De ma réalité créatrice. De la réalité créatrice de l’univers. Elle puise sa force dans mes profondeurs. Y aller n’est pas sans risque, qu’on se le dise ! Le risque de remettre en question ma croyance en l’acquisition d’une paix facile. Accéder à la paix intérieure implique de composer avec toutes mes données, considérées bonnes ou mauvaises. Pour ce faire je dois me rendre à l’endroit où se niche ma vérité d’être. C’est à l’approche de ma vérité d’être que je contacte mon guide intérieur, mon maitre. Ma vérité d’être me met face à moi-même, face à mes limites. Voilà pourquoi elle fait peur. Même chez certains psys ! Alors si tu peux, crée toi-même le graphisme de ton à colorier ou à peindre. Le créatif s’adresse aux personnes qui souhaitent opérer un travail en profondeur et ouvrir les vannes de l’énergie créatrice. C’est un travail sur du long terme, au même titre qu’une thérapie. Voilà pourquoi je parle souvent de voyage au cœur du créatif. Il s’adresse à moi si et seulement si je souhaite aller sincèrement à la rencontre de mon moi profond et voir ma réalité intérieure telle qu’elle est. En ai-je le courage ? Que vais-je découvrir ? Suis-je prêt à me voir en face ? Alors il me conduira certainement sur la voie de ce à quoi je suis destiné à être vraiment et m’aidera à m’accomplir en tant qu’être créatif. Le créatif renvoie tout aussi bien à la réalité de mon être lumineux que de mon être misérable. Parce que nous sommes assurément des êtres spirituels insatisfaits, pour ne pas dire frustrés dans notre élan créateur. Ceci en raison de l’aliénation culturelle cultivée et entretenue pernicieusement par l’esprit totalitaire de nos sociétés de consommation, toujours plus énergétivores et libertivores. Si tu débutes et décides de te lancer dans ce merveilleux voyage au cœur du créatif, ne te décourage pas face aux possibles vertiges liés à ton manque d’expérience. Je t’invite donc à l’aborder avec un minimum de données techniques pour acquérir un peu d’assurance.

Je n’ai certainement pas la prétention de présenter le dans sa tradition originelle, c'est-à-dire comme support de méditation rattaché à l’hindouisme, au bouddhisme ou autre, je risque de dire des bêtises, de répéter ou de déformer ce que j’ai pu lire sur le sujet. Ce n’est ni mon champ de compétence ni la façon dont je souhaite aborder le . Je n’ai pas la prétention d’emboiter le pas aux exégètes du et reste donc à ma place d’artiste plasticien. Je t’invite plutôt à partager mon expérience pratique du créatif sous l’angle empirique et inspiré avec lequel je l’ai toujours abordé. Empirique parce que j’anime depuis une dizaine d’années des stages et une formation autour du créatif. Parallèlement, j’en peins de façon régulière. Inspiré, oui, par mon imaginaire et tout ce que je découvre de façon intuitive et discursive sur le en tant que vaisseau symbolique d’exploration de mon univers intérieur.
De part sa structure basique, je considère le comme un vaisseau magique permettant d’explorer en toute sécurité les endroits les plus obscurs et les plus lumineux du royaume de la psyché. Ses pouvoirs infinis sont paisibles et ne sauraient faire atteinte aux nuances propres à chaque individu. A la lumière de ma juste capacité d’accueil de ma réalité intérieure, il réveille en douceur, par la seule présence de ses formes géométriques (cercles et carré), des émotions enfouies, les transcende et envoie les vibrations et l’espoir d’une possible adéquation avec mon être essentiel. Il me permet donc de traverser mon chaos en toute sécurité, me donnant à voir clairement les archétypes de mon inconscient pour reprendre le terme si cher au psychiatre suisse Carl Gustav Jung à qui l’on doit, semble t’il, l’introduction du en occident. Je ne vais pas parler de ses travaux de recherche sur le , je risque de rallonger mon bêtisier. Je sais seulement qu’à partir de ses travaux de recherche, l’utilisation du en tant qu’outil d’exploration de l’inconscient a commencé à se développer aussi bien dans les hôpitaux, les écoles, les ateliers privés et centres divers.
L’occident découvre depuis à peine un demi-siècle la force de centrage du à colorier, occultant sa pleine dimension créative qui semble inaccessible pour les débutants et réservé à une élite. Pourtant de plus en plus nombreux sont les ateliers de s créatifs qui viennent, parfois dans de petits villages isolés, bousculer les traditions quelque peu classique de la peinture et offrir l’opportunité à tout un chacun d’éveiller et d’exprimer autrement sa créativité à travers le .
L’objet de ma démarche est d’apporter un éclairage sur les pouvoirs du créatif, non en tant que thérapeute mais en tant qu’artiste sensible à la dimension créatrice et spirituel de l’outil. La puissance du créatif tel que je l’aborde, réside mystérieusement dans l’alliage des symboles de base qui caractérisent son squelette (le cercle, le centre et le carré). Cet alliage géométrique, d’apparence simpliste, accueille et met en mouvement les symboles ajoutés en toute liberté lors de l’acte créatif. Ce mouvement tend à nous aspirer et nous entrainer vers nos profondeurs, nous mettant en lien avec les forces universelles de transformation. Les symboles ajoutés peuvent être imaginaires ou empreints à une bibliothèque de signes et symboles universels. Certes, le créatif centre l’attention mais fait avant tout appel à l’énergie créatrice pure qui génère chez le débutant (comme chez l’amateur du reste) un vertige qui réveille des émotions profondes. L’accueil et l’apprivoisement de ces émotions permet d’accéder plus facilement à ma réalité créatrice. Voilà pourquoi le offre l’opportunité de travailler clairement sur mes peurs, pour peu que je sois préparé à le faire par l’apprentissage de simples techniques d’approche sur lesquelles je reviendrai en détail plus loin.
Ce n’est donc pas un support d’expression picturale comme les autres, qu’on se le dise. Les peurs suscitées par mes émotions profondes peuvent être accueillies paisiblement grâce à l’assurance que procure la relative maîtrise technique de l’outil et des exercices précis de respiration. Alors le créatif ouvre la voie qui mène vers le centre de mon être, devenant à la fois un support d’expression intime et un lieu de rencontre avec l’être essentiel qui trône au plus profond de moi-même. Rencontre avec toutes les émotions liées à ma réalité spirituelle. Et le à colorier ? Le à colorier, très en vogue par son abord facile, n’implique quasiment aucun effort à fournir puisqu’il est question de remplir de couleurs des espaces pré-tracés (par une autre personne) axés dans un cercle. Selon la complexité de l’organisation graphique, l’attention sera plus ou moins captée de façon variable. Si le à colorier est fréquemment utilisé à titre de loisir c’est bien parce qu’il permet d’apaiser des tensions passagères et offre de ce fait un moment de détente. Il répond parfaitement à des situations urgentes de centrage car il fait peu ou prou appel à la créativité. C’est précisément cette dispense d’effort créatif qui va permettre au cerveau d’apaiser les agitations et se mettre au ralenti. Ainsi, le fait de colorier un pré-dessiné agit efficacement comme un calmant. Ses effets sont immédiats mais ne durent pas. Je le préconise dans des périodes compliquées de la vie (deuil, dépression…) où l’effort de centrage s’avère difficile. Il devient alors un outil thérapeutique tremplin d’une grande efficacité. A toute fin d’évolution et d’accomplissement de sa réalité créatrice en tant qu’être humain, d’autres types de s peuvent se présenter comme les marches d’un escalier à gravir : structuré, semi-structuré, cathartique…
En effet, le graphisme du à colorier est le reflet de la carte géographique du territoire intérieur d’une autre personne, celle qui l’a dessiné. Qui est cette personne ? Quelle est sa source d’inspiration ? Est-elle équilibrée ? Voilà pourquoi si je veux aller plus loin et réveiller l’artiste qui sommeille en moi, le à colorier risque de devenir un instrument de frustration. C’est une démarche thérapeutique qui peut être initiale mais limite le déploiement de mes propres ressources créatives. Elle n’a rien à voir avec celle du créatif dont le but est de m’éveiller à la créativité.

Le créatif m’entraîne vers les profondeurs obscures et lumineuses de ma réalité intérieure. Evidemment, il y a un vertige à accueillir… celui de la créativité. De ma réalité créatrice. De la réalité créatrice de l’univers. Elle puise sa force dans mes profondeurs. Y aller n’est pas sans risque, qu’on se le dise ! Le risque de remettre en question ma croyance en l’acquisition d’une paix facile. Accéder à la paix intérieure implique de composer avec toutes mes données, considérées bonnes ou mauvaises. Pour ce faire je dois me rendre à l’endroit où se niche ma vérité d’être. C’est à l’approche de ma vérité d’être que je contacte mon guide intérieur, mon maitre. Ma vérité d’être me met face à moi-même, face à mes limites. Voilà pourquoi elle fait peur. Même chez certains psys ! Alors si tu peux, crée toi-même le graphisme de ton à colorier ou à peindre. Le créatif s’adresse aux personnes qui souhaitent opérer un travail en profondeur et ouvrir les vannes de l’énergie créatrice. C’est un travail sur du long terme, au même titre qu’une thérapie.
Voilà pourquoi je parle souvent de voyage au cœur du créatif. Il s’adresse à moi si et seulement si je souhaite aller sincèrement à la rencontre de mon moi profond et voir ma réalité intérieure telle qu’elle est. En ai-je le courage ? Que vais-je découvrir ? Suis-je prêt à me voir en face ? Alors il me conduira certainement sur la voie de ce à quoi je suis destiné à être vraiment et m’aidera à m’accomplir en tant qu’être créatif. Le créatif renvoie tout aussi bien à la réalité de mon être lumineux que de mon être misérable. Parce que nous sommes assurément des êtres spirituels insatisfaits, pour ne pas dire frustrés dans notre élan créateur. Ceci en raison de l’aliénation culturelle cultivée et entretenue pernicieusement par l’esprit totalitaire de nos sociétés de consommation, toujours plus énergétivores et libertivores. Si tu débutes et décides de te lancer dans ce merveilleux voyage au cœur du créatif, ne te décourage pas face aux possibles vertiges liés à ton manque d’expérience. Je t’invite donc à l’aborder avec un minimum de données techniques pour acquérir un peu d’assurance.

Puissance du


La puissance du créatif tel que je l’aborde, réside mystérieusement dans l’alliage des symboles de base qui caractérisent son squelette (le cercle, le centre et le carré). Cet alliage géométrique, d’apparence simpliste, accueille et met en mouvement les symboles ajoutés en toute liberté lors de l’acte créatif. Ce mouvement tend à nous aspirer et nous entrainer vers nos profondeurs, nous mettant en lien avec les forces universelles de transformation. Les symboles ajoutés peuvent être imaginaires ou empreints à une bibliothèque de signes et symboles universels. Certes, il centre l’attention mais fait avant tout appel à l’énergie créatrice pure qui génère chez le débutant (comme chez l’amateur du reste) un vertige qui réveille des émotions profondes. L’accueil et l’apprivoisement de ces émotions permet d’accéder plus facilement à ma réalité créatrice. Voilà pourquoi le offre l’opportunité de travailler clairement sur mes peurs, pour peu que je sois préparé à le faire par l’apprentissage de simples techniques d’approche sur lesquelles je reviendrai en détail plus loin. Ce n’est donc pas un support d’expression picturale comme les autres, qu’on se le dise.
Les peurs suscitées par mes émotions profondes peuvent être accueillies paisiblement grâce à l’assurance que procure la relative maîtrise technique de l’outil et des exercices précis de respiration. Alors le ouvre la voie qui mène vers le centre de mon être, devenant à la fois un support d’expression intime et un lieu de rencontre avec l’être essentiel qui trône au plus profond de moi-même. Rencontre avec toutes les émotions liées à ma réalité spirituelle.
Le cercle, le centre (le point) et le carré semblent de prime à bord être de simples formes géométriques. Et pourtant, l'association de ces symboles fondamentaux font du un puissant médium de l’énergie créatrice. L'alliage des symboles du agit comme un aimant qui attire vers son centre tout ce qui vient de l’inconscient, rassemble et unifie dans le cercle les éléments épars de la vie intérieure de la personne en train de le réaliser. C’est pourquoi il est dit à juste titre que le centre la personne et ouvre les vannes de l'énergie créatrice. Le centre
Sur le plan symbolique je rappelle que le centre symbolise le point de départ de toute expression humaine. C’est le symbole de l’extrémité du cordon ombilical : Le nombril. La porte d’accès au mystère de la vie. De la naissance. Il représente la porte, l’endroit d’où je suis fondamentalement issu. Voilà pourquoi il symbolise le moi originel, le moi profond, le moi créateur, le principe fondamental de vie et de mort, l’origine et la fin, et de façon générale, le mystère de la création. Lorsque je pose un point sur une feuille, même n’importe où, c’est moi que je représente symboliquement. Je situe mon emplacement dans un espace donné. C’est le moi qui se manifeste dans l’expression la plus primitive du langage. Il signifie : Je suis là, à cet endroit. J’existe par ce point et peut-être dans ce point. Et si je l’entoure d’un cercle, je me trouve donc au centre d’un espace délimité que je rends sacré par son seul traçage. Ce cercle va représenter l’étendue de mon territoire symbolique, mon univers intime. Je suis désormais le roi qui trône au centre de mon empire dont les symboles graphiques représentent les différents éléments de mon environnement.
Le cercle Quant au cercle, qui est la circonférence du point, il renvoie à la matrice, au ventre. A la sécurité maternelle. Il délimite l’étendue de mon espace personnel. Un espace à moi, rien qu’à moi. Il représente mon territoire, mon propre monde, mon univers intérieur, fondamentalement réservé, personnalisé et par la délimitation de son tracé qui en font ma propriété privée. Voilà pourquoi lorsque je trace un cercle sur une feuille, je crée un espace d’expression intime où tous les objets qui vont s’y trouver symboliseront des éléments de ma vie passée, présente et à venir. Le cercle possède par définition des vertus enveloppantes et sécurisantes. Il génère dans l’inconscient des émotions qui remontent à la vie intra utérine par le seul fait qu’il symbolise le ventre. Le cercle stimule la conscience du soi dans sa réalité totalisante puisqu’il symbolise l’empire que je gouverne et réforme ici et maintenant, au fil du développement de mes idées symbolisées par des formes et des couleurs. Le cercle symbolise ainsi le fruit du moi créateur en mouvement et renvoie à la roue. Le moi en gestation qui aspire à la re-naissance par le seul fait qu’il symbolise le ventre. Si le point me symbolise, moi, en tant qu’individu relié au mystère de la création, c'est-à-dire à Dieu, le cercle représente ma vie créative en mouvement. A un niveau plus spirituel, je dirai que le point symbolise Dieu et le contenu du cercle sa création.
Le carré Le carré représente une fenêtre qui ouvre sur mon centre et le protège par la rigueur et la fermeté de sa délimitation rectiligne. Il apporte une stabilité au et renvoie souvent au cadre de vie, aux règles extérieures et intérieures, à la loi, voire aux murs sécurisant mais enfermant d’une cellule de prison. Le traçage du carré dans un cercle le fixe parce qu’il génère des angles en équerre qui sont autant de coins où se poser, s’arrêter, se réfugier et se blottir. Mais ce sont aussi des angles droits qui renvoient à la symbolique du triangle. Ils symbolisent en ce sens une certaine énergie, voire une agressivité puisque le triangle procède d’un principe actif, à la fois offensif, défensif et protecteur. Les angles du carré sont autant de flèches qui indiquent une direction et apportent des repères d’équilibre inhérents au principe de la symétrie. Le carré ne peut pas rouler librement, il se pose sur un côté et reste stable. Voilà pourquoi, comme je viens de le dire plus haut, il offre au cercle des repères de stabilité et symbolise le cadre de vie avec toutes les contraintes et règles que cela implique. Dénué du carré, le devient, avec le cercle et le point central, symbole du soleil, voir de Dieu. Si je demande à un enfant de dessiner le ventre de sa maman, il aura tendance à tracer un cercle, même s’il ressemble à une patate, et placera un point à l’intérieur. Tout comme pour le sein.
Il est curieux de constater qu’un fruit coupé en deux se présente comme un . Tout comme le tronc des arbres et la tige des plantes. Un grand nombre de fleurs forment de magnifiques s en trois dimensions. Un caillou jeté dans l’eau crée des cercles. Le nid des oiseaux est rond, les animaux creusent des trous ronds…La liste est longue !
Le mouvement circulaire semble procéder de quelque chose de naturel, voire d’originel. Il se retrouve partout, dans l’infiniment petit (l’atome) comme dans l’infiniment grand (le ciel). Le microcosme et le macrocosme.
Le cercle n’est-il pas à l’image de notre planète ronde qui se déplace en rond autour du soleil et à laquelle nous sommes ancrés par la force de gravité ? Ainsi nous tournons en rond dans un monde fait de ronds… Il semblerait, comme dit S. F. Fincher dans son livre « la voie du », que le mouvement circulaire soit encodé dans nos gènes. Le mouvement circulaire procède d’un élan naturel et de nombreux rituels commencent par le tracé d’un cercle.
A titre d’exemple, je prends un cercle de deux ou trois mètres en pleine nature et me place à l’intérieur. L’espace devient aussitôt enveloppant et sécurisant voire sacré parce qu’il délimite instinctivement mon territoire. Il ferme la ligne d’horizon de la terre réduite symboliquement à la circonférence du cercle. Il devient mon monde. Tout déplacement et tout objet posé et agencé à l’intérieur prendra un sens en correspondance avec ma réalité profonde comme je viens de le dire plus haut.
Il en est de même lorsque je trace un cercle sur une feuille. Cet acte sera puissant si je le fais en conscience. Avec l’intention de me placer dedans. D’être « entièrement » à l’intérieur. Cette seule intention déclenche une transposition symbolique de ma personne à l’intérieur du cercle et me met en lien avec mon moi profond. Voilà pourquoi l’expression dans un créatif nécessite au préalable certains rituels préparatoire. Toute expression picturale à l’intérieur de ce cercle devient un reflet symbolique de moi-même. L’attention se centre et les sens se mettent en éveil.
La rencontre avec moi devient inévitable car le me met naturellement en lien avec la réalité profonde de mon univers, représenté symboliquement par le cercle. Il me révèle à moi-même par l’énergie qui circule et rayonne du centre vers la périphérie du cercle. Il m’aspire et m’invite à voyager à l’intérieur de ma conscience en faisant remonter à la surface des émotions enfouies.>

Le rituel

Je distingue cette catégorie à la lumière de l’utilisation rituelle du en tant que support de méditation, de guérison et de liaison avec des coutumes, croyances ou forces cosmiques. Leur expression picturale est généralement construite sur des lois culturelles ou spirituelles reconnues unanimement par toute une communauté. Cette catégorie de rattaché souvent à une tradition ancestrale, est, à l’origine, l’œuvre d’une personne hautement inspirée. Son codage est régi par des règles ésotériques. Ce type de s’inscrit dans des rituels sacrés relativement complexes. Ainsi en est-il, par exemple, des s tibétains, des yantras hindous, de la roue de médecine (ou cercle de vie) des Amérindiens, du zodiaque astrologique, etc…
Le rituel est appelé également le cosmique ou initiatique et cible les personnes éveillées qui sont initiées aux secrets de la connaissance des pouvoirs du créatif universel. Le se crée et se partage dans l’accueil total de l’énergie créatrice, canalisée pour établir clairement une connexion avec les forces agissantes de l’univers. Ce implique d'être non seulement dans une démarche spirituel mais en liaison intime avec le mystère de la création qui livre alors ses secrets dans le silence chaotique du voyage au coeur de la matrice cosmique. Seul le voyageur ayant confiance en son vaisseau peut pénétrer sans se perdre la matrice cosmique. (Voir stage du initiatique que je propose)

Le mandala créatif

Le créatif est un support d’expression artistique où je peux libérer mon énergie créatrice en toute liberté technique : collage ; matière ; assemblage ; sculpture ; land art ; etc.. Il est ouvert à chacun sans autre règle que celle de sa reconnaissance unanime en tant que . Chacun peut le baptiser comme il l’entend : intuitif, spontané, structuré, dessin centré… Il peut ou non avoir une visée thérapeutique, pédagogique, de loisirs ou rien de tout cela. Comme tout , il reste sacré par définition. Il porte les vibrations créatrices (spirituelles) de la personne qui le réalise, qu’il soit le fruit de l’imagination ou inspiré par une tradition ethnique. Le créatif se réalise en tant que libre expression artistique avec ou sans but spécifique et répond clairement à l’appel du moi créateur, accueillant généreusement le flux intarissable de son énergie.
A toute fin d’évolution, le va permettre de m’éveiller à la conscience de ma vie intérieure en perpétuel mouvement de transformation. Je le conseille à toute personne en quête d’adéquation avec soi mais le déconseille vivement à celle qui traverse une période dépressive ou compliqué, comme le deuil d’un proche, par exemple. À moins d’être accompagné par une personne compétente qui connaît les différents paliers de décompression de ces états émotionnels complexes.
Le créatif m’entraîne vers les profondeurs obscures et lumineuses de ma réalité intérieure. Évidemment, il y a un vertige à accueillir, celui de ma réalité créatrice. Elle puise sa source dans les profondeurs insondables de la Matrice cosmique. Y aller n’est pas sans risque, qu’on se le dise ! Risque de me retrouver face à face avec l’être lumineux et l’être misérable qui cohabitent en moi… Ainsi le créatif m’offre l’opportunité de me voir tel que je suis réellement.

Cathartique

Il est appelé autrement spontané, libre ou intuitif.Il lLibère l’enfant intérieur, décharge les tensions et concourt au déblocage du processus créatif par le lâcher-prise.
J’entends par cathartique le fait que le soit réalisé spontanément avec l’intention de lâcher prise avec le mental et permettre ainsi la libération brute de l’énergie créatrice. Cette libération permet souvent de purger un trop plein émotionnel. La catharsis est définie en psychanalyse comme un moyen de libérer des émotions refoulées. Je m’exprime en toute liberté dans une gestuelle spontanée pour déjouer les pièges du mental. Une trop grande volonté de contrôle freine l’élan créatif.
Conseil : Lorsque le cathartique est réalisé avec les pieds, il est préférable d’utiliser la gouache. La peinture à la gouache se nettoie plus facilement.
La réalisation d’un cathartique, avec ma méthode, se fait de préférence debout pour avoir plus d’aisance dans les mouvements ou carrément au sol. Je me mets face à mon support (posé sur une table, sur un chevalet, au sol ou sur le mur) et le réalise de préférence avec les mains, les pieds si les conditions physiques et matérielles le permettent (je le fais faire avec les pieds durant mes stages) ou avec des outils tels que l’éponge, le cellophane froissé, la spatule, etc… J’autorise tout simplement mon enfant intérieur à s’exprimer sans réfléchir, à accueillir son impulsivité, à déborder, à libérer son énergie créatrice et dépasser ainsi la peur de perdre le contrôle. Et de vivre pleinement l’excitation saine et puérile qui m’anime. En cas de forte résistance ou de peur de "se salir" les mains (je préfère dire "se tacher"), je propose de le faire les yeux. Le temps de réalisation se compte dans un ordre décroissant : 5 à 10 minutes maximum au départ pour finir avec deux ou trois minutes sur un support de 50, 60 ou 70cm².
Je propose de réaliser le cathartique de deux façons :
1. cathartique sur fond noir
(Dans ce cas je l’appelle du chaos et l’associe à l’étape minérale). Il peut se réaliser avec une structure pré-tracée à la craie (un double cercle périphérique, un centre -petit cercle et un carré). Comme je viens d’en parler plus haut, ce cathartique se réalise avec les mains et/ou divers outils (éponge, couteau, chiffon…). Après un moment de relaxation, j’entre en contact avec mon enfant intérieur, je m’imagine à l’âge de 4 ou 5 ans… Me voilà prêt à lui offrir un temps de récréation…depuis le temps qu’il le réclame sans avoir pu le poser clairement ou être entendu. Je suis parfois négligeant à l’égard de mon enfant intérieur, n’est-ce pas ? Allez, quartier libre !
2. cathartique sur fond de couleur. Ce se réalise de la même manière que celui sur fond noir. La seule différence est que je choisis librement la couleur de fond. Jaune, rouge, bleu vert, orange, violet… Je commence donc par un petit temps de relaxation durant lequel je fais le choix d’une couleur. Je m’agite un peu, comme un sportif qui détend ses muscles, prêt à faire un 1000 mètres. cathartique sur fond blanc. Tout comme les s sur fond noir ou de couleur, je trace la structure de base, me relaxe, contacte mon enfant intérieur et hop, c’est parti. Quelques minutes suffisent.
Résumé des étapes clés de réalisation du cathartique :
1. Petit temps de recentrage (relaxation)
2. Préparation du fond (de préférence en glacis)
3. Pause (le temps de séchage)
4. Tracé à la craie de la structure basique du
5. Réalisation du (5 minutes suffisent)
6. Pause
Si tu éprouves le besoin de le retoucher,
accorde-toi un temps de recul. Au moins jusqu’au lendemain. Les pastels peuvent s’avérer pratiques pour le rehausser. Note :
Comme nous le savons à présent,
le but est de déjouer les pièges du mental et libérer l’énergie créatrice brute. Ce fait du bien à tout le monde mais particulièrement aux personnes ayant des difficultés à libérer leur énergie créatrice. Il permet ainsi de lâcher les fortes tensions intérieures et délier des nœuds qui se sont formés suite à des traumatismes émotionnels encore présents.

Semi-structuré

J’entends par semi-structuré le fait que le ne soit pas réalisé en quelques minutes
comme le cathartique ni complètement structuré. Le semi-structuré va se construire progressivement sur la toile à partir d’un symbole majeur et de plusieurs symboles secondaires avant de s’élaborer au gré de l’inspiration. Des accords et désaccords se mettent alors en place sous forme de dialogue à la fois mental et émotionnel autour des symboles que j’ai choisis. Un enjeu se met en place dont je ne saisis pas encore toute l’importance. Bien que la scène va s’improviser et se jouer dans le cadre sécurisant de la structure basique (deux cercles périphériques et un carré), je me sens mis à épreuve dans ma difficulté d’accueillir le fluide de l’énergie créatrice. Une marge est donnée au contrôle et je sais que je dois créer des sortes d’accords entre le mental, les émotions et l’intuition. De multiples questions et sensations me traversent et s’emmêlent, suscitées par l’appel de l’énergie créatrice. Vais-je parvenir à exprimer ce que je ressens ou vois ? Vais-je pouvoir transposer cela sur ma toile et en être satisfait ? En suis-je capable techniquement ? Bref, mes peurs remontent en surface et renvoient quelque part à celles que je connais ou ai pu connaitre dans le passé. Comment pallier à l’angoisse créative ? La confiance en moi est mise à épreuve… C’est le moment de respirer profondément et de laisser mon intuition profonde décider du juste moment de me lancer.
Couleurs, palette, pinceaux, pots, ustensiles divers sont bien là, posés en face de moi, du côté de la main que j’utilise habituellement. Je commence par préparer un fond léger en glacis (couleurs diluées). Je pose la couleur au pinceau, au chiffon, à l’éponge ou même avec les mains.
Rappel : Contrairement au cathartique où il n’y a pas de règles particulières, ici je prends en considération un certain nombre de données techniques. En l’occurrence j’évite d’utiliser des couleurs primaires sorties du tube. Les couleurs risquent de garder tout simplement un aspect primaire et manquer de subtilité sur un plan technique. Nous ne sommes plus dans le cathartique qui peut se réaliser avec des couleurs primaires et où le résultat importe moins que l’acte d’expression lui-même. Je pose donc des couleurs dites "travaillées" sur ma toile. Il est préférable que mes couleurs soient diluées, comme je l’ai déjà mentionné. C’est une sous-couche, elle n’est pas considérée comme une couche à proprement parler. Durant le temps de séchage du , que je peux réduire en utilisant un séchoir, je consulte mon imaginaire ou la librairie de symboles (téléchargeable sur mon site) pour créer ou reproduire un symbole-fétiche qui prendra progressivement le pouvoir de symbole-totem. Je veux dire par là que ce symbole va me représenter. C’est en m’identifiant à ce symbole, voire en l’incarnant pleinement que je vais prendre ma place au cœur du et pouvoir rayonner dans l’ombre ou la lumière selon l’état émotionnel du moment. Cette prise de conscience est importante. Je choisis ensuite un ou plusieurs autres symboles de façon assez spontanée qui représenteront des personnes, des animaux, des objets ou des situations liés à mon univers environnant.

Les symboles permettent d’ouvrir les portes de l’imaginaire et renvoient à des archétypes de l’inconscient qui sont en lien avec mon histoire personnelle. Ils déclenchent sur le plan émotionnel des états particuliers de conscience. Une fois le choix fait, je leur trouve une place dans mon et les dessine à la craie, pas nécessairement de façon symétrique. Je n’oublie pas au préalable de tracer la structure basique du avant de dessiner mon ou mes symboles. Une fois fait, je pose les premières valeurs. Choix spontané d’une couleur appliquée rapidement et sans empâtement pour occuper pleinement mon et en avoir une vision globale. Cela aussi est important pour le recul et le centrage. A ce stade, le choix des couleurs peut se redéfinir facilement car les couleurs sont posées légèrement. La rectification devient facile et se fait au gesso. Conseil : Entre chaque couche, je suggère de faire une petite pose, quelques minutes suffisent, pour avoir un petit recul sur mon tableau. A partir ce la pose de la deuxième couche le commence à m’aspirer. Il m’entraîne progressivement vers mes profondeurs, suscitant en moi un vertige et des émotions en lien avec une étape de ma vie qui se remet subtilement en scène et se joue à travers l’élan créatif et esthétique. C’est dans l’attention de tout ce qui se passe et l’accueil en conscience de cet enjeu que l’artiste-guérisseur qui sommeille en moi se réveille et entre en scène. C’est lui qui va transcender mon histoire personnelle et me permettre d’entrer dans ma légende personnelle et peut-être d’y croire.
Résumé des étapes clés de réalisation du semi-structuré :
Petit temps de recentrage (relaxation)
Préparation ou non d’une prémaquette approximative du
Petit temps de recentrage (relaxation)
Préparation du fond (de préférence en glacis)
Pause (temps de séchage)
Tracé de la structure basique du
Choix du ou des symboles
Tracé à la craie du ou des symboles
Pose de la première couche dite des valeurs (légère) durant laquelle j’accueille d’éventuelles modifications des symboles.
Pause de quelques minutes (correspondant au temps de séchage. Cela permet aussi d’opérer un recul stratégique)
Pose de la deuxième et troisième couche
Touches de finition

Structuré

J’entends par structuré le fait que le soit préalablement dessiné dans sa quasi-totalité. Il se réalise en deux temps. Le premier consiste à préparer une prémaquette détaillée du avant de la reporter sur la toile dans les moindres détails. Le structuré nécessite d’avoir le sens du dessin et de la composition. Cela s’acquiert par une certaine pratique. Il peut se réaliser en s’inspirant de son imaginaire ou de symboles puisés dans une bibliothèque.
Dans mon atelier la construction du structuré se fait à partir des deux cercles périphériques et du carré. Un symbole va venir remplacer le petit cercle du centre et prendre sa place en toute liberté. Il se réalise d’abord sur une feuille libre d’un format minimum de 21cm². C’est une prémaquette qui va être transposé ensuite sur la toile, souvent de façon fidèle mais en accueillant toute éventuelle inspiration de passage. En règle générale, il est préférable de préparer d’abord le fond puis de dessiner le avec une craie qui s’efface facilement (craie de tableau ou pastel sec par exemple). Le reste suit les mêmes étapes que le semi-structuré que je résume de nouveau ci-dessous.

A colorier

A l’origine, le à colorier est un créatif dont le tracé graphique de la structure présente des espaces destinés à être coloriés. Il est régulièrement utilisé par :
- les instituteurs sensibles à ses vertus de centrage (il permet effectivement de centrer l’attention des enfants) ;
- les art-thérapeutes à l’adresse de personnes qui traversent une période difficile (mélancolie, deuil, dépression, stress intense…) ;
- divers ateliers de loisirs et bien-être ;
- un large public qui l’utilise dans une optique personnelle de détente et/ou de centrage.
Note : Les vertus antistress du à colorier, vantées par certains éditeurs à qui l’on doit une certaine popularité de l’outil, sont-elles justes ? Bien entendu. Une activité accaparatrice telle que le coloriage ou les mots croisés centre indubitablement l’attention du cerveau. L’acte de remplissage d’un espace graphique avec de la couleur, symbole de la lumière et de son énergie, renvoie au sentiment d’éclairer et de remplir des espaces vacants à l’intérieur de soi. Voilà pourquoi cela permet certainement de lâcher prise et de déconnecter avec les agitations du monde extérieur. Le facteur antistress est là. Si je pars en vacances avec un cahier de s à colorier, cela répond à l’appel du moi créateur qui sait ce qui peut me faire du bien et me détendre. En ce sens, le à colorier s’avère être un véritable tremplin au pleinement créatif, pour peu que j’ose franchir le pas…
Le à colorier n’implique quasiment aucun effort à fournir et c’est là son point fort. Il est question, comme je viens de le dire autrement, de remplir uniquement de couleurs des espaces prétracés (souvent par une autre personne) et axés de façon libre ou symétrique dans un cercle. Sans se soucier de la technique ni du résultat. Selon la complexité de l’organisation graphique, l’acte de remplissage sera plus ou moins minutieux.
Si le à colorier est fréquemment utilisé à titre de loisir, c’est bien parce qu’il permet d’occuper l’esprit et d’apaiser des tensions passagères, offrant, de ce fait, l’opportunité de pallier un manque momentané. En ce sens, il répond parfaitement à des situations urgentes de centrage puisqu’il il fait peu ou prou appel à la créativité, limité au choix de la couleur et à la manière de la poser - en partant du centre vers la périphérie ou inversement. C’est ce qui va permettre au cerveau de mobiliser l’attention sur une « mission » à accomplir. Ce mouvement de flux et reflux dans le va agir comme un pendule et relativiser l’importance de mes problèmes. Du moins le temps de réalisation du à colorier. Ainsi, le fait de colorier un pré-dessiné agit comme un anxiolytique. Ses effets sont immédiats mais ne s’inscrivent guère dans le temps. Telles sont ses limites. Il ne peut guère agir en profondeur parce que le graphisme du à colorier est le reflet de la carte géographique intérieure d’une autre personne, celle qui l’a dessiné. Qui est cette personne ? Quelle est sa source d’inspiration ? Est-elle équilibrée ? Le qui fait appel à une géométrie symétrique centrée tend à faire le pont entre les deux hémisphères du cerveau sollicités par l’attraction du centre, lieu d’unification et d’harmonisation où la dualité s’efface. L’attention est absorbée, voire aspirée par l’énergie source qui provient du centre.

Analyse du

Il est évident que la lecture analytique d’une œuvre picturale en général et du en particulier, est une entreprise d’autant plus délicate qu’elle touche l’espace intimiste de la personne. Si elle se fait dans un cadre art-thérapeutique, il va de soi que l’analyse va s'établir dans la plus grande discrétion. Et il va de soi qu’avant toute forme d’interprétation, la première personne à parler sur le tableau c’est bien celle qui l’a réalisé. Voilà pourquoi dans un cadre convivial, la personne doit tout de même être pleinement d’accord pour se prêter "à ce jeu" et non pas se sentir contrainte de le faire (coincée par exemple par la dynamique d’un groupe enthousiaste à l’idée d’obtenir des révélations nouvelles sur soi).
Certes, personne ne tombe foncièrement des nues même si sur le moment l’analyse se présente comme une révélation. Chacun sait et sens de lui l’essentiel et n’attend en vérité qu’une simple confirmation, une sorte d’alliance solidaire pour être conforté dans sa distinction existentielle. Et c’est bien cela le but. Une analyse juste crée un effet miroir où la personne reconnue extérieurement se reconnait intérieurement (du genre ! Ah oui, ça c’est bien moi !).
Comme nous le savons à présent, le est une représentation symbolique de l’univers intérieur de la personne qui le peint. Un miroir de la psyché. Une sorte de carte géographique qui apporte des indications codées sur l’histoire de mon territoire et parfois de ma légende. Cette carte trace symboliquement les repères clés de mon histoire (de la période que je traverse en ce moment) aux quatre coins cardinaux de mon . Tout ce qui est posé prend un sens précis. La lecture psychologique et spirituelle de l’espace du apporte ainsi un éclairage sur ma réalité intérieure et extérieure.
L’interprétation de son propre n’a rien de subjectif même si l’intuition peut s’avérer parfois être un outil allié. Rappel : L’analyse de l’œuvre procède de la capacité de développer une vision d’ensemble de l’œuvre, tant sur le plan technique, symbolique que spirituel (psychologique comprise). Personnellement, lorsque j’analyse un créatif, je tiens compte de plusieurs facteurs susceptibles de m’apporter les informations les plus précises possibles : Récurrence d’informations en lien avec des s précédents, gestion de la structure de base, organisation psychologique et spirituelle de l’espace, cohérence technique, emplacement des symboles… La structure de base Puisqu’il s’agit de , je m’engage à respecter le principe basique de construction d’un .

La roue transpersonnelle d'analyse

Au diapason de tout un questionnement lié aux données d’ensembles, la lecture analytique va s’affiner et se préciser grâce à la fameuse roue transpersonnelle d’analyse du créatif dont je trace ici les grandes lignes.
Je l’ai mise en place à la lumière de la psychologie de l’espace du et résulte d’un travail de réflexion empirique (expérience acquise durant les stages de que j’organise depuis plusieurs années).
Je tiens à préciser que la roue transpersonnelle d’analyse du est un outil resté au stade expérimental puisqu’il s’est affûté de façon quasi intuitive en tant qu’artiste plasticien sensible à la connaissance de soi et non en tant que spécialiste de la psyché, que cela soit clair. Je divulgue publiquement cette roue pour la partager et espérer que chacun en fera bon usage mais également avec le vœu que des professionnels puissent un jour s’y pencher et nous permettre de l’améliorer.
La roue transpersonnelle d’analyse du se présente comme une sorte de carte de lecture psychologique (et spirituelle) de l’espace d’expression du . Elle s’appuie spécifiquement sur la structure basique du telle que je l’utilise :
Composition de la roue d'analyse : Deux cercles périphériques, un carré et un centre (occupé souvent par un symbole). Cette structure est tracée dans un support de format carré. Je la divise en deux parties qui passent par le centre. Un trait horizontal et un autre vertical. Nous voilà avec quatre carrés. Les deux carrés du haut apportent des informations en lien avec le conscient et les deux carrés du bas apportent des informations en lien avec l’inconscient. La partie gauche apporte des informations sur le passé. Celle de droite sur le devenir. Ce qui donne dans la partie supérieure :
Conscient-passé (passé proche) et conscient en devenir (projection).
Et dans la partie inférieure : Inconscient passé (héritage) et inconscient en devenir (gestation).
Ce qui se trouve en dehors du plus grand cercle concerne le monde extérieur (les autres)
Ce qui est à l’intérieur renvoie à mon univers personnel. Il délimite la zone frontalière de mon territoire. C’est le ventre de ma mère, ma bulle, mon refuge.
L’espace entre les deux cercles périphériques correspond en quelque sorte à l’épaisseur de ma peau. Il apporte des informations sur la façon dont je filtre et accueille celles qui viennent de l’extérieur. Ces informations concernent souvent les proches.
Quant au carré intérieur, il représente mon cadre de vie, les règles, la loi, la stabilité, la sécurité temporelle. Le centre, mon propre centre bien évidemment, mon nombril, le trône, la zone intime qui va révéler la façon dont je prends ma place dans mon royaume intérieur, représenté symboliquement par mon .
Le roue transpersonnelle d’analyse du est actuellement fiable à plus de 90%, statistique approximative testée sur plus de deux cent stagiaires. Si tu la veux avec une qualité supérieure pour l'agrandir, il te suffit de la télécharger ici
Les formes et les couleurs expriment dans les s mes pensées profondes, mes sentiments et intuitions les plus intimes, et même mes sensations et douleurs physiques. Apprendre à les analyser peut d’ailleurs m’aider à comprendre les messages que me transmet l’inconscient sous forme de symboles. Analyser seul des s créatifs est-il possible ? Oui, c’est possible mais je préconise de le faire en groupe car cela implique un recul et une disposition à m’observer clairement, sans me mentir. En effet, si je prends par exemple une personne narcissique habilitée à peindre, allez, je m’identifie à elle, mes résistances peuvent éventuellement se traduire par un besoin d’embellissement excessif ou l’utilisation abusive d’effets spéciaux qui sont dans le fond une tentative de masquage de mes maladresses émotionnelles. Je vais chercher une reconnaissance auprès de la majorité populaire grâce à ma maitrise technique. Il me sera difficile d’analyser objectivement mon car l’autosatisfaction suscitée par mon égo et ma maitrise technique risquent de m’empêcher de voir ma réalité profonde.
Pratiquer en groupe l’interprétation du permet de façon ludique d’attirer l’attention sur certaines résistances. Je ne peux pas tricher dans un et la roue d’analyse du est un outil infaillible. Quand je m’exprime dans un , je glisse, tourne en rond, aspiré vers le centre. Je n’ai pas d’autre choix que d’être moi. Il n’y a pas de place pour une autre réalité que la mienne. J’apprends à voir clairement ma confusion comme l’ombre d’un nuage. Je peux y jeter la lumière sans crainte d’être surpris par mes ténèbres. Et lorsque je jette la lumière sur l’ombre, elle disparaît naturellement, laissant place au soleil.
Le choix des couleurs et des symboles graphiques n’est jamais un choix hasardeux, car même s'il me semble les avoir choisies sciemment, ils échappent en vérité à mon contrôle car inspirés par mon moi profond. Les symboles et couleurs reflètent mes états émotionnels. Ainsi le donne toujours une image précise de ma vie intérieure et offre, comme je le disais, l’opportunité exceptionnelle d’une transformation possible…en direct ! Les formes et les couleurs bougent au fur et à mesure de leur développement dans le et leur mouvement suit de près les émotions qui me traversent. Et lorsque j’apprends à voyager en conscience au cœur du créatif, alors les portes de la perception de mon univers intérieur s’ouvrent en plein jour et je goûte le bonheur d’être clairvoyant sur les enjeux intérieurs qui opèrent en moi. J’apprends à les déjouer en direct, lucide sur les vertus agissantes des couleurs et des symboles.
Le travail sur moi se fait de lui-même lorsque j’accueille pleinement mes s. Dès lors je peux considérer être en paix et poursuivre mon chemin dans la pure joie de l’enfant rempli d’amour qui compose à chaque saison des s. Ils reflètent alors la gratitude d’être vivant dans ce monde miraculeux dont le mystère semble trouver son secret dans le cœur de la création.
La couleur
L’expérience progressive dans l’art et l’enseignement m’a amené à communiquer de faç

Qu'est-ce que la couleur ?

Les couleurs recèlent un langage symbolique qui leur est propre. Selon leur intensité ou leurs mélanges, les couleurs véhiculent une longueur d’onde qui va influer mon corps énergétique et donc mes émotions. C’est pourquoi, au fur et à mesure que je réalise mon , une même couleur peut être amenée à changer de nuance et suivre les variations de mes états émotionnels. Les couleurs ne m’apparaissent pas du tout avec la même intensité lumineuse au printemps, en été, en automne ou en hiver. Ou le matin, le midi et le soir. Dans les pays du nord et du sud les couleurs ne sont pas perçues de la même manière en raison de la différence d’intensité de la lumière.
Comme chacun le sait, les couleurs recèlent un langage symbolique qui leur est propre. Selon leur intensité ou leurs mélanges, les couleurs possèdent une longueur d’onde qui va influer mon corps énergétique et donc mes émotions. C’est pourquoi, au fur et à mesure que je réalise mon , une même couleur peut être amenée à changer de nuance et suivre les variations de mes états émotionnels.
Les couleurs ne m’apparaissent pas du tout avec la même intensité lumineuse au printemps, en été, en automne ou en hiver. Ou le matin, le midi et le soir. Dans les pays du nord et du sud les couleurs ne sont pas perçues de la même manière en raison de la différence d’intensité de la lumière. Manifestement, l’énergie de la couleur est variable et soumise aux conditions environnantes. C’est pourquoi l’interprétation universelle de la couleur n’est pas évidente. Toujours est-il qu’un certain nombre de paramètres doivent être pris en compte avant de se lancer dans l’interprétation du langage de la couleur.
Paramètres du langage des couleurs
La couleur est une longue d’onde perçue variablement par l’œil qui n’interprète pas la couleur de la même manière. Je ne vois donc pas les couleurs avec la même intensité chromatique que toi.
2) La couleur est ressentie différemment selon mes états émotionnels.
3) La couleur est ressentie différemment selon les saisons et plus précisément les jours de pluie ou de soleil.
4) La couleur est ressentie différemment le matin, le midi ou le soir. Les couleurs laiteuses le matin atteignent le maximum d’intensité au zénith avant de décliner et de disparaître progressivement dans la nuit dont le noir semble en absorber l’intensité.
5) La couleur est ressentie différemment aux quatre coins du monde en raison de la variation d’intensité de la lumière. Ainsi, il n’apparaît pas aisé d’interpréter de façon juste la couleur et lui accorder un sens universel. Si nous tenons compte également du facteur culturel, cela devient encore plus délicat. Voilà pourquoi la signification juste d’une couleur est précisément celle que je lui donne en fonction de mon senti personnel, des conditions climatiques et de mon conditionnement culturel. Avant de me hasarder dans l’interprétation de la couleur, je dois tenir compte de sa composition de celle-ci et me poser quelques questions fondamentales.

Question sur le mélange des couleurs

1) La couleur est-elle mélangée avec du blanc ? Couleurs blanchies. Elles renvoient au matin. Ce sont souvent les couleurs dit pastels ou javellisées. Toujours est-il que les couleurs sont légèrement pâles le matin. Sur un plan pratique, si j’ajoute du blanc à la couleur cela implique que je l’atténue. Que je réduis son intensité. Je ne suis peut-être pas encore bien réveillé. Je prends mon temps pour agir et me décider. Je suis encore engourdi par le sommeil et n’apprécie peut-être pas que l’on me bouscule. Le sang ne circule pas encore très bien dans mes veines et mon cœur somnole encore. Il y a dans les couleurs pastel de la douceur, certes, du rêve, de la délicatesse mais également un peu d’engourdissement, de brouillard. Trop de couleurs pastel dans mes s peut vouloir dire que je traverse une période un peu flou et/ou indiquer un manque d’énergie. Peut-être une indolence, une insouciance, une paresse, de la fatigue, une maladie, une difficulté à prendre des initiatives et des décisions…
2) La couleur est-elle mélangée avec du noir ou une couleur foncée ? Couleurs noircies. En fin d’après midi et le soir mes couleurs sont mûres. Elles tirent progressivement vers le noir. Si j’ajoute une toute petite pointe de noir à mes couleurs, je suis dans l’après midi, je suis mûr à point et soupèse mes réflexions avant de prendre des décisions. Je suis un peu philosophe et j’aime les choses profondes. Trop de couleurs foncées dans mes s peut suggérer une certaine gravité, voire une tendance aux idées sombres peut-être à la dépression. Tristesse. Morbidité. Solitude. Maladie.
3) La couleur est-elle proche des couleurs primaires (secondaires et quelques tertiaires) ? Couleurs vives. Au zénith, les couleurs atteignent le maximum de leur intensité. Elles sont vives. Je suis bien réveillé et me trouve au milieu de la journée qui représente un repère important de la journée. C’est la mi-journée. Le point d’équilibre. Je suis en pleine forme. Dynamique. Energique. Trop de couleurs vives dans mes s peuvent suggérer une forte agitation, peut-être une certaine agressivité, une revendication, une excitation, une surexposition, une saturation, une colère, une révolte…
4) Quel est le dosage chromatique qui compose telle couleur ? Par exemple le bleu turquoise et le bleu lavande sont certes deux couleurs bleues mais l’énergie qu’elles dégagent l’une et l’autre sont différentes. Le bleu lavande s’obtient par le mélange du bleu cyan avec du magenta tandis que le turquoise s’obtient par le mélange du bleu cyan avec du jaune primaire. C’est à la lumière de ce genre de questionnement que je me suis lancé prudemment dans l’interprétation des couleurs.

Initiation au mélange des couleurs

Le mélange des couleurs-matière (synthèse soustractive) est bien celui réalisé à partir des couleurs trois couleurs primaires ainsi que le noir et le blanc. Et non celui des couleurs-lumière (synthèse additive) utilisées notamment dans l’audiovisuel. Il y a une multitude d’ouvrages professionnels qui traitent sur le sujet de la couleur. En tant que peintre je préfère aborder le mélange des couleurs en gardant l’essentiel de ce qui nous intéresse : La pratique.
En atelier je fais des démonstrations et les élèves posent des questions et s’exercent devant moi, ce qui rend le cours interactif. Bon, mais si tu ne peux pas venir à l'atelier, tous mes conseils peuvent, je l'espère, servir éventuellementde repère.
Par où et par quoi commencer ?
Il peut-être judicieux de commencer par la roue des couleurs, appelé autrement cercle chromatique, car elle permet de se familiariser tranquillement avec l’environnement de la peinture : l’énergie de la couleur, la magie du mélange des couleurs, la couleur matière et sa fluidité sous le pinceau, le support...
Ici, il est question de la roue des couleurs inspirée de la traditionnelle roue chromatique. Elle est également divisée en douze parties égales. J’ai simplement ajouté le carré et les petits escaliers de chaque côté pour l’adapter au (voir image…). Astuce : Pour chaque couleur utilise un pinceau propre ou nettoie-le très bien. A titre d’exemple : la moindre couleur de bleu non visible à l’œil nu, car restée dans la partie des poils sous la virole du pinceau, ternira la couleur orange… Rappel 1: Le mélange pour préparer les couleurs secondaire ne se fait pas à dose égale des deux couleurs primaires qui la composent ! Exemple : Pour faire la couleur orange, je commence par prendre du jaune et j’ajoute progressivement du rouge par petites pointes successives. Idem pour la couleur verte (jaune et ajout progressif du bleu) ainsi que le violet (rouge et ajout progressif du bleu). Rappel 2 : Lors du mélange des couleurs, commence de préférence par les couleurs claires, je veux dire celles qui foncent le moins. Par ordre : Jaune, magenta et cyan. La couleur qui fonce le plus (après le bleu cyan) est bien entendu le noir et le celle qui éclaircit le plus les autres couleurs est le blanc. Réalisation de la roue des couleurs
Tracé de la roue à partir de la structure basique du (deux cercles, un carré et un centre) que tu divises en douze parties égales (voir schéma). Dans le centre, tu ajoutes deux autres petits cercles. Trois au total. Un pour le noir, un autre pour le gris et le dernier pour le blanc. Conseil : La peinture acrylique est composée de pigments mélangés avec des résines synthétiques et peut former des grumeaux en séchant. Voilà pourquoi je te conseille de bien mélanger la couleur sur ta palette en faisant de petits mouvements en forme de 8. Même une seule couleur. Non seulement pour retirer les éventuelles petits grumeaux qui commencent à se former mais également pour rendre fluide ta peinture. A plus forte raison si tu mélanges plusieurs couleurs entre elles. Prends le temps de bien mélanger tes couleurs, résiste un peu à ton empressement…
Rappel 1 : La fluidité de la couleur lors de son application sur ton support est extrêmement importante. Je préconise toujours de poser une première couche bien diluée. Conseil : Exerce-toi à tracer des traits au pinceau jusqu’à trouver la bonne fluidité, comme si tu utilisais un feutre souple. Pose les couleurs primaires dans l’ordre suivant pour bien les sentir : Jaune, magenta et Cyan. Réparties-les dans les deux cercles périphériques de la roue en laissant 3 cases vides entre chaque couleur. Pose les couleurs secondaires : orange (jaune et rouge), vert (jaune et bleu) et violet (rouge et bleu). Pose les couleurs tertiaires qui résulte du mélange des couleurs primaires et secondaires : jaune orangé, jaune vert, rouge orangé, rouge violet, bleu vert, bleu violet.
Rappel 2: La couleur est porteuse d’une énergie qui influe sur mes émotions. Cela veut dire qu’il n’est pas évident de refaire précisément la même couleur deux jours plus tard. Et ça c’est formidable ! Cette différence de tonalité traduira précisément mon état émotionnel du moment. Voilà pourquoi je déconseille au débutant de travailler dans un premier temps avec des couleurs achetée dans le commerce. Elles risquent d’interférer avec l’authenticité de mon état émotionnel.
Rappel 3: Les couleurs primaires servent uniquement au mélange des couleurs, les utiliser pures dans ton lui donneront un aspect primaire. Entre les deuxième cercle et le carré reprend les douze couleurs que tu viens de faire en leur ajoutant un même dosage de blanc. Dans le carré reprend également les douze couleurs auxquelles tu ajoutes un même dosage de blanc. Rappel 4: La tonalité d’une couleur varie d’une marque de couleur à une autre. Ainsi le pourpre dans une marque ressemblera au mauve ou au violet d’une autre marque ou tirera plus vers le rouge carmin. Bien sûr, les couleurs tirent parfois leur nom des éléments de la nature (pierre, plante…) comme la couleur turquoise. Bon, mais tout cela est lié à un savoir pas forcément nécessaire pour la réalisation de s créatifs. Toujours est-il que j’invite toujours à la prudence au niveau du nom des couleurs qui reste un simple repère.
Quelle est l’utilité de la roue des couleurs en peinture ? La roue des couleurs sert à comprendre la dynamique relationnelle des couleurs entre elles et leur utilisation harmonieuse.
- Les couleurs pures sont les douze couleurs qui se trouvent sur le double cercle périphérique de la roue et symbolisent les couleurs au zénith.
- Les couleurs éclaircies (tons dégradés) sont les couleurs pures mélangées avec du blanc.
Attention : le blanc éclairci une couleur mais diminue son intensité (Le rouge auquel j’ajoute du blanc devient rose !) Elles symbolisent les couleurs de l’aube et de la matinée.
- Les couleurs foncées (tons rompus et rabattus) sont les couleurs pures mélangées avec les couleurs complémentaires et/ou du noir. Elles symbolisent les couleurs du soir et de la nuit.
- Les couleurs ton sur ton sont les couleurs mitoyennes. Ex : jaune vert, jaune, jaune orangé et les mêmes couleurs mélangées éclaircies et foncées. Elles nécessitent des touches de couleurs complémentaires pour prendre toute leur force artistique.
- Les couleurs composées sont tout simplement les couleurs mélangées librement entre elles.
- Les couleurs complémentaires (celles qui s’opposent sur le cercle : bleu et orange, jaune et violet, vert et rouge…) deviennent agressives lorsqu’elles sont utilisées à dose égale. Elles sont plus ou moins agressives et s’utilisent pour attirer le regard. Je préconise de les calmer en utilisant d’autres couleurs mélangées avec du blanc ou du noir. Les couleurs de transition. Ce sont les couleurs composées (violet, vert, orange…) qui vont faire le pont entre deux couleurs. Le violet, par exemple, peut servir de couleur de transition pour les bleus et les rouges.
Si la notion de couleur chaude et de couleur froide semble liée à des conventions culturelles, il n’empêche que la couleur orange, par exemple, qui renvoie au feu et au coucher de soleil, génère une impression de chaleur et de bien être. Le blanc de la neige et ses multiples nuances de bleu suscite une sensation de froideur.
Tout comme ces montagnes éloignées où le bleu-gris donne la sensation d’éloignement... Les exemples sont nombreux. - Les couleurs chaudes sont les couleurs qui tirent vers les oranges, jaune orangés, rouges et certains violets. Elles donnent une sensation de chaleur, de proximité et de présence.
- Les couleurs froides sont les couleurs qui tirent vers les bleus, gris et blancs. Elles donnent une sensation de froideur, d’éloignement et de neutralité.
Initiation au pouvoir créateur

Un héritage pour traverser en toute sécurité notre réalité créatrice

Le pouvoir créateur

Le voyage au cœur du créatif est celui qui mène vers l'Être créateur, représentant sur Terre de la création. C'est le voyage au coeur de la création. C'est une sorte d’expédition voire de pèlerinage symbolique à travers les cinq vallées qui jalonnent notre évolution spatiotemporelle à la lumière des règnes connus : minéral, végétal, animal, humain et divin.
Ces étapes correspondent dans l’ordre à celle de notre croissance spirituelle à différents degrés de réalisation. Chaque étape comporte également cinq niveaux de conscience qui vont également du minéral au divin. Et chaque niveau détient un pouvoir de conscience dont la maitrise permet de passer au niveau suivant. L’étape ultime étant réservée à l’initié qui accueille et assimile les pouvoir propre à chaque étape. La seule compréhension des cinq pouvoirs du créatif ouvre la voie authentique de la créativité dans toute la splendeur de sa dimension spirituelle.
Sur un plan horizontal, nous sommes de toute évidence à l’étape humaine du développement des cinq règnes.
Sur un plan vertical, il semblerait que l’humanité se situe globalement entre le règne animal et le règne humain. Elle aspire à se libérer des vestiges d’animalité qui lui colle encore à la peau pour s’accomplir pleinement dans son humanité, c'est-à-dire l’amour et toutes les vertus qui le caractérisent (bienveillance, partage, bonté, etc.). Seule une minorité d’entre nous parvient à transcender ces résidus d’animalité qui nous poussent, au-delà de notre masque de sociabilité et de gentillesse, à avoir des comportements empreints à l’animal. Quant à ceux qui oscillent entre le plan humain et divin, ceux-là font parties des élus de ce monde. Je crois que c’est grâce à la puissance de leur présence à l’amour universel que le monde maintient un équilibre de survie.
Bien que nous fassions partie de l’espèce humaine, nous ne sommes pas tous au même niveau de réalisation. Je peux être effectivement à l’étape humaine, c'est-à-dire dans l’amour et la paix et revenir temporairement à une étape précédente pour moult raisons suscitées par les besoins de la vie (pour mon évolution) dont le mouvement spatiotemporel m’échappe. Ainsi, je peux être subitement touché par la grâce divine et revenir brusquement à l’étape minérale où je me trouvais précédemment, pris de nouveau par la tourmente des forces chaotiques qui caractérisent cette étape du règne minéral. La vie me donne à goûter le miel de l’étape ultime pour me permettre de patienter et nourrir avec humilité la foi en ma transcendance.
Les personnes qui œuvrent laborieusement à des fins de pouvoir personnel (activité temporelle intensive dans le seul but de capitaliser ou de régner) sont comme des guerriers archaïques (imaginez-les, par exemple, munis d’une sagaie et d’un bouclier) qui passent leur temps à chasser sans pitié le gibier dans la jungle du monde moderne. Ces personnes subissent l’énergie du règne animale. L’égo les domine en dépit d’une éventuelle apparence humble et modeste. Nombre d’entre nous agiraient pareillement à leur place.
Tous les êtres humains traversent les cinq étapes des règnes durant le voyage terrestre à des niveaux différents de conscience (cinq niveaux). Nous portons tous au fond de nous, de façon consciente ou pas, l’aspiration d’atteindre l’étape de développement ultime, c’est à dire l’adéquation totale avec le Soi. Chaque étape recèle un pouvoir qui a cinq niveaux de compréhension. La maitrise de ces pouvoirs ouvre le champ de la pleine conscience à sa réalité créatrice. C’est ainsi que se nourrit et grandit l’artiste pèlerin (ou l’artiste-guérisseur si tu préfères) qui sommeille en chacun d’entre nous.

Initiation au pouvoir du règne minéral


Règne minéral / La création originelle
Accueil du pouvoir des forces créatrices brutes. Lâcher prise.
. Cinq niveaux de conscience à inspirer
1) Création, énergie créatrice brute, manifestation, impulsion, spontanéité, force intérieure, potentialité, confiance en soi.
2) Volonté, résolution, intention, ambition, incarnation, pulsion créatrice.
3) Audace, originalité, inspiration, mutation, action, révolution, résolution, bravoure, influence, incitation.
4) Initiative, naissance, éclosion, résolution, source, principe, expression libre, attitude, mouvement, originalité.
5) Nettoyage, délivrance, catharsis, déblocage, libération, assainissement.
Cinq niveaux de conscience à expirer

1) Dépréciation, précarité, dévalorisation, insatisfaction, désintéressement, nullité, platitude, vacuité, tristesse, dégoût, apathie.
2) Indécision, défaillance, sentiment d’échec, instabilité, désincarnation.
3) Panique, crainte, méfiance, trac, banalité, désordre, lâcheté, trahison, sentiment d’insécurité, désorientation, peur de l’inconnu.
4) Confusion, mélancolie, phobie, découragement, frustration.
5) Hésitation, résistance, dépendance, déséquilibre, fermeture.
Au commencement est une volonté agissante qui dépasse l’entendement et l’imaginaire de l’être humain. Je la nomme : Mystère de la création. Source d’énergie primordiale qui a décidé de se manifester, limitant l’accès à son mystère par ce que les scientifiques ont nommé big bang. Les uns parlent d’explosion, les autres d’une immense boule d’énergie en expansion où le temps n’existerait pas encore. Une boule rayonnante semblable à un immense … Naissance de l’univers galactique. De notre galaxie. De notre système solaire. De notre planète. Un univers dont tous ses composants seraient formés autour d’un centre et de couches périphériques.
C’est l’étape du règne minéral, la première du voyage à travers le . Symbole rayonnant du mystère de la création. Le point symbolise son mystère et le cercle sa manifestation. Ainsi le est à la fois réceptacle et émetteur de l’énergie créatrice. J’ai associé l’étape du minéral à la manifestation matérialisée de l’énergie créatrice à l’état brut. Une manifestation qui se serait donc réalisée dans une expansion ou une déflagration supposée qui dépasse l’entendement humain. Je crois que nous en portons les vibrations et que son mouvement aléatoire, pour ne pas dire chaotique, nous perturbe et génère des turbulences existentielles dues en parties au fait que nous y opposons une résistance.
L’étape du minéral recèle le pouvoir fondamental du qui est l’énergie brute de la création. L’accueillir implique d’abord la volonté puis l’audace du lâcher prise. Lâcher prise avec les résistances aux forces naturelles de transformation qui agissent en moi et m’insufflent l’énergie créatrice primordiale. La turbulence ressentie par ces forces chaotiques qui remontent à la création de l’univers et peut-être même avant, agit au plus profond de moi et se manifeste par un comportement impulsif, voire pulsionnelle. Pulsion de vie et de mort. Toutes deux liées au mystère de la création. Au souffle cosmique. Au chaos originel et le tourbillon énergétique de la création qui me propulse encore et toujours vers l’avant. Suis-je une simple étincelle, un fragment de cette gigantesque déflagration originelle dont je porte la mémoire ?
Suis-je une sorte de météorite animé de vie et lancé dans une trajectoire inconnue dont chacun souhaite connaître la cible ? Le modelage de la matière se poursuit, activé par le souffle inépuisable de l’énergie créatrice primordiale qui continue d’agir. Mouvement, son et lumière participent à l’achèvement de l’œuvre. Lorsque je sens les vibrations de cette énergie agir fortement en moi, c’est bon signe. C’est signe qu’une transformation s’annonce. Aucune décision importante ne doit être prise à ce moment là. Je m’assois ou m’allonge, pose mes livres et calme mes pensées. Mon champ de conscience s’élargit de lui-même dès que je cesse toute forme de résistance aux forces inexorables de transformation. Quand je cesse de m’accrocher à mes peurs qui ne sont qu’illusion.
Me voilà donc entraîné aux confins de la cosmogonie dont la mémoire cellulaire porte encore la trace de l’implosion-explosion chaotique du big bang et de son expansion. L’astronomie, l’astrologie et tout ce qui a trait au ciel et au cosmos m’intéresse. Je suis une sorte de météorite, un projectile de l’acte originel propulsé par l’énergie créatrice. Toujours en mouvement. La scène se revit symboliquement dans mon avant de me transporter dans la conscience de ma masse atomique, animé par l'énergie créatrice de vie. Je suis traversé par un discours qui fuse sans retenue et encombre ma tête. Mes agissements sont désordonnés. Je n’arrive pas à prendre de décision. Tout va trop vite autour de moi. Je me sens dépassé par ce qu’il m’arrive. Je suis désorienté. Avec l’impression d’avancer à l’aveuglette. Une danse chaotique rythme la réalisation de mon œuvre terrestre. J’ai peur de tomber. Je tombe. Je me relève, je retombe… Je me sens perdu. Je dois accueillir le souffle de vie, respirer profondément. Je sais que ma souffrance naît des résistances à ces forces. Je n’ai guère d’autre choix que celui de faire confiance au mystère de la création. Telle est l’unique décision à prendre : Lâcher prise…

Message de conscience

J’éprouve des difficultés paralysantes à prendre des initiatives pour matérialiser mes rêves et projets, pourtant nombreux. Je me sens créatif mais ne sais pas accueillir cette force qui me fait tellement peur que je n’ose croire possible qu’elle puisse être salutaire pour moi. Du coup, j’ai tendance à me déprécier et me dévaloriser. A me sentir souvent en insécurité. A paniquer au point de devenir lâche. A fuir ou à trahir malgré moi. A rester dans mes acquis. Ma peur de l’inconnu, de la vie, masquée par des attitudes faussement humbles, a généré des déformations physiques et psychiques qui voilent la face de ma réalité temporelle et spirituelle.
Je connais les résistances qui m’empêchent de me lancer ouvertement dans la vie. Je cesse de leur donner de l’importance. De chercher mille prétextes pour rester blotti dans ma chrysalide, pensant y être en sécurité. Allez, je laisse faire la vie. Besoin d’éclore. De sortir naturellement et librement de ma chrysalide. Et renaître tout simplement à la vie. Voir vraiment le jour. La lumière. Laisser l’énergie créatrice de vie me pénétrer et me faire jouir. Me féconder. Pour accueillir et apprécier enfin le fruit du mystère de la création. Orgasme suprême de l’acte d’amour entre l’esprit et la matière.
A présent, tous mes sens sont en éveil. Je suis prêt. Prêt à écouter l’appel à la vie. L’appel à la pleine incarnation de ce que je suis destiné à être vraiment, c’est à dire moi-même. Moult fois j’ai émis l’intention d’y répondre sans comprendre que je n’avais rien d’autre à faire si ce n’est de laisser faire. Voilà venu le moment juste qui se révèle dans un présent libéré des résistances. Je dépose mes peurs et m’assois sur la terre ferme, face au soleil, bien décidé à ne rien faire, rien décider. Je mets hors tension mon transistor intérieur et me connecte sur les ondes de l’amour. En direct. Sans antenne extérieure. Profonde respiration. Des sons et des couleurs, sans doute issus de ma vie intra utérine, me traversent en mouvement. Forte émotion de joie. J’écoute et sens la merveilleuse mélodie de vie qui palpite pour sa propre gloire. Que de belles émotions d’amour dans mon être ! Je saisis l’inutilité de fuir dans les incessantes et bruyantes occupations quotidiennes de mon mental, affairé à spéculer vainement sur la raison existentielle. Occupations qui étaient autant de dérobades pour différer le juste moment d’écoute de l’appel à ma renaissance. J’inspire profondément, prends soin d’ôter de la tête mon casque de carnaval. Je dégage bien mes oreilles et j’écoute…
J’écoute mon maître intérieur qui m’invite à voir les signes et symboles de la vie. A y être attentif. A les discerner. A les voir comme de simples repères dont le langage se clarifie dans une pleine présence à moi-même et me montre ainsi la voie à suivre. Ne pas laisser une autre réalité interférer avec ma réalité actuelle. Voilà où réside le secret du lâcher prise avec les peurs du passé. Il me suffit de les accueillir, sans les retenir. Les laisser s’envoler. Ce sont de petits nuages qui se dissipent avec l’arrivée du soleil. Toute volonté de les retenir est désormais stérile. Elle est édictée par les peurs renvoyées par mon propre chaos. Des spectres issus d’une mémoire qui remontent peut-être très loin en arrière, lorsque je n’étais que poussière d’étoiles projetée par le souffle cosmique du big bang. Ces peurs lointaines ne m’empêchent plus de voir les données de ma réalité actuelle. A présent, je vois clairement ma réalité telle qu’elle est. Il n’est pas d’autre réalité que ma réalité, me dis-je en leitmotiv. Voilà comment m’ouvrir à l’amour. Et de le ressentir comme l’énergie fondamentale de toute création. Seul l’amour génère la conscience d’être créateur de ma vie. Je garde les yeux bien ouverts et vois en pleine lumière les signes et symboles destinés à éclairer mon chemin de vie et à me nourrir.
Les sens en éveil, je savoure les petits plaisirs que m’offre la vie. Je me délecte avec gourmandise, sans culpabilité. Je me sers sans retenue, sans nul autre désir que celui de satisfaire librement mes besoins quotidiens et de jouir de l’instant présent. Et je jouis, encore et encore, des fruits de l’arbre de vie, libéré du sentiment de frustration héritée par une vaine volonté de vouloir contrôler ma vie.
A présent, la paroi de ma chrysalide est béante, nue, palpitante, m’invitant à entrer et sortir librement, mû par l’énergie créatrice de vie. Je respire profondément, ouvre les yeux, les mains et le cœur et lâche prise avec le mental. Je vois désormais la lumière et laisse derrière moi mon ombre qui n’est déjà plus qu’un mirage. Face au soleil, je lève les bras vers le ciel et revendique haut et fort : Je suis un être libre doté du pouvoir de création : Je crée ma vie.

Initiation au pouvoir du règne végétal

Règne végétal / La planète Terre
Accueil du pouvoir des forces créatrices de la nature
Cinq niveaux de conscience à inspirer 1) Ancrage, stabilité, équilibre, force de gravité, attraction, enracinement, présence.
2) Ressourcement, renaissance, nature, soin, quatre éléments, forces naturelles, saisons, cycles, respiration, nettoyage.
3) Croissance, évolution naturelle, subsistance, ressources, patience, main verte, écologie.
4) Fécondité, abondance, fertilité, ensemencement, éducation libre et naturelle, soumission aux forces de la nature.
5) Hommage, reconnaissance, estime de soi, beauté, émerveillement, aptitude, liberté, possibilités, ouverture, symbiose.
Cinq niveaux de conscience à expirer
1) Instabilité, déracinement, répulsion, peur de la folie, errance.
2) Mal-être, oppression, souffrance, dévitalisation, dérèglement.
3) Aliénation, repli, régression, détresse, dévitalisation, impatience, tendance à subir et à végéter.
4) Frustration, aridité, carence, stérilité, ignorance, colère, révolte, caprice.
5) Déconsidération, impatience, mépris, désillusion, bassesse, disgrâce, scepticisme, deuil, séparation.

La deuxième étape du voyage ouvre sur le mystère de notre planète. De sa puissance énergétique et de son lien avec le système solaire et la vie qui l’anime. La Terre est suspendue et stabilisée dans un mouvement circulaire avec d’autres planètes qui tournent autour du soleil. Tout ce qui se trouve à la surface de cette planète, les choses comme les êtres vivants ressentent cette énergie qui influe sur leur croissance. Cette énergie nous empêche également de tomber. C’est elle qui m’ancre à la terre par ce que l’on nomme la force d’attraction. La Terre est un grand aimant qui me magnétise et m’empêche de basculer dans le ciel.
Le pouvoir fondamental de conscience lié à l’étape du végétal est l’ancrage (et le ressourcement). Je suis conscient du pouvoir magnétique de la Terre qui m’ancre avec suffisamment de force et de douceur pour que je puisse me mouvoir avec aisance. Le pouvoir de la force de gravité agit en moi et je l’accueille les pieds sur terre. Une terre vivante et nourricière animée par une puissante énergie créatrice appelée nature ou vie. La vie donne naissance à moult espèces amenées à créer, cocréer et procréer à travers un écosystème, des cycles, des saisons et des lois complexes qui semblent être là pour toutes les espèces vivantes. Et particulièrement pour moi, l’être humain, doté d’une intelligence supérieure à toutes les autres espèces.
Je suis conscient du pouvoir de la nature dont j’en fais mon alliée. Suis-je le libre héritier de cette nature ? Voilà une grande responsabilité qui me met en lien avec le mystère de la création à qui je crois parfois devoir des comptes, spéculant sans cesse sur l’omniprésence de Sa réalité créatrice dont le mystère originel reste matériellement inexpliqué. Ce n’est qu’à l’étape divine que j’accueillerai pleinement son mystère, devenu conscient d’être tout simplement Son secret. Pour l’heure, je me ressource auprès de cette nature. Je la découvre et l’explore, toujours aussi émerveillé par les parures infinies de sa beauté et de sa puissance créatrice. Une nature régénératrice qui alimente l’énergie de vie de mon corps et partant, de mon esprit. Une nature qui me passionne et dans laquelle je me reconnais. Tous mes sens sont en alerte à son contact. Je me retrouve pleinement dans la nature que je ne sais pas toujours respecter. L’exploitant de façon impitoyable pour accroitre mon confort et flatter l’orgueil que suscite en moi cette intelligence mise égoïstement au service du développement de mes pouvoirs temporels. Je sais pourtant que les ressources de la nature vont en diminuant. Je ne m’en soucie guère et continue de malmener ma terre nourricière avec une arrogance démesurée. Voilà mon principal défaut. A ce stade de compréhension, la sincérité m’invite à ôter mes chaussures et arpenter humblement la terre, pieds nus.
Je décide temporairement de m’éloigner des cités modernes et de toutes leurs formes de pollution qui asphyxient mon corps et mon esprit. Je décide de m’écarter des aliénations qui me coupent de ma nature profonde, pompent mon énergie créatrice et me vident de ma réalité spirituelle. Je jette les clés de mon logis ainsi que mon masque de citadin et m’engage corps et âme au cœur de la nature, dans une campagne paisible où je peux enfin respirer à plein poumon l’air pur de la nature, le cœur verdoyant, le regard illuminé, les oreilles enchantées. Tous mes sens sont en éveil. J’inspire et expire profondément, sensible à l’énergie vivifiante de mon nouvel environnement. Je revis. Symphonie des saisons extérieures et intérieures. Ma réalité apparaît dans toute sa splendeur.
Je suis un élément aimant de la nature, conscient de sa préciosité et respectueux de sa générosité. Je mets désormais mon énergie créatrice au service de sa préservation, en commençant par moi. Prendre soin de mon corps et de mon esprit, avec respect et générosité.
Me voilà à présent au cœur d’une forêt, dans une vaste clairière qui m’offre une vue panoramique sur un paysage montagneux à souhait, debout au milieu d’une rivière. Les mains levées vers le ciel, les pieds ancrés fermement dans le sol, les chevilles caressées par le doux frémissement de l’eau, je respire. Je respire profondément. Si profondément que mes poumons s’élargissent et semblent sortir de ma poitrine. Je respire par les pores de ma peau et par tout ce que je suis.
J’embrasse la nature, le ciel et l’univers, devenu lucide sur l’importance fondamentale de l’air respiré, du souffle originel que le mystère de la création m’a donné de partager durant mon existence terrestre. Un nettoyage du corps et de l’âme s’opère, me libérant de tous mes nœuds hérités de mes vies passées et présentes.
Le pouvoir de guérison est là, dans la source extraordinaire de vivification qu’est la nature. Dans l’accueil de toute la nature, je veux dire, ma propre nature. L’émotion est si forte que j’en pleure à gros sanglots. Des larmes d’amour qui rendent humblement hommage à dame Nature : Merci la vie.

Message de conscience


Face à l’étendue de liberté que m’offre ma profonde nature, j’écoute ma conscience profonde révéler ce qui alimente la douleur de mon sentiment d’oppression, de déracinement et d’errance. Sentiment entretenue par l’illusion qu’il existe une autre réalité que la mienne. L’enfant en moi doit grandir et cesser de trépigner avec impatience, croyant ainsi obtenir autre chose que ce que la vie m’accorde, fondamentalement juste. Je cesse de me renfrogner et de fuir comme un oiseau sauvage, au moindre claquement de main. Je ne suis menacé que par moi-même dans ce monde voilé par le spectre du chaos.
Je réalise que chacun de mes gestes reflète la réalité d’autrui. C'est-à-dire que l’autre est le miroir intime de ma réalité. Et dans toutes les saisons qui me traversent. Je vis pleinement chaque saison intérieure en harmonie avec celles de la nature environnante. J’écoute la force de vie qui m’anime et me libère de l’attitude subversive à l’égard de moi-même et du monde qui m’entoure. Il n’y a plus de révolte. Je suis l’offrande soumise posée à l’entrée du temple. La voix du maître résonne dans le ciel étoilé de ma solitude. Je l’entends me parler et dire : Mes racines s’emmêlent, et mes branches aussi. Je ne pleure plus mon amour, je viens à la hâte te délier. La terre se raffine et le vent danse. La pluie et le soleil s’unissent et je croîs en paix.
J’enterre ma colère inconsciente d’être vivant, de ne pas avoir volontairement souhaité l’être, de croire que je n’ai pas été consulté. Je suis un élément désiré de la nature puisque je suis là. Je me désaltère à la source de vie, éclairé par les hautes aspirations que l’énergie créatrice alimente. Je vois et porte ma réalité dans le respect et la générosité de tout ce qui est en moi et autour de moi. Et que sont le respect et la générosité si ce n’est la reconnaissance que je suis le fragment d’un Tout ? Face à ce Tout, je m’incline humblement et embrasse la terre qui frémit de désir sous les vibrations de ma tendre présence. J’offre mes doux baisers, imbibés de gratitude et de tendresse, à la nature qui m’accueille avec grâce. J’enlace l’arbre de vie et me nourris de ses fruits sacrés dans une reconnaissance infinie. Je suis vivant. Vivant !
J’arpente la terre sans autre attente que celle d’être là, bien vivant, bienveillant. Et durant un instant vidé de toute notion du temps, un instant qui a valeur d’éternité, je reçois un furtif baiser de la vie. Un frôlement de ses lèvres qui met en émoi tout mes sens, provoquant une puissante érection de tout mon corps et mon esprit. Un acte d’amour dont je saisis alors la réalité créatrice. Je respire paisiblement cet instant de grâce, me sentant à la fois léger et ancré. Je sais à présent que la vie offre le secret de son miracle dans chaque instant qui passe et n’ai finalement rien d’autre à faire que d’être là. D’accueillir et de cueillir ce qu’elle m’offre avec un respect et une générosité sans cesse renouvelées.
Quel bonheur de me sentir enfin là, libre, ancré à la terre et relié au ciel. Je trouve spontanément mon équilibre dans le sol et lance mon cri d’amour et de reconnaissance : Merci la vie !

Initiation au pouvoir du règne animal

Le règne animal animal / Instinct de protection Accueil des forces créatrices de survie Cinq niveaux de conscience à inspirer
1) Vitalité, force de vie, dynamisme, cheminement, énergie, vigueur, libido.
2) Protection, hérédité, clan, famille, territoire, procréation, perpétuation, loyauté, droiture, bénédiction.
3) Intuition, émotion, perception, réflexe, instinct, perpétuation, cinq sens, équilibre.
4) Fluidité, agilité, souplesse, affection, efficacité, maîtrise, travail, aptitude, habileté, respect, confiance en soi.
5) Persévérance, projet, ouvrage, haute aspiration, ambition, foi, courage, bonne résistance.
Cinq niveaux de conscience à expirer
1) Apathie, impuissance, faiblesse, morosité, violence, peur, cruauté, sauvagerie.
2) Insécurité, malédiction, conflits familiaux, stérilité, limitation, persécution, injustice.
3) Obstination, fermeture d’esprit, rigidité, vulnérabilité, perception erronée, déséquilibre.
4) Trahison, maladresse, abrupte, rigidité, fainéantise, lourdeur.
5) Impatience, versatilité, blocage, atonie, fragilité, crainte, défaitisme, sentiment d’être dans l’urgence. Stress. Angoisse du temps.
-nature de stagiaire du règne animal réalisé durant un stage
Le cheminement à travers les règnes qui jalonnent le développement spatiotemporel de notre planète se poursuit. J’entre à présent dans la vallée du règne animal. Bactérie, poisson, reptile, mammifère puis singe, mon évolution est passée par de longues étapes de développement qui ont donné vie à mon corps émotionnel et l’instinct de vie. Ce qui n’est guère suffisant pour atteindre l’aspiration profonde que je porte en moi, celle d’incarner pleinement mon humanité. J’ai franchi la vallée du minéral et du végétal, conscient des pouvoirs légués par la puissante volonté du mystère de la création dont l’œuvre semble être là pour sa seule gloire. Je veux comprendre le sens de cette gloire et sais que cette compréhension ne me sera accessible qu’après avoir accueilli l’énergie animale qui me colle à la peau comme une sangsue et ralentit mon avancement.
A cette étape, la gloire ne m’est pas du tout accessible en raison des forces archaïques qui m’anime et que je dois amener à la conscience, c'est-à-dire les mettre en pleine lumière pour ne plus les subir et en avoir peur. J’éprouve encore des difficultés avec ces résidus d’animalité qui génèrent en moi des comportements émotionnels débordants qui se traduisent parfois par de l’agressivité et un entêtement. Cela fait de moi un être spirituellement vulnérable. Voilà la porte d’entrée principale des peurs. Peur de la foudre, du ciel, de la terre et peur de la vie par opposition à la mort qui me fait horriblement trembler à sa seule pensée. Je vis donc dans l’urgence. Je n’ai jamais assez de temps pour porter assistance à autrui. Trop préoccupé par mes affaires temporelles qui sont ma seule sécurité. Peur de manquer. Peurs suscitées en partie par le spectre de la mort. J’éprouve de la difficulté à faire pleinement confiance en la vie et l’amour que j’associe spécifiquement à la vie familiale. A mon petit clan.
L’instinct de survie m’informe de ma nature éphémère, de la réalité de la mort qui peut me happer à tout instant et j’en tremble. La mort me fait trop peur et alimente d’autres peurs inutiles qui me mettent face à la vulnérabilité de ma nature, à la fois vivante et mortelle. Mon égo n’arrive pas à l’admettre. Il est mis à rude épreuve lorsque l’énergie animale me domine. Cela me rend nerveux, agressif, avide de tout et impitoyable. Voilà ce qui freine l’accès à ma véritable nature humaine. Quant à l’instinct de protection et de procréation, ils attisent en moi l’énergie de vie et assurent ma subsistance quotidienne et celle de ma famille. Mais cet instinct de protection me rend parfois égoïste, avide, envieux, générant complexes et dépendances. Ce qui m’éloigne de la vallée de l’humanité où règnent la bienveillance et la générosité. C’est à cela que j’aspire.
La maitrise du troisième pouvoir créateur, associé au règne animal, implique d’intégrer pleinement mon instinct de survie et de protection comme une énergie d’amour insufflée par la vie. C’est le processus créatif qui pérennise et glorifie son règne. Cette intégration permet d’apprivoiser mon animal pour en faire un précieux allié sur qui je peux compter à volonté.
A présent, j’avance dans la jungle du monde moderne avec la conscience de l’énergie brute insufflée par mon instinct de préservation. Je vois mon masque de sociabilité qui tend bienheureusement à tempérer en public cette énergie brute qui m’anime et qui alimente l’être archaïque en moi. J’intègre cette énergie et la transcende ici et maintenant en énergie créatrice au service du sorcier-guérisseur qui sommeille en moi. Voilà ma force. Voilà ma conscience à cette étape. L’animal-totem. Tous les membres de mon clan attendent sans vraiment le savoir que je prenne ma place en tant que tel.
L’artiste d’aujourd’hui est l’héritier du sorcier d’antan. Je ne savais pas mais je sais à présent protéger et bénir ma tribu par les vertus de mon pouvoir de connexion avec les forces transmises par mon énergie minérale, végétale et animale. Je connais mon chaos. C’est lui qui recèle tous les mystères de l’humanité. J’ai appris à entrer et sortir à volonté dans mon chaos grâce aux outils magiques mis à ma disposition par la vie. Le est un des plus puissants outils d’exploration du chaos qu’il m’a été donné de manier. Bien plus qu’un outil, le est un vaisseau de navigation qui permet d’accueillir toutes les turbulences ressenties durant le périlleux voyage à travers les cinq étapes qui me mènent vers l’adéquation avec le grand Moi.
J’ose désormais explorer en toute liberté et sans crainte mes abysses et les bêtes féroces qui y logent sont désormais domptés car je les porte en conscience. J’apporte la lumière nécessaire pour les percevoir et les accueillir en paix, aussi effrayantes soient-elles. Je vois dans les s que je réalise les coups de crocs reçus et donnés. Je vois le prédateur et la proie en moi. Le chat et la souris. Je vois comment j’agis lorsque je suis rassasié ou affamé. Et je sens la source de mes colères, violences, errances et frustrations. Je sens l’odeur de mon histoire minérale, végétale et animale et la force qui en découle. Je sens tout, sans pouvoir tout nommer. Je sens l’être sauvage qui fut jadis près à bondir de peur à la moindre caresse que je sais partager aujourd’hui avec tendresse. Je sens l’héritage. Mon père, ma mère, mes aïeux...
L’animal-roi est aujourd’hui près de moi, sans laisse, rassasié, apprivoisé, accueilli pleinement dans l’amour. Sa tête est posée paisiblement sur mes genoux au coin de la cheminée, ma main lui caresse le ventre. Il dort tranquillement, près à me servir…

Message de conscience


Cheminant au cœur de ma nature profonde, les sens en alerte, je reçois les signaux vibratoires d’un être primitif recroquevillé dans sa tanière. Je ne sais pas s’il est seul ou avec son clan. Il semble être aux aguets. C’est moi, en ces temps reculés où j’eus toutefois la chance de trouver un refuge pour m’abriter et me protéger contre la férocité de mes prédateurs. La peur me pousse à lancer un grognement guttural qui résonne dans ma caverne, traverse les parois montagneuses de mon refuge et parvient dans ma réalité actuelle où, vêtu d’un jean et d’un sweet, assis dans le fauteuil de mon salon, je fais la gueule. Mes affaires temporelles, affectives et matérielles, ne florissent pas à souhait. Cela génère soucis et frustration.
Je n’arrive pas à trouver ma place dans cette société dont le rythme effréné de son évolution me dépasse complètement. Je me sens largué, à la limite frontalière de mon territoire, impossible de l’élargir et de trouver une issue salvatrice. Je suis face à un gouffre gigantesque et infranchissable qui s’ouvre à l’infini devant moi, je ne peux ni avancer ni reculer. Une profonde angoisse existentielle compresse mon cerveau, plus rien ne parvient à se poser clairement. Le mental est en burn out, saturé par l’affluence massive de questions et de réponses qui se livrent à un combat sans merci, me rendant encore plus colérique. Cela noue mon corps et les multiples douleurs ressenties me laissent pressentir la fin de mon triste règne. Voilà pourquoi je fais la gueule. J’ai du mal à lâcher avec l’animal. Et à présent, des profondeurs de mes abysses, le spectre de la mort vient de surgir, ricanant. Menaçant. Est-ce la fin ?
A l’orée d’une mort qui se voudrait presque délivrance, un merle vient frapper violemment à la vitre de la fenêtre du salon et tombe sous le choc. Je me lève et me précipite dans le jardin pour le voir de près. Je le prends dans la main, je le hume, il est tout chaud, remuant légèrement la tête, l’air hagard. Je le lance aussitôt en l’air où il retrouve une aisance dans ses battements d’ailes avant de disparaître. Le ciel est gris. J’observe pourtant des nuances lumineuses derrière lesquelles le soleil semble être là, en attente. Je me retourne pour rentrer dans la maison. Au moment de refermer la porte, un spasme respiratoire me prend subitement. Je rejoins mon fauteuil, ferme les yeux et respire profondément.
Dans l’encombrement de mon cerveau, au même moment, une ultime prise de conscience jaillit et troue ma nébuleuse. Je sens ce qui freine mes élans de vie, m’empêchant d’accéder à la réalisation de mes hautes aspirations humaines. Je sens l’origine de mes peurs et la peur de mes peurs qui a amené mon mental à se forger une philosophie réactionnaire. Je respire de tout mon être, encore et encore. Ma mémoire cellulaire m’envoie un puissant écho vibratoire issu de la nuit des temps. Défilent alors la genèse de mon histoire à travers les règnes précédents. Puis résonnent les bruits et cris des orages et animaux qui ont évolué dans ce règne. Une peur atavique, clairement identifiée, me transperce là-bas et m’éveille ici à la conscience élargie de mon héritage et la nécessité d’accueillir une nouvelle conscience, plus humaine. Ancré dans ma réalité, je laisse l’énergie de vie me féconder. Dans l’accueil de mes données.
Le moment est venu de prendre une nouvelle inspiration et d’expirer bruyamment pour sortir de ma grotte, la lance dans une main et le bouclier dans l’autre. Me voilà parti en vaillant traqueur-traqué chercher et trouver ma nourriture terrestre. J’avance avec foi, sans me retourner, laissant derrière moi les traces de mon passé que je grave partout sur mon passage. J’aime l’histoire sous tous ses angles ainsi que les légendes. La géographie aussi. J’avance avec ma besace suspendu à l’extrémité d’un bâton posé sur mon épaule droite, conscient que les peurs me renvoient le spectre de la mort, mirage qui duplique mon ombre et me fait croire qu’elle se trouve devant moi.
J’avance à travers la jungle de ce monde moderne en guerrier confiant. Je sais qu’il n’y a en vérité aucune guerre extérieure à mener. Ni même à l’intérieur. La terre est assez vaste pour me nourrir et nourrir tous ses habitants, les petits et les grands, les gentils et les méchants… Cette seule conscience me libère de la proie et du prédateur hérités du règne animal. Et d’accéder enfin à ma véritable nature humaine.

Initiation au pouvoir du règne humain

humain / L’humanité en évolution
Accueil des forces créatrices de la vie humaine
Cinq niveaux de conscience à inspirer
1) Conscience, connaissance, croyance, moralité, responsabilité, réflexion, remise en question, attention, langage, mental, observation, organisation.
2) Guérison, résurrection, prospérité, santé, bien être, développement personnel, prévoyance, résilience, adaptation, écoute, apprentissage, amour, paix, expérience, respect, intégration.
3) Attache, liaison, co-création, communication, réseaux, dignité, sincérité, sociabilité, ouverture d’esprit.
4) Partage, entraide, assistance, humilité, vigilance, générosité, dévotion, engagement.
5) Evolution, tolérance, bienveillance, altruisme, bonté, amour, empathie, sensibilité, tendresse, épanouissement.
Cinq niveaux de conscience à expirer
1) Mauvaise foi, hébétude, absurdité, amoralité, étourderie, intolérance, arriération, prosélytisme.
2) Mal-être, blessure, anxiété, épuisement, maladie, avarice, débauche, médiocrité, adversité, arriération, immobilisme, déficience, culpabilité.
3) Ingratitude, verrouillage, isolement, rancune, manipulation, hypocrisie, évitement, mesquinerie.
4) Egoïsme, mépris, indifférence, endurcissement, distraction, présomption, traitrise.
5) Sectarisme, régression, perversion, misérabilisme, répression, animosité, haine, désespoir, impitoyabilité, froideur, xénophobie.
Beau est le voyage du pèlerin dont le rayonnement du sourire rejoint celui du nourrisson. Et de le partager librement, sans nulle attente. Beau est le voyage du pèlerin qui sait prendre le temps de s’arrêter pour faire traverser l’escargot. Et de poursuivre son chemin dans la joie. Beau est le chemin du pèlerin qui examine sa conscience au cœur de la nuit. Et de recevoir en souriant ses cauchemars, symbole manifeste du nettoyage de ses refoulements. Beau est le voyage du pèlerin blessé qui voit germer dans la mouise l’espoir d’un renouveau. Et de relever la tête avec dignité sans chercher à se venger. Beau est le voyage du pèlerin qui ôte l’épine du trône en le quittant, heureux à l’idée d’avoir épargné un danger à son successeur. Beau est le voyage du pèlerin qui ne garde de son histoire personnelle que l’expérience et reste bienveillant à l’égard de celle des autres, aussi complexe soit-elle. Beau est le voyage du pèlerin qui sait se voir en l’autre. Et de lui accorder autant d’importance qu’à lui-même. Beau est le voyage du pèlerin qui accueille et partage dans l’amour et la joie tout ce qui se présente en chemin…
Cette étape est celle du règne de l’humain qui invite à l’accueil de ma véritable nature humaine, celle qui me distingue de l’animal par la conscience d’être vivant et libre. D’être précisément doté du pouvoir de la conscience. Conscient de tout. Et responsable de mes actes et de leur répercussion sur le monde environnant. Pour ce faire, je me remets incessamment en question.
C'est l'étape où je lis toutes sortes de livres qui ont trait à l’humain et à son développement. Les livres spirituels aussi, parce que j’y vois un idéal qui me hisse vers le haut. J’ai besoin d’un idéal. D’une espérance élevée. Pour l’heure, j’accorde une grande importance au pouvoir des mots. D’ailleurs, le pouvoir majeur de cette étape réside dans la pleine conscience de la force du mental qui carbure en permanence. Sans nul repit. Ni en état de veille ou de sommeil ni même en état de méditation où il ralentit simplement.
Ainsi l’étape humaine se caractérise par la force du langage. Langage du mental, que ce soit par les mots, les signes ou les symboles. Les mots, en l’occurrence, permettent d’établir une communication raffinée avec moi-même et partant, avec mes semblables. Je connais la puissance des mots et l’écho qu’ils peuvent éveiller. Je sais que les mots détiennent un pouvoir de vie et de mort. Ils peuvent guérir ou au contraire engendrer la maladie et appeler la mort.
Beau est le voyage du pèlerin qui connait le pouvoir de vie et de mort des mots. Qui le manie dans l’amour et la paix et fait renaître l’espoir dans le cœur de ceux qui se sont égarés. J’y arrive… lentement. Après bien des périples. Pour l’heure, la vallée du règne humain s’ouvre devant moi avec une conscience élargie de sa splendeur. J’ai traversé bien des épreuves et j’apprends aujourd’hui à les élever au rang de l’expérience. J’apprends à prendre soin de moi et d’autrui avec bienveillance, ce qui n’est pas facile au quotidien. Les résidus de peurs commencent à se décoller des parois de ma grotte. Je les observe en essayant de ne pas me juger, de juger le moins possible les gens autour de moi. J’observe les peurs de ce monde et j’apprends aussi à ne pas juger l’humanité. A être aimant. Sincère. Lucide. J’apprends à aller vers moi et les autres avec tendresse et respect, conscient des préjugés et des peurs auxquelles ils renvoient. Ainsi j’apprends à approcher l’autre avec davantage de délicatesse. A conscientiser ce qui m’arrive et à respirer au juste moment, de tout mon être. A intégrer les leçons de vie et ne plus avoir à les débattre. A ne plus devoir me battre pour prendre ma place au cœur de la vie. A accueillir les données de ma réalité telles qu’elles sont, sans discussion. A composer mon unique tableau de vie, peaufiné au gré des expériences nouvelles qui viennent le compléter.
Me voilà donc à la quatrième étape de ce voyage initiatique au cœur du créatif. J’y entre avec encore quelques appréhension. Restant toutefois vigilant : je vois les peurs héritées de l’animal et je sais les situations dangereuses où elles m’ont entraîné. Aujourd’hui, mon animal est un allié dompté que je tiens toujours en laisse. La laisse est toujours nécessaire. Une sécurité encore nécessaire.
L’adéquation avec le règne de l’humain implique ainsi la conscience que mon pouvoir de guérison passe par un processus de développement lié à la reconnaissance du langage de l’amour en tant qu’énergie créatrice à même d’apporter la paix : observation permanente de mes peurs, accueil de mes données de vie et ouverture sur l’humanité. Dans la tolérance et le partage. L’étape de l’humain m’ouvre à la liberté assumée d’être vivant dans un monde extraordinaire où j’évolue autant que faire ce peut à la lumière de l’amour et la paix.
C’est en quelque sorte l’étape du développement personnel, non celui qui consiste à me rendre performant mais celui qui me permet d’avancer et de concourir en conscience à la croissance de l’humain que je suis, et partant, celle de l’humanité. J’accueille et exprime mes émotions librement, respectueusement, affectueusement, sans prosélytisme ni animosité. J’ai le recul sur moi et sait revenir rapidement vers l’autre, dans les secondes qui suivent, guidé par l’idéal d’amour et de paix. Je sais aussi être sincèrement présent à l’autre. Les mots justes se posent avec douceur ou fermeté. Je sais me protéger. Je sais que la protection n’est une armure blindée qui alourdirait mes pas. La protection réside dans la confiance en moi, en mon énergie créatrice.
Lorsque je suis blessé ou trahi, je vis cette souffrance sans l’entretenir plus longtemps qu’il ne faut. Je vois ma susceptibilité et celle des autres. Je vois nos frustrations. Je sais que l’autre est un reflet de moi, qu’il est aussi sensible et aussi important que moi. Qu’il est ainsi sacré. Mais cette dimension sacrée, je ne la vivrai pleinement qu’à l’étape divine. A ce stade, je parle plutôt de respect, d’entraide et de bienveillance. Et d’apporter autant que faire ce peut mes soins à autrui. Et de faire appel à l’artiste-guérisseur qui sommeille en moi. Tout ce qui a trait à la guérison m’interpelle. Celle de l’individu et du monde.
Je sais qu’en concourant à la guérison du monde je concours à la mienne. Je connais la lois du don et du recevoir. Elle se met en place d’elle-même au moindre premier pas que je fais. D’ailleurs tout se déroule sans avoir véritablement d’effort à fournir si ce n’est celui d’être vigilant sur la manière subtile dont le mécanisme des peurs se met en place et freine mon éclosion naturelle. Et de respirer profondément. J’ai appris à respirer avec tout ce que je suis.
Je sais que le miracle arrive au moment juste et que ce moment ne correspond pas toujours avec le mien. J’aspire à l’adéquation synchronisée entre ma volonté et celle de la vie mais elle viendra plus tard…

Message de concience


Tout comme toi, j’observe l’humanité. J’observe nos comportements et ce que nous faisons de la puissante énergie créatrice léguée par le mystère de la création. Je vois la peur, la violence, la haine et la guerre et l’animal-humain avide de matière et de pouvoir. Je vois aussi l’amour, l’entraide et la bienveillance et des êtres humains, pleinement humains, qui œuvrent dans la paix. Je vois et j’apprends à devenir pleinement humain. A accueillir la réalité telle qu’elle est, sans préjuger, sans avoir honte d’être humain dans un monde où je me vois souvent contraint d’utiliser mon intelligence humaine au service de mon animalité. Pour devenir un guerrier matérialiste aux aguets, rusé et performant, dévitalisé de ma substance spirituelle. Cela m’inquiète car lorsque je n’entre pas dans cette démarche, je suis d’abord persécuté et marginalisé avant d’être impitoyablement exclu pour ne pas dire proscrit. Je vois la société des humains telle qu’elle est.
La clairvoyance est de mise à ce stade. Ainsi que la préservation de ma dignité humaine. Ne pas m’excuser d’être un acteur éclairé de la réalité. Ne pas m’excuser de vivre avant de mourir. Je suis là, à ma place. Dans la scène du monde où je vois l’accomplissement inexorable de l’humanité, mue par une volonté supérieure qui nous dépasse certainement. Et vive le dépassement ! Il m’a fallu du temps pour comprendre qu’il n’y a rien d’autre à faire et à comprendre que ce qui est donné à faire et à comprendre sur mon chemin. C'est-à-dire : observer, respirer et accueillir les données de ma réalité aussi complexes soient-elles. A commencer par celles de mon héritage familial puisque j’ai naturellement grandi à la lumière de modèles nécessaires à l’élaboration de ma personnalité : Parents, tuteurs, amis, stars… Ce qui a généré un programme de base à partir duquel je prends mes repères pour cheminer dans ma vie. Considérés comme bons ou mauvais, ils n’en restent pas moins des repères. Indiscutables parce que la vie ne saurait revenir en arrière. Toute plainte s’avère vaine. Je connais le poids de mon héritage dans ma vie quotidienne. Je sais combien il est difficile de m’en délester pour accueillir les nouveaux paradigmes transmis par la mémoire collective.
Mes pas sont encore lourds et hésitants mais j’avance avec une foi qui s’affirme progressivement. A la clarté d’une vigilance constante. Ce travail d’observation, de respiration et d’accueil de mes données est désormais mon credo. Je ménage et conduis fermement mon égo qui cherche désespérément à exploiter l’héritage de mon animalité pour prendre le contrôle et alimenter l’orgueil et tous les vices qui lui sont liés. Je sais que ne suis pas à l’abri d’une ruade inattendue de cette nécessaire monture qui m’égale parfois en intelligence. Voilà pourquoi la vigilance est le bâton qui m’accompagne dans la traversée de cette étape. Dans mes périodes de fragilité, je n’hésite pas à consulter des dresseurs d’égo professionnels pour renforcer ma foi en l’étoile de l’espérance humaine qui brille dans mon cœur et rayonne d’amour et de joie.
J’apprends à exprimer ma désapprobation et ma colère dans le respect. Sans me sentir systématiquement menacé. Sans avoir besoin d’agresser, de fuir ou d’être paralysé de frayeur. Sans être de mauvaise foi et faire preuve d’intolérance. Je respire profondément, avec discrétion, et offre si possible une écoute sincère à l’autre. Je ne cherche plus à convaincre à tout prix, comme je pouvais le faire à l’étape animale, mais plutôt à partager. Je commence à grandir en humanité. Je me remets rapidement en question et vois clairement l’endroit qui freine mon avancement. J’observe ma culpabilité sans me sentir condamné. J’observe ma frustration sans me croire abandonné ou rejeté. Je me vois tel que je suis vraiment et mon regard est désormais bienveillant. Une petite tape sur mon épaule intérieur : allons, tout va roule… Et ceci parce que je crois en un idéal du genre humain qui me hisse vers le haut. Je vais vers les autres, crée des liens sincères dans le respect et la dignité. Une main toujours tendue, prête à servir.
J’ai pris conscience que l’amour est l’unique source de guérison sur terre. Qu’il n’est ni menaçant ni offensif. L’amour est la source créatrice de vie. Intarissable. Elle naît du mystère de la création. L’amour circule dans le cœur des êtres humains sans nulle distinction. Je dois apprendre à l’accueillir en paix et cesser de vouloir contenir l’amour dans un vase.
L’amour ne contient pas et ne saurait être contenu. Il se donne à moi quand je cesse de vouloir le protéger car cette volonté procède d’une volonté de possession. Or l’amour ne possède pas et ne saurait être possédé.(K.Gibran). Il est libre comme l’air que je respire à chaque instant. Je respire encore et encore de toute mon âme cette ultime vérité. je laisse désormais l’amour me pénétrer par tous les sens, soumis à sa suprématie. Je vois s’élargir autour de moi mon jardin intime, devenant si vaste qu’il embrasse le monde entier.
Je comprends alors que la guérison totale de mon passé se trouve dans l’accueil inconditionnel de l’amour de l’humanité. Tel semble être le secret du véritable bonheur d’être un humain qui vit pleinement son humanité.

Initiation au pouvoir du règne divin

divin / La vie réalisée
Accueil des forces créatrices transcendantales
Cinq niveaux de conscience à inspirer
1) Adéquation, communion, vérité, authenticité, pleine présence, lucidité.
2) Détachement, confiance en la vie, perspicacité, subtilité, attention, discernement, accueil, amour universel.
3) Clarté, révélation, secret, connexion, synchronicité, visualisation créatrice, sixième sens.
4) Gratitude, reconnaissance, célébration, contentement, félicité, harmonie, innocence,
5) Eveil, grâce, miracle, transcendance, rayonnement, lumière, joie.
Cinq niveaux de conscience à expirer
1) Décalage, division, tiraillement, conflit, mensonge, imposture, égarement.
2) Addiction, incertitude, aversion, distraction, perfidie, misanthropie.
3) Confusion, illusion, duperie, obscurantisme, aveuglement.
4) Vanité, égocentrisme, ingratitude, tristesse, déception, calamité, disgrâce.
5) Egarement, malchance, décadence, ténèbres.

Rares sont les élus qui parviennent à franchir l’étape ultime de la réalisation humaine et accéder ainsi à celle du divin. C’est la vallée du mystère de la création qu’aucun mot ne saurait restituer la splendeur. Cette étape se caractérise par un état émotionnel proche de l’extase amoureuse où il n’y a plus de dualité.
En vérité, tout un chacun porte en soi l’appel de l’union et le ressent au plus profond de lui-même comme l’état originel. Tout un chacun en a déjà fait l’expérience. Bébé, certes, et dans toute relation amoureuse avec une autre personne. C’est l’appel de l’union dans un moi commun. Toi et moi ne faisons plus qu’un. Le grand Moi. Dieu où le mystère de la création si tu préfères. C’est avec lui que se fait l’union dans cette étape. L’étape du divin est celle de l’amoureux. Non pas celui qui est à la croisée des chemins comme dans le Tarot. C’est l’amoureux libéré de la dualité. Libéré de toute attente. Amoureux dans l’unicité de l’amour. Amoureux de l’amour.
Cet état se manifeste lorsque je suis détaché de l’emprise temporelle et qu’il y a une totale adéquation avec mon moi spirituel. Je ne fais plus qu’un avec moi-même. Il n’y a ni décalage, ni angoisse de séparation, ni attachement, ni chemin, ni repère, ni début ni fin. Je suis arrivé en quelque sorte au terme de mon parcours initiatique et je trône. En union avec Moi. Evidemment, cet état de félicité est difficile à maintenir en permanence en raison des contingences de la vie quotidienne.
L’artiste pèlerin qui entre dans cette vallée n’a rien à envier au saint ou au berger. Ici, il n’y a pas d’envie et en même temps il n’y a que ça : l’envie se libère de la peur et de tout sentiment de frustration qui en découle : avidité, souci, etc… L’envie est un élan créatif au service de mon moi, désormais libéré du temps. L’envie est ici synonyme de jouissance. D’un orgasme permanent. Je jouis d’être moi. Dans un bonheur puéril. Bonheur d’incarner le « Je » dans une présence sans nom, sans définition, sans rien qui puisse altérer sa réalité.
« Je » suis dans un état de glorification innommable, voilé à mes semblables qui désormais ne voient de moi qu’une apparence quelconque, appelée personnalité. Une personnalité façonnée par mon histoire temporelle qui me rend bien humain. Sans distinction particulière. Et c’est tant mieux. La paix est dans les parages. Je vis comme tout un chacun et chacun est moi. Je vis pleinement mon incarnation d’humain. Dans l’accueil de la réalité de mon parcours à travers les règnes précédents. Sans me soucier de vie ou de la mort. Je vois clairement la vie et la mort. La mort ne saurait être une fin puisqu’en vérité il n’y a ni début ni fin. La mort est une porte qui ouvre sur l’univers infini du mystère de la création dont la manifestation temporelle procède d’une volonté qui lui est propre.
Cette ultime étape où j’expérimente le divin, c'est-à-dire l’adéquation avec mon moi profond, se déroule dans un présent lumineux. L’apprentissage passe par les cinq étapes initiatiques liées aux règnes qui jalonnent mon existence terrestre. Ma réalité s’accomplit d’elle-même dans une volonté créatrice dont je suis désormais le maître. Ici, le ciel et la terre se confondent sans se confondre. L’ombre et la lumière ne font qu’un. D’ailleurs tout est un. Fondu. Sans frontière. Ici, il n’y a pas de miroir où je puisse me voir ou voir les autres. Les yeux sont là pour voir uniquement la beauté du cœur de tout un chacun, sans l’once d’un quelconque jugement. Ici, je n’ai que faire de la raison. Ici, il n’y a pas de réflexion aliénante, pas de décision risquée, pas d’anticipation inutile. Ici, toute action juste se réalise d’elle-même. Et quand elle ne se réalise pas, une grande joie s’installe et le mot magique se prononce sans se prononcer : El hamdoullah ! (gratitude).
Ici, il n’y a aucune interférence, aucun espace entre ceci et cela où les peurs puissent s’immiscer. Ici, les peurs ne sauraient trouver de place, pas même dans les toilettes ! Ici, la connexion est instantanée. Je cueille et savoure mes désirs à volonté, en toute liberté, sans crainte ou culpabilité.
Ainsi, le cinquième pouvoir du créatif puise sa puissance dans la matrice cosmique du mystère de la création. Le pèlerin se laisse aspirer, abandonnant son bâton et sa besace. Le secret de la vie se dévoile dans l’intimité de l’acte d’amour entre l’esprit et la matière. La conscience atteint l’orgasme et s’anéantit dans sa propre jouissance, laissant apparaître une brèche dans la matrice cosmique : Bienvenue, ô, moi l’artiste-pèlerin, bienvenue, me dis-je, dans le royaume de l’adéquation. Je suis l'artiste qui éclaire le monde, je suis le présent accompli qui se libère du temps, je suis l'humain qui crée sa vie, je suis la vie.
Me voilà donc arrivé au terme de mon parcours initiatique. Ma nature spirituelle se déploie dans toute sa splendeur et me révèle le cinquième pouvoir du créatif dans le silence de ma réalité profonde. Ma vie s’assume dans une conscience libérée de son propre poids. Je crée ma vie dans l’amour inconditionnel de moi, toi et l’univers. Sans conflit. Sans dualité. Je suis moi, uni à vie. Mon histoire est désormais une légende fabuleuse.
Les synchronicités se mettent en place. Je vois et crée en toute liberté. La vie est ce que mes pensées en font. J’œuvre avec les données de ma réalité et compose mon unique tableau de vie dans l’amour et la joie d’être un artiste accompli : Il n’y a pas d’autre réalité que ma réalité créatrice, je suis son héritier privilégié, jouissant de son énergie à volonté.

Message de conscience


La vie est là où je suis, autour de moi et en moi. C’est une fidèle alliée qui me guide et m’ouvre la voie de l’harmonie à la lumière de ma volonté. Je la respire comme elle me respire et m’inspire le bonheur d’être là, dans l’accueil de tout ce qui est. Dans le présent universel des forces agissantes d’évolution et la soumission inconditionnelle à la volonté du mystère de la création dont je suis le secret. Il n’y a pas d’autre moi que moi. Il n’y a pas d’autre vie que la vie. Il n’y a pas d’autre réalité créatrice que la mienne. Voilà l’état dans lequel je m’épanouis en toute liberté lorsque je suis dans la vallée du divin.
Je suis libéré de toute spéculation. .Libéré de la quête. Et voilà tout. J’aime la vie. La vie m’aime. Nous sommes unis. Unis à vie. Dans l’amour. Elle est moi et je suis elle. Dans un partage sans limite. Sans calcul. Sans décalage. En adéquation. Dans une union parfaite. En adoration. Libéré de la dualité. Le mental et l’égo sont des esclaves heureux au service de mon rayonnement. Je suis dans un mouvement ascensionnel qui glorifie ma réalité créatrice. Le « je » ne m’appartient plus vraiment. Pas plus qu’il n’appartient à la vie. Il existe sans notion d’appartenance. Sans le verbe être et encore moins le verbe avoir. Sans auxiliaire. Dans le silence de l’essence même de l’être
Entre la naissance et la mort, le mystère de la création génère en nous cet état de grâce sans distinction aucune : Nouveau né, enfant, adolescent, adulte, vieillard, tout un chacun connaît cet état de grâce appelé communément « bonheur ». J’aspire à ce bonheur précisément parce que je le connais. Sans quoi je ne le chercherai pas. Le chercheur d’or sait reconnaître cette matière précieuse parce qu’il l’a déjà vu. Sans quoi sa quête n’aurait pas de sens.
A l’étape du divin, je suis soumis aux forces intérieures et extérieures qui me lient à moi-même. Et quand je me lie à moi-même, je me lie aux autres et à l’univers. Mon accomplissement se fait dans le silence nourrissant de la foi qui étale à satiété tout ce dont j’ai besoin pour m’accomplir : J’accueille le sein de la terre-mère qui nourrit mon esprit et mon corps. Je la tête en toute liberté. Elle est là pour moi et je suis là pour elle, à l’unisson de notre accomplissement commun, soumis aux forces cosmiques qui nous gouvernent. Je suis en adéquation avec le corps et l’esprit, complètement guéri de mes peurs devenues des alliées.
Je suis dans la pleine conscience qu’il n’existe pas d’autre réalité que ma réalité et je lui accorde toute mon attention. Je sais que tout et rien n’a d’importance. Je suis à l’écoute du langage de la vie dans toute sa dimension, temporelle et spirituelle. J’œuvre avec les données de ma réalité et compose mon juste tableau de vie. Je sais que tout ce qui m’arrive est le fruit de ma pensée. Je suis créateur de ma vie. Ma méditation est un état d’être permanent, une connexion ininterrompue avec l’énergie de l’amour et de la création que je partage librement à travers des actions solidaires totalement désintéressées. La vie est une fête que je danse en toute liberté. Je ne ressens plus de décalage ou de tiraillement. Je sais que le mensonge et la vérité se dressent ensemble vers le ciel, libérés de l’illusion de la dualité. Il n’y a plus vraiment de confusion, de vanité ou d’addiction. Ils sont là sans être là. Cela se caractérise par un accueil de tout ce qui m’arrive comme étant parfaitement juste. Mes états émotionnels sont à l’avenant des saisons. Je les vis sans retenue. Joie, tristesse, colère…
Tout est à sa place. Tout se vit sans effort. Je m’épanouis en toute liberté, sans nul autre but que celui de laisser faire la nature au gré de mes inspirations, dans un accueil inconditionnel. Je compose à la lumière de mes données et celles de mon entourage, sans « prise de tête ». Je vois, capte, tantôt fou tantôt sage, pleinement incarné, en adéquation avec les saisons extérieures et intérieures. Je me nourris avec délectation quand la table est servie et jeûne avec plaisir quand elle ne l’est pas. Je vis à la lumière de l’amour, me faisant des accolades, n’hésitant pas à en faire et j’invite volontiers ma famille élargie à la rencontre créative, clamant haut et fort : Fête l’amour !
Sur un plan spirituel, le mental et l’égo s’évaporent en petits nuages pour disparaitre aussitôt au contact de la lumière du mystère de la création. Toute spéculation est vaine. Il n’y a rien à comprendre qui ne soit compris. Aucun verbe ne subsiste en mémoire du temps. Seule Ma présence, la majuscule renvoie à l’union avec le divin, libérée de toute forme de discussion, est manifeste : « Je », et voilà tout. Et voilà rien. Il y a rien du tout et tout et rien à la fois. Le tout et rien s’unissent et abolissent leur propre importance. Ici, il n’y a ni passé ni futur ni présent, ni rien qui rappelle l’existence du temps et puisse faire ombrage au Je. Ici, il n’y a pas de dualité. Pas de gravité. Pas de poids. Pas de comparaison. Ici, c’est le paradis…
Chacune des cinq grandes étapes du créatif recèle ainsi un pouvoir qui comporte cinq niveaux de conscience associés aux règnes. L’accès à chaque pouvoir passe par la conscience du souffle créateur dont les temps d’inspiration et d’expiration ne peuvent être séparés. Ils permettent de donner un rythme à l’expression des émotions durant la réalisation du . L’inspiration comme l’expiration ne sauraient être opposées car elles sont complémentaires. Toutes les émotions font parties de notre réalité humaine. Chaque émotion se transcende dans la conscience de sa réalité extérieure et intérieure. Ombre et lumière. Non dans la dualité mais dans l’accueil de sa pleine vérité.
Ainsi je puise ma force dans la conscience de ma faiblesse. Ma patience dans celle de mon impatience. Ma générosité dans celle de mon égoïsme et ainsi de suite. Si par exemple je ne vois pas ou nie cette part d’égoïsme en moi, ma générosité n’est pas sincère. Ma générosité s’exprime à la lumière de mon égoïsme (potentiel ou avéré).