Techniques de peinture du mandala

Initiation aux techniques d'arts plastiques appropriés du mandala, pour débutant amateur ou professionnel

Techniques et conseils pour réaliser son propre créatif
C'est à la lumière de mon expérience pratique d’artiste et d’enseignant que je partage ici mon approche technique de la peinture

Approche technique

Si les techniques traditionnelles du sont rigoureuses et soumises à des rituels spécifiques, celles du créatif, pratiquées notamment dans mon atelier, sont plus libres et ne se différencient guère de celles de la peinture en général qui remontent à la préhistoire. Nombre de fresques étaient réalisées avec de l’argile dilué à l’eau ou charbon et ont bien résisté au temps puisque nous pouvons encore les voir. Leur sens originel n’est pas clairement défini. L’art pour l’art ? L’art sacré pour protéger et bénir ? Toujours est-il que la technique en peinture a évolué (heureusement) et renvoie à un savoir faire que j’aborde ici à la lumière de mon expérience personnelle d'artiste plasticien.
Le choix des outils et matériaux est propre à chaque artiste. Ainsi, j'ai une préférence pour la peinture acrylique Ceci pour des raisons pratiques :
- Séchage rapide (quelques minutes)
- Dilution et nettoyage à l’eau - Faible odeur et indélébilité (Elle est composée de pigments et de résines synthétiques et beaucoup de médiums et additifs permettent de modifier son application et sa texture).
Bien entendu, j'accueille également toutes les techniques mixtes qui s'adaptent à la peinture acrylique (pastels gras, feutres, collage, etc...).
A propos de la peinture en général
technique des couleurs dans le Le degré d’appréciation technique d’une œuvre est subordonné à la subjectivité du regard et l’influence de mon aliénation culturelle. Tout système social ne base t’il pas ses principes sur la volonté d’une minorité influente d’imposer de gré ou de force à la majorité, un système d’organisation conventionné par des règles ? L’aliénation est là. Ma véritable liberté d’expression est biaisée d’office. Dans le domaine de l’art cette minorité influente se compose d’artistes, d’enseignants, de critiques d’arts, de galeristes et de journalistes entre autres qui se veulent être les détenteurs privilégiés du juste regart. C’est une forme de dictature. Y échapper c’est risquer de se marginaliser. Et à quel prix ?
En art brut, par exemple, la cohérence esthétique s’appuie sur la spontanéité du geste et l’intuition pure. Ce qui remet en question tous les repères conventionnels de la peinture dispensés notamment dans les écoles d’art, et les techniques associées qui en découlent. Idem pour l’art dit naïf, primitif, singulier ou l’expression puérile des enfants vers laquelle tendent à revenir un certain nombre d’artistes après de longues investigations. Ce qui ramène l’art à sa vérité originelle.
L’art est un langage universel commun et accessible à tout un chacun, aux plus sages comme aux plus fous…
La volonté d’enfermer la peinture dans un regard obtus et des règles techniques coercitives restreint insidieusement l’accès de l’art en tant qu’outil de liaison primordial des émotions. Sa dimension universelle est le propre de l’humanité et non d’une caste.
Quelles sont les règles qui régissent les techniques de la peinture ? Dans un absolu, aucune.
Selon moi, les règles sont un simple codage culturel du langage universel de l’art mû par une volonté d’appropriation de l’art. Elles sont comme des œillères, voire une sorte de censure qui procède de la volonté de filtrer partialement les visions spontanées issues du regard intérieur, jugées trop brutes ou non conformes aux exigences actuelles. Et d’imposer un code de communication technique supposé être au diapason de l’époque : Art moderne, contemporain, actuel… Cet enfermement de l’art bloque d’emblée l’élan créatif de la personne qui déciderait subitement de s’exprimer par la peinture au nom de la liberté d’expression, sans autre but que celui de répondre naturellement à une pulsion créatrice.
L’art a t’il besoin d’une dictature culturelle pour exister ? Non, il continue d’exister à travers la palette étendue de sa liberté d’expression au-delà même de sa reconnaissance publique. Et heureusement ! Grâce aux courants révolutionnaires d’artistes marginaux et audacieux le regard actuel sur la peinture, et ses techniques en l’occurrence, a été largement remis en question. L’expression picturale est désormais accessible à toute personne qui décide de s’exprimer par le biais de cette grande et libre voie spirituelle qu’est la peinture.
L’agencement des formes et des couleurs n’est plus soumis aux règles édictées par la volonté de reproduire la réalité telle que l’œil la voit concrètement. Volonté qui était et reste un enjeu technique dont le paroxysme a pourtant été atteint avec la peinture dite classique. Une peinture qui tend à vouloir reproduire la réalité n’est pas toujours révélatrice du talent de l’artiste mais de son aptitude à se plier conscienseusement à des règles rigoureuses et à les appliquer, qu’il y fasse ou non passer sa sensibilité d’artiste.
La sensibilité de l’artiste n’a pas besoin de grandes performances techniques pour se libérer. Voilà mon point de vue. A fortiori à notre époque où les nouvelles techniques de l’image, toujours plus performantes, remettent en question l’opportunité du défi technique de la peinture réaliste qui continue pourtant de fasciner un large public. Cette volonté de vouloir reproduire distinctement la réalité a progressivement amené des artistes talentueux à ne plus vouloir la copier mais à l’exprimer par des techniques nouvelles qui véhiculent plus librement leur sensibilité et originalité. Ce qui a donné naissance à de puissantes écritures picturales tels que l’impressionnisme et toutes les autres expressions libres qui ont fait école depuis, ayant clairement ouvert les vannes de la créativité picturale, de l’abstraction à l’art conceptuel… technique de la peinture Comment trouver mes propres repères dans cette jungle culturelle ?
La volonté de reproduire fidèlement la réalité a permis de découvrir nombreuses techniques de peinture. Les artistes talentueux et audacieux comme Picasso, pour ne citer que lui, avaient rapidement maitrisé la peinture dite classique avant de partir à la conquête d’autres techniques d’expression. Et dans la peinture actuelle, je vois bien que certaines règles communes se retrouvent. Je n’ai pas la prétention de les répertorier toutes mais de partager quelques unes des règles que je maîtrise. Le style s’affirme au gré de la fréquence de la pratique et de l’expérimentation sur le terrain des nouvelles techniques découvertes.
Si je débute et que la peinture réaliste exerce en moi un attrait certain, je relève les manches et vais prendre clairement des cours de dessin et peinture classique, sachant qu’il me faut être patient pour obtenir des résultats probants. Sinon, je dois rester bien axé dans ma volonté de suivre le sentier de la libre créativité et être prudent en chemin. C'est-à-dire ouvert d’esprit. Un angle à 360 degrés.
La vigilance est de mise car c’est en accueillant ce que je crois être des maladresses que les déformations créeront ma force d’expression (mon style). Je rappelle que c’est en restant humblement ouvert à tout ce qui se passe que je trouve mon chemin dans la peinture. Mais s’il te plait ne reste pas divisé, la dualité rend agressif, fait fuir ou paralyse.
Si je décide de comprendre comment fonctionnent les règles déjà établies de la peinture, en voilà quelques unes, découvertes et comprises durant mon cheminement d’artiste. A noter que lorsque j’ai débuté la peinture, le réalisme a exercé chez moi une certaine fascination tout en cherchant à y faire passer l’expression de ma sensibilité. C'est par une pratique régulière de la peinture réaliste que j'ai compris qu'elle est basée exclusivement sur des jeux d’ombre et de lumière et se traduit techniquement par des jeux de dégradés, de fondus ou de glacis et un dessin extrêmement juste. Que ce soit au pinceau ou au couteau (spatule).
La façon d’appliquer la peinture est déterminante. Les impressionnistes, par exemple, vont appliquer la peinture par touche tandis que les peintres classiques vont le faire en fondant les zones frontalières des couleurs. Le rendu sera différent selon le support utilisé (feuille, carton, bois, toile…), la consistance de la matière (diluée ou empâtée), l’outil utilisé pour appliquer la matière (pinceau, chiffon, éponge, couteau, pistolet...)… Bref, les techniques sont vraiment nombreuses. Mais je ne dois pas m’effrayer trop vite. Si les techniques se découvrent, s’expérimentent et se maîtrisent par la pratique, je peux rapidement réaliser des tableaux qui tiendront la route pour peu que je chemines en toute humilité.
Comment affiner le regard esthétique ?
En écoutant mon intuition profonde, certes, et les émotions que suscitent en moi la beauté de mon tableau. Oui, mais je conseille dans un premier temps d’aller voir beaucoup d’expositions de peinture et de pratiquer souvent. Le plus souvent possible. Alors mon regard esthétique se moulera progressivement aux formes de ma réalité spirituelle et la peinture m’offrira une correspondance imagée de ma puissance créatrice.

Techniques du mandala individuel

Au secours ! Je ne sais ni dessiner ni peindre ! Combien de fois ai-je entendu ce genre de phrase ? Ou alors : Je n’y arriverai jamais ! Ce n’est pas fait pour moi ! Je n’ai pas de talent pour me lancer dans la peinture ! Evidemment, j’essaie dans ce cas de rassurer la personne et de lui faire comprendre qu’il y a de toute évidence un début à tout. Je sais que ce sont souvent les peurs qui parlent. Et comme je le dis souvent, les peurs me paralysent, me rendent agressif ou me pousse à fuir. Si personne n’avait le droit de s’exprimer à moins d’avoir du talent, la vie serait insupportable.
Rappel :
Toutes les personnes qui dansent ne sont pas nécessairement des danseurs reconnus et pourtant chacun s’octroie le droit de danser en toute liberté. Et heureusement ! Idem pour le chant, la musique, le théâtre… et toutes expressions culturelles faites pour concourir à notre bien être dont la peinture !
La culture n’est pas l’apanage d’une élite. Elle est la manifestation de la réalité créatrice propre aux êtres humains à des niveaux différents d’appréciation et d’expression. Donc, je n’ai pas besoin de savoir dessiner ou peindre pour me lancer dans l’aventure de l’expression picturale. Aucun niveau requis n’est exigé. Il est évident que la seule motivation suffit et qu’il y a un début à tout. Si j’ai envie de peindre des s c’est que la vie m’invite à cela. Alors, je donne une sucette à mon mental pour l’occuper et j’y vais !
Note :
Je tiens à rppeler au passage que l’enjeu technique lors de la réalisation d’un est étroitement lié à l’enjeu émotionnel qui caractérise le rapport intime que j’établis avec moi-même. L’attitude adoptée à l’égard de ma création est égale à celle que j’adopte dans ma vie quotidienne. A titre d’exemple :
Si je suis quelque peu négligeant dans mon quotidien et que je l’assume pleinement, cela se reflètera dans ma peinture, même si je débute car le est une représentation schématique de mon espace intime. Je saurai faire appel de façon intuitive aux justes techniques pour m’exprimer et accueillir avec satisfaction la négligence assumée de mon tableau. Idem si je suis exigeant. C’est lorsque l’exigence, la négligence ou tout autre état qui me caractérise n’est pas assumé que l’enjeu technique prend une ampleur démesurée et génère un conflit. Voilà pourquoi tous les repères techniques que j’apporte restent de simples repères.
Qu’ai-je à me prendre la tête avec la technique si je n’ai pas l’ambition de devenir un professionnel ? Avis :
Je crois que la cohérence esthétique et toutes les techniques inhérentes se développent avec la pratique. Ils peuvent certainement découler d’un simple bon sens. Si les techniques traditionnelles de sont rigoureuses et soumises à des rituels spécifiques, celles du créatif sont plus libres et ne se différencient guère de celles de la peinture en général qui remontent à la préhistoire. La plupart des fresques étaient réalisées avec du charbon ou de l’argile dilué à l’eau et ont bien résisté au temps puisque nous pouvons encore les voir. Leur sens originel n’est pas clairement défini. L’art pour l’art ? L’art sacré pour protéger et bénir ? Toujours est-il que la technique renvoie à un savoir faire que j’aborde ici à la lumière de mon expérience personnelle.
Les techniques de peinture évoluent régulièrement et comme une majorité d’artistes j’utilise de préférence la peinture acrylique pour des raisons pratiques : - Séchage rapide (quelques minutes),
- dilution et nettoyage à l’eau,
- faible odeur et indélébilité (Elle est composée de pigments et de résines synthétiques et beaucoup de médiums et additifs permettent de modifier son application et sa texture).
Etape 1 Préparation du support (la sous couche)
Pour pallier à l’angoisse de la toile blanche, je préconise de préparer une sous-couche relativement diluée, appelée glacis. Note : La sous-couche diluée avec plusieurs couleurs est accueillante et invite à la créativité, contrairement à un fond en aplat ou chargé en peinture qui aura tendance à se présenter comme une barrière à devoir franchir et susceptible ainsi de couper l’élan créatif. Je réalise au choix la sous couche avec un pinceau large, un chiffon, un film plastique froissé, une éponge, un tampon ou autre. Temps de réalisation de la sous couche: A peine une minute. La rapidité permet ici de déjouer les pièges du mental qui tenterait de vouloir contrôler le geste et le raidir. Or il n’y a rien à contrôler, juste à remplir l’espace de la toile vierge. La sous-couche permet également de mieux gérer les petits espaces vides laissés autour des graphismes. Astuce : Les traces du pinceau ou les effets (etc..) accidentels peuvent être inspirants. Je les garde le plus longtemps possible...
Etape 2 Réalisation d’un spontané
Une fois la sous couche bien sèche, je peux décider d’envoyer balader toutes les techniques pour créer un spontané. Super ! J n’ai pas besoin de conseils précis pour le moment si ce n’est de tracer la structure basique du (à la craie ou au crayon pastel sec pour pouvoir corriger facilement) : deux cercles périphériques, un carré et un centre. Et d’écouter mon intuition sans me prendre la tête. Ca fait un bien fou de s’exprimer librement sans attente d’un résultat final. Juste pour le plaisir de se défouler…
Etape 3 Réalisation d’un structuré ou semi structuré
Le structuré se conçoit d’abord sur une autre feuille (prémaquette) tandis que le semi structuré se dessine directement sur la toile et se modifie au gré de l’inspiration. Une fois la sous couche sèche, je trace à la craie sèche mon .
Rappel :
Le symbole majeur dessiné au centre va me représenter. L’incarner permet d’établir avec moi un dialogue intime. Cela signifie que je prends conscience de ma puissance à travers ce symbole et laisse mon énergie circuler dans ses veines.
Etape 4
Je pose les premières valeurs des couleurs en glacis sur tout mon tableau pour développer une vision d’ensemble de mon univers intérieur. Je précise au passage que la peinture acrylique est couvrante en trois couches minimum. L’empâtement éventuel se met seulement à partir de la troisième couche sauf si je travaille au couteau, auquel cas je peux empâter dès la deuxième couche.
Etape 5 J’utilise le Gesso pour couvrir les espaces qui ne me plaisent pas afin d’y mettre une couleur plus claire. J’appelle cela faire un pansement.
Etape 6
Je passe à la deuxième puis à la troisième couche avant d’entrer dans les détails. Les couleurs deviennent de plus en plus empâtées sauf si je souhaite travailler en transparence. Auquel cas je peux augmenter le nombre de couches.
Précision : Les trois premières couches couvrent l’ensemble du tableau. Ce n’est qu’à la quatrième couche que je peux entrer dans les détails.
Précisions techniques pour le individuel
Le fond ou sous couche
C’est une ou plusieurs couleurs étalées sur le support pour accueillir l’expression picturale. Cela permet de le laisser apparaître à certains endroits négligés ou volontairement. L’utilisation de plusieurs sous couches superposées est une technique spécifique (grattage de couches) que je n’aborderai pas ici. Pour revenir à la sous couche, son choix se fait souvent entre une ou plusieurs couleurs diluées (en glacis) ou plus épaisse. Je les pose rapidement avec un pinceau large, une éponge, un papier froissé, un chiffon, mes mains… bref, je le fais en quelques secondes pour déjouer le mental qui comme je le disais plus haut tente de vouloir contrôler la situation et juguler l’énergie créatrice. J’accueille pleinement les traces et effets ainsi produits et attends que la peinture sèche avant d’appliquer éventuellement (donc pas nécessaire) une deuxième couche et de tracer le . Rappel : La peinture acrylique est couvrante en trois couches minimum. Je suis patient et j’accueille les traces de pinceaux des premières couches pour éviter non seulement les empâtements mais également l’inégalité énergétique qui doit se répartir également sur mon tableau.
Je préconise de le faire à la craie (de tableau) ou au crayon-pastel sec pour pouvoir le rectifier et l’effacer facilement avec un bout de chiffon sec ou mouillé. Une fois que je suis satisfait de mon tracé, je peux éventuellement le contourner au pinceau. Je dis bien éventuellement car c’est l’expérience qui m’amènera à savoir la nécessité pour moi de fixer ou non le trait. Astuce : Je peux m’amuser à contourner une partie ou l’ensemble du tracé avec le couteau. Comment ? C’est simple, j’applique au pinceau de façon plus ou moins régulière la couleur souhaité sur le bord du couteau (le tranchant) et je l’applique en gardant le couteau incliné. Je peux même contourner un cercle au couteau ! Encore une fois, le coup de main s’acquiert par la pratique.
Peinture spontanée
Si je décide de me lancer uniquement dans une expression libérée de tout contrôle comme indiqué ci-dessus, il est évident que mon intuition me guidera et que je pourras dans ce cas outrepasser les consignes techniques. Rappel : Souvent, la peinture spontanée permet de libérer un trop plein énergétique. J’ai donc raison de m’écouter. Quand j’avance avec foi, sans me retourner, je trouve un chemin de lumière même dans les ténèbres. Dans la peinture spontané, certains outils s’avèrent utiles : L’éponge, le film froissé, le monotype et aussi les mains... Peinture structurée. Une fois le dessin tracé, je peux commencer à poser la première couche diluée moyennement. J’appelle cela : poser les valeurs. Elles doivent être posées sur tout le tableau de façon relativement légère (couleur diluée) et uniforme. C’est du remplissage qui prend quelques minutes. Du fait que c’est une couche légère, je ne dois pas m’étonner de voir apparaître du vert si j’applique du jaune sur un fond bleu.
Ajustement des couleurs
Une fois la première couche (sous-couche non comprise) posée et séchée, je peux envisager de mettre du gesso (apprêt blanc) sur les couleurs que je souhaite voir apparaître plus vivement. Une fois sec, le gesso accueillera plus facilement la couleur choisie. Astuce Si je me sens pressé, je n’hésite pas d’utiliser un séchoir pour accélérer le temps de séchage.
La zone de transition
C’est la ligne frontalière entre deux couleurs qui se juxtaposent. Si par exemple cette zone est inexistante, cela donnera l’impression d’une ligne découpée au ciseau. C’est pourquoi je dois la gérer intelligemment pour ne pas laisser transparaître une maladresse technique. Cette zone peut être gérée de plusieurs façons.
Trois façons de gérer la zone de transition:
Le fondu
C’est un petit dégradé qui se fait (parfois spontanément) entre deux couleurs qui se chevauchent.
Le graphisme
C’est tout ce qui a trait aux contours des formes. Je peux, par exemple, gérer la zone de transition en y faisant un trait au pinceau (avec l’arrête d’un couteau ou autre) ou en y mettant d’autres petits éléments graphiques (signes ou symboles).
La couleur de transition
Couleur qui fait en quelque sorte office de trait d’union entre deux couleurs. Je l'appelle aussi couleur intermédiaire ou de chevauchement. Elle les met en lien.
Les dégradés
Les dégradés sont l’étirement d’une ou de plusieurs couleurs dans des nuances qui vont du clair au foncé.
La subtilité des couleurs
Je déconseille d’utiliser les couleurs primaires de façon franchement pure mais toujours nuancées. Ce sont les couleurs de base à partir desquels je crée mes propres couleurs personnalisées (nuanciers).
La transparence
Elle s’obtient par la superposition de couches très diluées (glacis).
L’aplat
Il consiste à appliquer la couleur de façon uniforme. L’aplat prend souvent toute sa force après plusieurs passages de couches. Ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air car il faut bien gérer les zones de transition.
Les effets
Ils sont multiples. Il s’agit d’appliquer la couleur de sorte à créer une impression visuelle singulière et attirante. Les effets sont nombreux et peuvent se faire avec presque tous les outils (Il existe dans le commerce une multitude d’instruments conçus spécifiquement pour faire des effets).
Effet de fragmentation
Je pose la couleur avec peu d’eau en frottant à plat le pinceau, le couteau ou tout autre objet pour faire des traces irrégulières. Effet monotype Je pose une bonne couche de peinture sur une feuille et l’applique sur mon support ou inversement. Avant de retirer la feuille qui sert en quelque sorte de tampon, je peux ou non avec la pointe d’un crayon dessiner des formes qui produiront des effets de grattage, comme en gravure. Je peux faire cela avec un film en plastique, une plaque de verre ou de bois…
Effet tampon
Il permet de donner un effet au tracé qui masque les maladresses. Il est assez proche du monotype, à la différence que je découpe sur un carton dur la forme précise d’un symbole sur lequel je mets une bonne couche de peinture (plusieurs couleurs) avant de l’appliquer sur l’endroit souhaité. Même si le dessin est maladroit, l’effet produit semble l’intégrer plus facilement dans le tableau. Comme pour tous les effets, il est utile de faire des essais sur une feuille libre.
Effet sgraffite
Cela consiste à dessiner avec la pointe d’un crayon ou autre des symboles sur une couche de peinture encore fraîche, laissant apparaître la couleur de fond.
Autres effets
A l’éponge, au papier ou film plastique froissé, au chiffon… Je mets de la peinture sur l’éponge, par exemple, et je l’applique sur mon tableau. Je fais au préalable des essais sur une autre feuille pour éviter un empâtement non souhaité. Evidemment, la liste des différents effets possibles est longue et leur maitrise s’acquiert par la pratique.
Astuce :
Je travaille avec au moins deux ou trois couleurs quand je veux faire des effets. Elles vont se fondre entre elles et apporter ainsi une subtilité chromatique à l’effet.

Technique du mandala collectif


collectif : 6 à 10 personnes
Etape 1
Support
Papier ou carton. Dimension : 1m X 1m. Temps de réalisation : ½ heure.
Ma façon de procéder :
Sur un mur ou un chevalet : Je fixe le support directement sur un mur ou sur une planche que je pose sur une table ou deux chevalets selon la largeur de la planche. Je conseille de préparer un fond en glacis pour pouvoir décider plus facilement le moment d’arrêt du et éviter l’impression d’inachevé. Quand je n’ai pas le temps de préparer le fond, j’invite les participants à s’arrêter dès que la couleur de fond du support (le blanc du papier, le marron du papier kraft ou le gris du carton) ne transparait plus.
Etape 2
Je trace à la craie ou au crayon pastel sec la structure de base du avec le centre (trois cercles extérieurs et un carré)
Etape 3
Dans un premier temps les personnes vont passer à tour de rôle. Une à deux minutes par personne. Puis deux par deux, trois par trois, etc… Je vais vite sentir comment gérer l’énergie du groupe. Ce n’est qu’une question de pratique. Si je laisse les participants y aller tous ensembles, ils seront serrés autour du comme des sardines (je le fais à la fin). Du reste, c’est intéressant comme expérience de groupe. Je respecte les personnes hésitantes en faisant rapidement passer leur tour.
Sur une table :Je pose le sur la table et répartis les palettes sur les quatre côtés. Puis je fais tourner les personnes autour de la table et non l’inverse, ce n’est pas une séance de spiritisme (lol). Je peux commencer par cinq minutes puis quatre, trois deux, une…Encore une fois, je m’adapte au rythme des participants.
Au sol : (Intéressant à partir de 8 personnes voire plus).
Les participants vont peindre à quatre pattes. Je ne suis pas tenu de préparer un fond, c’est du boulot… Pour le cercle, je le trace avec une ficelle comme décrit plus haut. Je pose les palettes de chaque côté du et invite les personnes à commencer par le centre. Le centre étant petit, deux ou quatre personnes suffisent amplement. J’attends que le centre soit plus ou moins fini avant de demander à ces personnes de laisser la place aux suivants pour poursuivre la réalisation du .

Supports et matériel

Les supports
Le peut être réalisé sur tout support: papier épais; toile ou carton toilé; cartons gris ou marron; bois divers (contreplaqué; laminé; verre; marbre; etc...). Les cartons et bois divers nécessitent au préalabled’être poncés et apprêtés avec du gesso (enduit blanc à base de colle). À défaut, une double couche de peinture blanche (ou d’une autre couleur) fera l’affaire.
Les supports
Avant d’appliquer la deuxième couche de gesso sur le bois brut, je le ponce avec du papier de verre (fin ou épais selon la rugosité du bois) pour retirer les particules de bois qui rebiquent après la première couche.
Pour la toile, support favori des artistes, je conseille au débutant de peindre sur une toile de coton déjà apprêtée. Les toiles de lin sont plus costaudes, certes, mais bien plus chères et destinées de toute façon à un usage professionnel. Je commence donc avec modestie…
Les formats
Le s’inscrit traditionnellement dans un support carré. La toile circulaire, je la sens comme une sorte de roue libre prête à me filer sous la main. Pour l’avoir testée, je ne m’y sens pas en sécurité. Je peux, bien entendu, peindre un sur un support triangulaire, hexagonal ou autre, pourquoi pas…
Les outils de base pour peindre un
La liste que je donne ici est générale (elle ne saurait être exhaustive) et ne tient pas compte du support (papier, toile, carton, etc.) dont le choix appartient à l’artiste.
- Un grand compas de tableau (comme celui utilisé par les instituteurs).
- Une règle d’un mètre au minimum pour pouvoir tracer les diagonales sur une toile de soixante cm de côté. Au-delà, si je ne cherche pas la précision, j’utilise une ficelle. Tant pour tracer les traits que les cercles.
Note: Pour tracer un grand cercle, il suffit de tendre la ficelle autour d’un axe central et de tracer le cercle…
- Pinceaux brosses pour acrylique (et l’huile) et pinceaux souples pour la gouache et l’aquarelle. Le choix des numéros se fait progressivement en fonction de la surface à peindre. Du reste, ils diffèrent d’une marque à l’autre. On trouve dans les magasins spécialisés des lots de pinceaux pas chers qui font très bien l’affaire pour débuter.
- Peinture acrylique et/ou gouache. En tube ou en gros flacons, selon l’usage. Couleurs de base: couleurs primaires (jaune, bleu cyan, magenta);
couleurs secondaires (orange, vert et violet) et noir et blanc.
- Gesso (c’est un apprêt blanc, comme je l’ai déjà dit plus haut) pour enduire les cartons ou mettre un pansement pour modifier ou intensifier une couleur.
- Divers : Chiffons, éponges, palettes (assiettes jetables), spatules, papiers, pochoirs, crayons, gomme, cutter, tampons, vaporisateur, pots et objets divers sont autant d’outils que je peux trouver aussi bien dans les magasins de fourniture de beaux-arts que les magasins de loisirs créatifs selon mes besoins qui vont progressivement se clarifier. L’énumération est donc non limitative.
Je n’oublie pas que je possède également cinq doigts dans chaque main. Autant d’outils non négligeables! Et pour cause, ce sont les outils de base de l’expression manuelle. J’utilise souvent mes doigts quand je peins. C’est presque instinctif. Il m’est arrivé de jeter la peinture sur ma toile (sans châssis) posée sur le sol et d’y danser pieds nus. C’est un moment magique!
En technique mixte, il faut, entre autres outils, de la colle, des crayons de couleur et des pastels. Pour le collectif, j’utilise une large planche (120cm²) sur laquelle j’agrafe du papier kraft vendu en gros rouleau d’un mètre de large.

Conseils pratiques


J’ai le droit de déborder ! L’éducation familiale et culturelle tend à vouloir nous barricader derrière des lignes frontalières : Tu t’es encore sali, ne déborde pas, mange proprement ! Pas avec les doigts, petit cochon ! Avec un tel conditionnement,il n’est pas facile de me mettre au diapason de ma nature profonde.
Tenue du pinceau
Je conseille d’utiliser des pinceaux à manche long pour l’acrylique.

Il y a trois positions :
1. Par l’extrémité. Le fait de tenir le pinceau à l’extrémité permet de garder une distance avec le tableau (recul) et de provoquer éventuellement des petits débordements (et tant mieux !). Ce sont précisément ces débordements qui facilitent le chevauchement entre les couleurs et font mieux passer mes vibrations émotionnelles.
2. Par le milieu. Position intermédiaire qui est la plus courante.
3. Près de la virole. Cette tenue permet d’avoir une plus grande précision pour contourner les formes et entrer dans des détails pointus. A éviter si j’ai tendance à entrer dans les détails avec une précision que je ressens comme exagérée et/ou si je veux que ma peinture porte davantage le mouvement vibratoire de ma sensibilité.
Conseil 1 :Je place le matériel à ma gauche ou à ma droite selon que je suis gaucher ou droitier. Voire en face de moi. Cela dit pour une raison pratique.
Conseil 2 : Je n’hésite pas à utiliser un pinceau pour chaque couleur. Ne t’étonne pas si je te dis que je travaille avec au minimum dix voire davantage de pinceaux trempés dans des couleurs et des nuances différentes.
La palette Dans mes ateliers, j’utilise des assiettes en plastique (jetables) pur des raisons pratiques.
Divers Les pots. Les bocaux en verre ou en fer, assez profond, sont plus stables que les pots en plastique. Ils vont, bien entendu, contenir l’eau qui servira à la dilution de la peinture et le trempage des pinceaux.
Un vaporisateur. Il peut se révéler utile pour rafraîchir les couleurs avant qu’elles ne sèchent sur la palette. Je recouvre chaque assiette avec une autre assiette et du film cellophane.
Conseil : J’évite de laisser tremper dans l’eau les pinceaux plus d’une journée. Les poils risquent de plier et de garder longtemps cette forme…
Nettoyage. Je rince les pinceaux à l’eau tiède avec du savon de Marseille ou de la lessive en poudre et les laisse sécher à l’envers (les poils vers le haut). Si les poils rebiquent, j’utilise tout simplement mes doigts pour coiffer les poils, sinon, je les enserre (quand ils sont encore humides) dans un film cellophane pendant vingt quatre heures.